Paul Ryan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paul Ryan (homonymie).
Paul Ryan
Portrait officiel du représentant Paul Ryan.
Portrait officiel du représentant Paul Ryan.
Fonctions
62e président de la Chambre des représentants des États-Unis
En fonction depuis le
(10 mois et 30 jours)
Législature 114e
Prédécesseur John Boehner
11e président de la Commission du Budget de la Chambre des représentants

(4 ans)
Législature 112e et 113e
Prédécesseur John Spratt (en)
Successeur Tom Price
Représentant des États-Unis
pour le 1er district du Wisconsin
En fonction depuis le
(17 ans 8 mois et 25 jours)
Prédécesseur Mark Neumann
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Janesville (Wisconsin)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Janna Little
Diplômé de Université Miami
Religion Catholicisme

Signature de Paul Ryan

Paul Ryan
Présidents de la Chambre des représentants des États-Unis

Paul Davis Ryan, né le à Janesville dans le Wisconsin, est un homme politique américain, membre du Parti républicain et président de la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2015.

Élu pour le premier district du Wisconsin à la Chambre des représentants depuis 1999, il est désigné président de la Commission du budget de la chambre basse en 2011. Désigné candidat du Parti républicain à la vice-présidence des États-Unis pour l'élection présidentielle américaine de 2012, il est le colistier de Mitt Romney, lesquels sont battus par le président et vice-président sortant Barack Obama et Joe Biden.

Le , il est élu président de la Chambre des représentants après la démission de John Boehner, vivement contesté par l'aile droite du Parti républicain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Paul Davis Ryan naît le à Janesville, dans le Wisconsin ; il est le plus jeune des quatre enfants de l'avocat Paul Murray Ryan et d'Elizabeth A. « Betty » Hutter. Il a des origines irlandaises, allemandes et britanniques.

Après de bonnes études secondaires au sein d'un établissement religieux, Paul Ryan entame des études en économie et en sciences politiques à l'université Miami, dans l'Ohio. Au cours de cette période, il s'intéresse particulièrement à l'étude du libéralisme et commence à lire les œuvres de Friedrich Hayek, Ludwig von Mises et Milton Friedman, avant de découvrir la pensée d'Ayn Rand, dont il dit qu'elle l'a profondément influencé depuis. En outre, il intègre les rangs des College Republicans, une association d'étudiants conservateurs favorables aux idées et aux valeurs défendues par le Parti républicain.

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Après ses études, il travaille ensuite comme assistant sur les questions économiques du sénateur républicain du Wisconsin Robert Kasten. Ce dernier est battu en 1992 par Russ Feingold et Ryan rejoint l'équipe de « Empower America[1] », un groupe de pression conservateur formé par Jack Kemp, William Bennett, Jeane Kirkpatrick et Vin Weber. Ryan rédige des discours et effectue des analyses économiques. En 1996, Ryan suit Kemp lorsque celui-ci est choisi par Bob Dole pour être son colistier lors de l'élection présidentielle de 1996. Après la défaite du ticket Dole-Kemp face à Bill Clinton, Ryan rejoint l'équipe du sénateur du Kansas Sam Brownback.

Cadre du Parti républicain[modifier | modifier le code]

À la Chambre, Ryan se fait connaître pour ses positions budgétaires. Il propose plusieurs lois visant à réduire les impôts, les dépenses et le déficit fédéral et à privatiser la sécurité sociale. Après la victoire des républicains aux élections de mi-mandat en novembre 2010, Ryan devient, en janvier 2011, le président de la commission budgétaire de la Chambre (House Committee on the Budget). Ryan devient peu à peu le spécialiste républicain sur les questions budgétaires et ses idées sur la question forment le cœur du programme budgétaire du parti[2],[3].

En 2011, Ryan est choisi par le Parti républicain pour répondre au discours sur l'état de l'Union du président Barack Obama[4].

Candidat à la vice-présidence des États-Unis[modifier | modifier le code]

Le 11 août 2012, Mitt Romney, candidat à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2012, choisit Ryan sur son « ticket » comme candidat à la vice-présidence[5],[6]. Le ticket Romney-Ryan est battu lors de l'élection présidentielle. Ryan, aussi candidat à la réélection dans son district du Wisconsin le même jour, l'emporte avec 54,9 % des voix face au démocrate Rob Zerban[7].

