Paul Viollet

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Paul Viollet
Description de l'image Paul Viollet.jpg.
Nom de naissance Marie Paul Viollet
Naissance
Tours
Décès
Paris
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession
archiviste
Autres activités
historien
Formation
Famille
Hélène Roger-Viollet, Jean Viollet, enfants

Paul Viollet est un historien et archiviste français né le à Tours[1] et mort le dans le 5e arrondissement de Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Fulgence Viollet et de Louise Viot. Sorti premier de l'École des chartes en 1862, spécialiste de l'histoire du droit, archiviste de l'Indre-et-Loire puis bibliothécaire de la faculté de droit à Paris, membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres) en 1887.

L'un des rares catholiques à écrire dans l'anticléricale Revue historique de Gabriel Monod, il s'engagea également contre les excès de la colonisation de la IIIe République en fondant le Comité de protection et de défense des indigènes (en 1892) et en contestant, en pleine conférence à l'Institut de France, l'apologie de la mission Foureau-Lamy qui avait astreint au portage des dizaines de Noirs (en 1899). Il se fit encore remarquer en 1892 lors du scandale de Panama en regroupant autour de lui les petits obligataires spoliés, obtenant des résultats en faveur de la justice.

Catholique et intellectuel engagé, ses contacts avec les paléographes qui étudièrent le bordereau lors de l'affaire Dreyfus lui firent prendre fait et cause pour Alfred Dreyfus, en rassemblant autour de lui les catholiques dreyfusards. Il fut sollicité pour participer à la fondation de la Ligue des droits de l'homme dont il rédigea les statuts, mais dont il démissionna en constatant l'anticléricalisme qui régnait au sein de ladite Ligue, pour fonder le Comité catholique pour la défense du droit, dont la première œuvre fut de publier la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.

Son œuvre consiste en de nombreux articles parus dans la Revue historique, ainsi qu'en plusieurs ouvrages dont le plus célèbre est ses Lettres de mademoiselle de Condé. Ses Institutions de la France furent une référence pendant de longues années. Quant à ses Institutions de saint Louis, elles furent couronnées deux fois par le prix Gobert.

Collaborateur de Julien-Philippe De Gaulle, grand-père du général et archiviste-paléographe, il passe, selon Vincent Duclert, pour avoir été le maître à penser de la famille de Gaulle et aurait ainsi influencé la pensée catholique et moderne du général.

Ses archives de chercheur ont été données par son fils, le chanoine Viollet, aux Archives nationales où elles sont conservées sous les cotes AB/XIX/3201 à AB/XIX/3255[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Indre-et-Loire, commune de Tours, acte de naissance no 747, année 1840 (page 190/248) (sans mention marginale de décès)
  2. Avis de décès dans son dossier de Légion d'honneur
  3. Notice dans la Salle des inventaires virtuelle

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Chatelain et Henri Stein, éloges funèbres, Bibliothèque de l'École des chartes, 1914, p. 442-448
  • Eugène Viollet, Paul Viollet, mon père, manuscrit, 1926.
  • Vincent Duclert, Colloque du général de Gaulle, Lille 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]