Paul Schoonbroodt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Paul Schoonbroodt
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion

Paul Schoonbroodt est un prêtre catholique traditionaliste sédévacantiste belge, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Steffeshausen (Burg-Reuland), né le à Eupen et mort le à Saint Vith.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Schoonbroodt naît le à Eupen. Il est ordonné prêtre à Liège le [1]. La messe de prémices a eu lieu le dimanche à l'église Saint-Nicolas d'Eupen[2][réf. à confirmer]. Professeur à l'ecole normale de Theux, il est nommé en 1967 sous-régent du séminaire européen de Maastricht et en 1970 il devient curé de Steffeshausen, village de 160 habitants[3].

Quand il lui a été demandé par le diocèse de Liège, de célébrer la nouvelle liturgie issue du Concile Vatican II, il a refusé[3] et a continué à célébrer la forme traditionnelle des sacrements[4].

En 1977 Schoonbroodt reçoit l'éveque traditionaliste Marcel Lefebvre dans sa parroisse, mais ne revendique aucune affiliation[5]

L'abbé Schoonbroodt est excommunié en 1988[3], par l'évêque de Liège, Albert Houssiau[6].

Selon l'évêché de Liège, l'abbé Schoonbroodt ne dispose d'aucun recours[7].

Sur la périphérie de Steffeshausen il a fondé avec des dons et de ses propres moyens l’église du Sacré-Cœur de Jésus, où il continuait de célébrer la liturgie selon le rite tridentin[8]. La consécration de cette église fut célébrée par l’évêque traditionaliste, Bernard Tissier de Mallerais, le dimanche en présence de près de 400 fidèles[9].

Église du Sacré-Cœur de Steffeshausen

Partisan du sédévacantisme, il a dirigé la rédaction du site très polémique Virgo-Maria.org du à sa mort et fait l'objet de deux plaintes auprès du procureur du roi de Belgique pour calomnie et diffamation par Bernard Fellay et l'abbé Franz Schmidberger.

Fin , après un accident de la circulation, il est admis à l'hôpital de Schweinfurt puis est transféré à l'hôpital de Saint-Vith[3].

Il meurt le samedi [10]. Il est enterré le 31 du même mois dans le cimetière de Steffeshausen ; la messe de requiem a été célébrée dans son église du Sacré-Cœur par son frère, l'abbé Jean Schoonbroodt, prêtre biritualiste, qui ne l'avait pas suivi dans sa rupture avec les autorités officielles de l'Église catholique. La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X était représentée aux funérailles, notamment par le Supérieur du district du Benelux[10].

Paul Schoonbroodt était le frère du musicien Hubert Schoonbroodt et lui-même durant les années 1970, professeur d'orgue à l'académie de musique de Seraing[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « In memoriam H.H. Pfr. Paul Schoonbroodt », sur www.einsicht-aktuell.de (consulté le )
  2. Grenz-Echo: 14 juillet 1958 p.3
  3. a b c et d (de) « Pfarrer Paul Schoonbroodt verstorben », sur BRF Nachrichten (consulté le )
  4. (en) Griff Ruby, The Resurrection of the Roman Catholic Church : A Guide to the Traditional Catholic Movement, iUniverse, , 388 p. (ISBN 978-0-595-25018-9, lire en ligne), p. 91
  5. « Le curé rebelle de Steffeshausen sanctionné », sur Portail catholique suisse (consulté le ).
  6. (de) « Pfarrer Paul Schoonbroodt sieht sich selbst bestätigt », sur Grenz-Echo, (consulté le ).
  7. Daniel Conraads, « Selon l'évêché de Liège, l'abbé rebelle Schoonbroodt ne dispose d'aucun recours », sur lesoir.be, (consulté le ).
  8. http://www.tagtele.com/videos/voir/73836 Reportage video sur l'excommunication de l'abbé SChoonbroodt
  9. Grenz Echo du 12 novembre 1991, p. 11
  10. a et b « L’abbé Paul Schoonbroodt est mort », sur lavenir.net, (consulté le ).
  11. Mention sur le site liegesorgues

Articles connexes[modifier | modifier le code]