Paul Saïn

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Paul Saïn
Paul Saïn.jpg
Paul Saïn
Naissance
Décès
(à 54 ans)
Avignon
Nom de naissance
Jean-Paul Marie Saïn
Nationalité
Activité
Formation
Maître

Paul Saïn[1], né le à Avignon, où il est mort le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Paul Saïn par Michel, photographe à Avignon.[réf. nécessaire]

Paul Saïn étudie à l'École des beaux-arts d'Avignon, où il remporte le prix du modèle vivant, puis en 1873 le prix de dessin du musée Calvet. Il obtient une bourse pour étudier à l'École des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme, à partir de 1877. Il partage un atelier avec Paul Avril, Esprit Michel Gibelin, Désiré Honoré Bérard et Dominique Jean-Baptiste Hugues. Il expose principalement des paysages des marines aux Salons de 1879, 1887, 1889, 1890 et 1892.

C'est avec ses amis Marius Breuil, Pierre Grivolas et son élève Louis Agricol Montagné (1879-1960) qu'ils vont sur l'autre rive du Rhône, face à Avignon, dans le petit village des Angles et s'arrêtent à l'auberge du Chêne vert. Ils plantent leurs chevalets au milieu des amandiers, des platanes centenaires.

Il voyage en Algérie en 1887. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1895.

En 1900, Paul Saïn peint les toiles Avignon et Villeneuve-lès-Avignon pour le restaurant Le Train bleu de la gare de Lyon à Paris.

Parmi ses élèves, il compte le peintre Lina Bill (1855-1936) qu'il rencontre en 1887, l'avignonnais Jean-Baptiste Brunel, Louis Agricol Montagné, Marius Gourdault[2] et le peintre orientaliste d'origine corse Olynthe Madrigali.

Il vient souvent à Saint-Céneri-le-Gérei, dans les méandres de la Sarthe dans ce village pittoresque qui attira de nombreux peintres. Il finira par y résider pendant vingt-cinq ans, ainsi qu'Henri Joseph Harpignies ou Marie Céleste Prudent Renard, dit Mary Renard. C'est à l'auberge des sœurs Moisy, l'auberge des Peintres, que quelques-uns réaliseront des portraits sur les murs à la lueur des bougies.

Paul Saïn a peint plus de 1600 portrait recensés[réf. nécessaire] et est considéré à son époque comme un des plus grands peintres paysagistes avec Harpignies[réf. nécessaire].

Il repose au cimetière de Saint-Véran à Avignon ou sa tombe est ornée de son portrait en médaillon en bronze par Félix Charpentier (1894).

La ville d'Avignon a donné son nom à une rue de la cité. La ville de Saint-Céneri-le-Gérei a commandé au sculpteur Christian Malézieux un buste en bronze de Paul Saïn, qui orne désormais la rue principale du village.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

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Expositions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le Train Bleu, Presse Lois Unis Service, Paris, 1990, 114p. (ISBN 2908557010)
  • Raphaël Merindol, La saga des Saïn, peintre, sculpteur et laqueur provençaux, éditions Aubanel, 1989
  • Dictionnaire Bénézit, éditions Gründ, Paris
  • Gérard Schurr, Les petits maîtres de la peinture 1820-1920, valeur de demain, éditions de l'Amateur, Paris, 1989
  • Alauzen, La peinture en Provence, éditions Jeanne Laffitte, Marseille, 1984, 409p.
  • Alauzen, Dictionnaire de peintres et sculpteurs de Provence, Alpes Côte d'Azur, Marseille, éditions Jeanne Laffitte 1986, 522p.
  • Alauzen, Dictionnaire des peintres provençaux, éditions Jeanne Laffitte, 2006 (ISBN 2862764418)

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Marie Saïn.
  2. https://archive.org/stream/explicationdesou1880soci#page/164/mode/2up
  3. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d'Azur, , 360 p. (ISBN 2-7118-3194-9), p. 47
  4. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d'Azur, , 360 p. (ISBN 2-7118-3194-9), p. 91
  5. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d'Azur, , 360 p. (ISBN 2-7118-3194-9), p. 99
  6. Ce dernier tableau, présenté au Salon de 1882, était accompagné des vers suivants :

    « La tiède nuit d'été s'enfuit devant le jour
    La terre en s'éveillant chante un hymne d'amour
    Et les moites vapeurs voltigeant comme un rêve
    Tamisent les rayons du soleil qui s'éveille
    Le Rhône, cet enfant surgissant du glacier
    Ondule dans son lit comme un serpent d'acier
    Tandis qu'à l'horizon et sur un ciel d'opale
    Se profilent les tours de la cité papale. »

    .
  7. « Paysage », notice no 00000077509, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 410
  9. « Le pont d'Avignon », notice no 000PE018280, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Coucher de soleil », notice no M0491000540, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. Catalogue de l'Exposition Pierre Prins au musée Fournaise sur l'Île des Impressionnistes à Chatou.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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