Paul Saladin Leonhardt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Paul Saladin Leonhardt
Paul Saladin Leonhardt.jpg
Paul Saladin Leonhardt, photographie publiée en 1905.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Activités

Paul Saladin Leonhardt est un joueur d'échecs, un théoricien des échecs et un journaliste allemand né le 13 novembre 1877 à Poznań en Pologne et mort le 14 décembre 1934 à Königsberg[1].

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Né en Pologne en 1877, Leonhardt vécut la majorité de sa vie en Allemagne et disputa des tournois de 1903 à 1933. Il remporta les tournois de

Il finit deuxième des tournois de Brighton 1904, Göteborg 1909 (tournoi nordique, derrière Vidmar), Stockholm 1909 (derrière Spielmann), Manheim 1922 (tournoi thématique, derrière Tarrasch) et Duisbourg 1929 (congrès de la fédération allemande remporté par Carl Ahues). Il termina troisième aux tournois d'Ostende 1906 (tournoi thématique sur le gambit Rice, ex æquo avec Blackburne) et de Carlsbad 1907 (13,5 / 20, devant Nimzowitsch et Schlechter).

En match, il battit Mortimer à Londres en 1904 (6,5 à 1,5, +5 =3), Moishe Lowcki à Leipzig en 1910 (7,5 à 2,5) et 1913 (5,5 à 1,5) et Nimzowitsch à Hambourg en 1911 (4,5 à 0,5, +4 =1), contre Jenö Székely en 1914 à Munich. Il fit match nul contre Rudolf Loman (5 à 5) à Londres en 1904, contre Süchting à Hambourg en 1906 et en 1912, contre Hans Fahrni en 1914, Curt von Bardeleben en 1921 à Berlin. Il perdit des matchs contre Mieses à Londres en 1905 (1,5 à 5,5), contre Teichmann à Hambourg en 1905 (1 à 2), contre Spielmann à Munich en 1906 (6,5 à 8,5) et contre Marshall à Hambourg en 1911 (3 à 4)[2].

Leonhardt mourut d'une crise cardiaque alors qu'il disputait une partie d'échecs à Königsberg en décembre 1934[3].

Contributions à la théorie des ouvertures[modifier | modifier le code]

Le nom de Leonhardt a été donné à deux variantes d'échecs[4] :

  • le contre-gambit Leonhardt, variante du gambit Evans accepté : 1. e4 e5 ; 2. Cf3 Cc6 ; 3. Fc4 Fc5 ; 4. b4 Fxb4 ; 5. c3 Fa5 ; 6. d4 b5.
  • la variante Leonhart, variante de la Sicilienne classique, parfois appelée variante Sozine : 1. e4 c5 ; 2. Cf3 d6 ; 3. d4 cd4 ; 4. Cd4 Cc6 ; 5. Cc3 Cf6 ; 6. Fc4.

Il est l'auteur d'un livre sur la partie espagnole : Zur spanischen Partie, publié en 1913[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Harry Golombek (éditeur) The Penguin Encyclopaedia of Chess, Penguin, 1981, p. 261.
  2. Giffard et Biénabe 2009, p. 848-849
  3. a et b Hooper et Whyld 1992, p. 223
  4. Le Lionnais et Maget 1967, p. 224

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Paris, Presses universitaires de France, , 432 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1710 p. (ISBN 978-2-221-11013-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Gino Di Felice, Chess Results, 1901 – 1920, McFarland & Company, , 336 p. (ISBN 0-7864-2362-5)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Gino Di Felice, Chess Results, 1921 – 1930, McFarland & Company, , 344 p. (ISBN 978-0-7864-2642-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) David Hooper et Kenneth Whyld, The Oxford Companion to Chess, Oxford University Press, , 2e éd. (ISBN 0-19-866164-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ressources relatives au jeuVoir et modifier les données sur Wikidata :