Paul le Perse

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Paul le Perse est une expression pouvant désigner plusieurs personnages originaires du royaume des Perses ayant vécu au VIe siècle, et qu'on distingue mal :

L'opinion dominante est que cela fait au moins trois personnages distincts : le métropolite nestorien de Nisibe († 573) ; le philosophe aristotélicien au service de Khosro Ier (flor. autour de 570 selon Bar-Hebraeus) ; et un théologien formé à l'école de Nisibe et résidant à Constantinople entre les années 520 et 540 (qui peut correspondre à l'interlocuteur de Photeinos le Manichéen en 527 et à l'inspirateur du traité de Junillus Africanus).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le texte commence par la formule « Au fortuné Khosro le meilleur des hommes, Paul, ton serviteur, salut ! ». Le manuscrit a été décrit par Ernest Renan en 1852, et le texte édité par Jan Pieter Nicolaas Land, Anecdota Syriaca, vol. IV, Leyde, E. J. Brill, 1875, p. 1-32 (avec une traduction latine). La ville de naissance de Paul est mentionnée dans le manuscrit, mais malheureusement le nom est déformé ; il s'agit peut-être de Rew-Ardashir (actuellement Bouchehr), métropole du Fars. Paul était alors « Perse » stricto sensu, c'est-à-dire originaire du Fars.
  2. Texte édité avec une traduction française et un commentaire par Henri Hugonnard-Roche, Studia Graeco-Arabica 3, 2013, p. 37-104.
  3. IIe partie, § 24 (« Histoire de Khosrau Anoširvan »), PO VII, Paris, 1911, p. 147 : « Il [sc. Khosro] était très versé dans la philosophie, qu'il avait apprise, dit-on, chez Mar Bar Sauma, évêque de Qardou, durant son séjour dans cette région, et chez Paul le philosophe perse, qui, n'ayant pu obtenir le siège de métropolite du Fars, renonça à la religion chrétienne ».
  4. Chronicon ecclesiasticum, IIe partie, éd. Abbeloos et Lamy, Louvain, 1872, vol. III, col. 97-98 : « À cette époque [sc. vers 570] fleurissait dans les différentes branches de la science ecclésiastique comme de la philosophie des païens Paul le Perse, dont nous conservons une remarquable introduction à la logique. Il voulait devenir métropolite du Fars. Comme le peuple de là-bas n'était pas d'accord, il fit affaire avec les Mages et passa à leur religion ».
  5. Sinaiticus gr. 513 (383), fol. 130v-136v ; Vatopedinus 236, fol. 129v-135r ; Vaticanus gr. 1838, fol. 249v-258v. Texte publié par le cardinal Angelo en 1847 à partir du manuscrit du Vatican, reproduit en PG, vol. 88, col. 529A-552C.
  6. Heinrich Kihn (éd.), Iunilii [sic] Africani Instituta regularia divinæ legis, Fribourg-en-Brisgau, Herder, 1880.
  7. « Ad hæc ego respondi vidisse me quemdam Paulum nomine, Persam genere, qui Syrorum schola in Nisibi urbe est edoctus ».
  8. « Sunt alia illius viri præclara monumenta : nam et beati Pauli ad Romanos epistolam audivi subtilius, ut arbitror, exponentem, quam [sic] ego ex ejus ore, ne memoria laberetur, excepi ».
  9. Synodicon orientale, éd. Jean-Baptiste Chabot, Paris, 1902, p. 366.
  10. Alphonse Mingana (éd.), Sources syriaques I, Leipzig, 1907, p. 156.
  11. IIe partie, § 36, éd. cit., p. 192.
  12. Ibid., p. 194.
  13. Éd. François Nau, PO IX, 5, Paris, 1913, p. 628-630 : « Ensuite il [sc. Abraham de Beth Rabban, directeur de l'école de Nisibe] envoya l'évêque Paul avec d'autres qui l'accompagnèrent. Ils allèrent devant César et défendirent la foi qu'ils professaient et les Pères qu'ils prêchaient, et ils en revinrent triomphalement ».
  14. IIe partie, § 32, éd. cit., p. 187 : « On rapporte que Justinien, après la conclusion de la paix avec Khosrau, demanda à celui-ci de lui envoyer quelques savants persans. Khosrau lui envoya Paul métropolite de Nisibe, Mari, évêque de Balad, Bar Sauma, évêque de Qardou, Isaïe, interprète à Séleucie-Ctésiphon, Ichoyahb d'Arzoun qui devint catholicos d'Orient, et Babaï, évêque de Sinjar. Justinien les honora tous. La controverse, qui fut écrite, dura trois jours ». Plusieurs érudits ont situé cette conférence après la première paix conclue entre les deux souverains en 532. Mais Antoine Guillaumont (« Un colloque entre orthodoxes et théologiens nestoriens sous Justinien », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 114, n° 2, 1970, p. 201-207) a montré qu'il était bien plus vraisemblable de la placer après la paix de 561. La conférence dure trois jours comme celle de 527 avec le manichéen.
  15. Joseph-Simonius Assemani, Bibliotheca Orientalis, vol. III, Rome, 1725, p. 88.
  16. La Lampe des ténèbres et l'illumination du service, § 7, éd. par Wilhelm Riedel, « Der Katalog der christlichen Schriften in arabischer Sprache von Abū 'l-Barakāt », Nachrichten der kgl. Gesellschaft der Wissenschaften zu Göttingen, philologisch-hist. Klasse 5, 1902, p. 635-706, spéc. p. 652 : « une lettre écrite par Paul de Bassora, métropolite de Nisibe, dans laquelle se trouve la discussion qu'il eut avec Justinien sur les fondements de la foi, quand il fut invité par lui, et qu'il adressa à Qisway, médecin royal ». Il devait s'agir du compte-rendu officiel au roi, puisque la délégation avait été en principe envoyée par Khosro.
  17. Éditions : Mario Amelotti et Livia Migliardi Zingale (éd.), Scritti teologici ed ecclesiastici di Giustiniano (Legum Iustiniani Imperatoris Vocabularium, Subsidia III), Milan, A. Giuffrè, 1977, p. 180-187 ; Sebastian Brock (éd.), « A Monothelite Florilegium in Syriac », in After Chalcedon : Studies in Theology and Church History, Louvain, 1985, p. 35-45.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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