Paul Tarascon

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Paul Tarascon
Paul Tarascon 1917.jpg
Paul Tarascon en 1917.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Paul Albert Pierre TarasconVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Conflit
Distinction
Paul Tarascon (à gauche) avec François Coli en 1925.

Paul Albert Pierre Tarascon, né le au Thor (Vaucluse) et mort le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est un aviateur français, as de la Première Guerre mondiale avec 12 victoires homologuées[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Tarascon rejoint l'armée en 1901. Une fois son service militaire achevé, il s'engage dans le 4e régiment d'infanterie coloniale. En 1911, alors qu'il apprend à voler, il s'écrase et doit être amputé du pied droit, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de « l'as à la jambe de bois ».

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Malgré son handicap, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il s'engage comme volontaire dans l'aviation. Il devient instructeur en janvier 1915. Demandant à être envoyé au combat, il est assigné aux escadrilles 31, 3, puis 62 en 1916[2]. C'est au sein de l'escadrille 62 que Tarascon remporte ses 12 victoires[1]. Il pilote successivement plusieurs types de Nieuport qu'il baptise du surnom de "Zigomar" et termine la guerre aux commandes d'un SPAD S.VII.

Son frère, Charles Tarascon, qui était aussi aviateur, est décédé le 12 mars 1918 dans le camp d'aviation de Pau, tandis qu'il pilotait un appareil Nieuport en instruction de vol[3].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Paul est promu lieutenant. Comme nombre de ses camarades, il participe au développement de l'aviation et se lance à la poursuite de nombreux records. En 1923, il s'associe à François Coli pour tenter de remporter le prix Orteig récompensant les premiers aviateurs à traverser l'Atlantique entre Paris et New York. Ils sont les premiers à relever officiellement le défi en 1925. Mais un accident détruisit leur Potez 25 en 1926. Tarascon est gravement brûlé. Coli forme une nouvelle équipe avec Charles Nungesser et c'est avec ce dernier qu'il disparaît à bord de l'Oiseau blanc lors de leur tentative le . Tarascon va former un nouveau projet de traversée avec un appareil Bernard GR 18 baptisé "Oiseau Tango", mais va finalement abandonner le projet pour se retirer à Cannes en 1930 où il fondera l'aérodrome de Cannes-Mandelieu.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paul Tarascon est mobilisé en 1939 comme officier de liaison. Renvoyé dans ses foyers à l'armistice, il s'engage dans les premiers réseaux de la Résistance. Tarascon va héberger des agents britanniques dans sa villa, ravitailler le maquis et former des résistants à l’action clandestine. A la libération, avec le grade de commandant FFI il procède au réaménagement de son terrain miné par les Allemands, avec l’aide de prisonniers de guerre qui lui sont affectés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Méchin et Christophe Cony, "Paul Tarascon, un drôle de Zigomar", article paru dans la revue "AVIONS" n°191 et 192 de janvier et mars 2013.
  • (en) Norman Franks, Nieuport aces of World War 1, Oxford England, Osprey, coll. « Osprey aircraft of the aces » (no 33), (ISBN 978-1-855-32961-4 et 1-855-32961-1)
  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 1010-1011.

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]