Paul Soleillet

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Paul Soleillet en 1885

Jean, Joseph, Marie, Michel, Paul Soleillet est un explorateur français né à Nîmes le 29 avril 1842 et mort à Aden le 10 septembre 1886. Il a parcouru l'Afrique au XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Soleillet fait de brillantes études à Avignon, se plongeant dans les livres de Mungo Park et de René Caillié.

Comme son père, il entre d'abord dans l'administration des Contributions indirectes, travail d'employé qui ne correspond pas à son goût pour les lointains voyages.

Paul Soleillet à Obock en 1884

Après le décès d'un proche, il part pour l'Algérie et la Tunisie qu'il parcourt inlassablement, apprenant l'arabe, étudiant le Coran, se familiarisant avec les mœurs, les coutumes, la civilisation des peuples qu'il visite.

Il se trouve à Tunis lors de l'épidémie de choléra de 1867 mais refuse de retourner en France. Il fonde des ambulances et prodigue des soins.

Trois ans plus tard, alors qu'il apprend que la Guerre franco-allemande éclate, Soleillet interrompt ses voyages et débarque à Marseille afin de s'engager comme simple soldat. Il se bat à la bataille de Coulmiers et fait toute la campagne de la Loire.

Buste de Soleillet à Nîmes

La guerre finie, Soleillet repart pour l'Afrique après avoir réussi à se faire donner par le ministre une mission pour explorer les régions du Sahara, où jamais un Européen ne s'était encore véritablement aventuré. Vivant du strict minimum et adoptant les coutumes du pays, il gagne l'amitié de tous ceux qu'il rencontre, qui le reçoivent et le traitent comme un des leurs. Soleillet part avec une faible escorte de quatre hommes sur une route peu sûre, mais parvient finalement à ouvrir de nouvelles voies commerciales.

Par la suite, il soutient ardemment l'idée d'un chemin de fer transsaharien, visite le Sénégal (1878 à 1880), avant qu'une société commerciale ne l'envoie à Obock en 1881, où il est le promoteur de l'occupation française. En 1882, il visite Kaffa puis se rend à Aden où il meurt d'insolation en septembre 1886 alors qu'il préparait une expédition de livraison de fusils au Choa en association avec Arthur Rimbaud[1].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Velay (dir.), Michel Boissard et Catherine Bernié-Boissard, Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, , 255 p. (présentation en ligne), p. 232-233
  • Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, T.1, Afrique, CTHS, 1988, p. 302-305

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]