Président de la Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Le , John Boehner, le président de la Chambre des représentants (speaker), annonce sa démission. Il déclare que Kevin McCarthy, le chef de la majorité républicaine à la Chambre, ferait un excellent speaker[8]. Le 28, McCarthy annonce sa candidature pour remplacer Boehner[9]. Il la retire le 8 octobre, devant la difficulté de convaincre les représentants républicains les plus à droite et proches du Tea Party de soutenir sa candidature. La candidature de Ryan est alors évoquée mais Ryan est critiqué dans les cercles les plus conservateurs et Ryan lui-même n'est que peu intéressé par le poste et les tendances en conflit du parti. Il demande comme condition à sa candidature le soutien officiel des trois tendances du parti et l'obtient. Ryan présente donc sa candidature[10],[11]. Il est élu au poste de speaker le 29 octobre avec 236, contre 184 à la démocrate Nancy Pelosi et 9 au républicain Daniel Webster[12].

Pendant les primaires présidentielles de 2016, Donald Trump fait la course en tête. Ryan se démarque de certains propos tenus par Trump pendant la campagne sur les musulmans, les femmes, les immigrés mais aussi sur ses positions politiques et sur le refus de Trump de prendre ses distances avec l'ancien Grand Wizard du Ku Klux Klan David Duke. Il déclare alors ne pas être prêt à soutenir Trump[13]. Quelque jours plus tard, Trump et Ryan se rencontrent et annoncent qu'ils ont plus de points communs que de désaccords. Toutefois, Ryan n'apporte pas encore son soutien à Trump[14]. Il le fait le 2 juin[15] mais le 7 juin, il critique un commentaire de Trump qu'il juge raciste à l'égard d'un juge d'origine mexicaine[16].

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Paul Ryan est considéré comme un représentant de l'aile droite du Parti républicain. Il est notamment partisan du libéralisme économique, d'une diminution de la dépense et des recettes publiques et de la privatisation de la couverture santé et des retraites. Il est également catholique militant et est opposé à l'avortement[17].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Paul Ryan est marié à Janna Little. Le couple a trois enfants : Liza, Charlie et Sam. Paul Ryan est un supporter des Packers de Green Bay.

Note et références[modifier | modifier le code]

  1. Organisation qui devient en 2004, FreedomWorks.
  2. (en) « Romney Adds Ryan to G.O.P. Ticket », The New York Times,‎
  3. (en) Ryan Lizza, « How Paul Ryan captured the G.O.P », The New Yorker,‎
  4. (en) « Paul Ryan to deliver State of the Union response », The Washington Post,‎
  5. (en) « Romney Picks Wisconsin's Ryan To Be His Running Mate On GOP Ticket », NPR,‎
  6. Mitt Romney choisit Ryan comme colistier, Le Figaro, 11 août 2012.
  7. (en) « Paul Ryan will return to House, plans to continue as Budget Committee chairman », The Boston Globe,‎
  8. (en) Elahe Izadi, « Boehner: McCarthy would make excellent speaker », The Washington Post,‎
  9. (en) Paul Kane, « Kevin McCarthy formally announces bid for House speaker », The Washington Post,‎
  10. (en) Robert Costa et Mike DeBonis, « Paul Ryan will run for House speaker, under certain conditions », The Washington Post,‎
  11. (en) Erica Werner, « Paul Ryan prepares to ascend to speaker; pile of mess awaits », The Washington Post,‎
  12. « USA: Paul Ryan élu président de la Chambre des représentants », Le Figaro et AFP,‎
  13. (en) Jennifer Steinhauer et Alexander Burns, « Paul Ryan Says He Is ‘Not Ready’ to Endorse Donald Trump », The New York Times,‎
  14. (en) Manu Raju et Jeremy Diamond, « Trump, Ryan tout unity in wake of meeting », CNN,‎
  15. (en) Eric Bradner et Deirdre Walsh, « Paul Ryan endorses Donald Trump », CNN,‎
  16. (en) Deirdre Walsh et Manu Raju, « Paul Ryan rips Donald Trump remarks as 'textbook definition of a racist comment' », CNN,‎
  17. « La martingale à haut risque de Mitt Romney », lemonde.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :