Paul Renaudin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paul Renaudin (homonymie) et Renaudin.
Paul Renaudin
Paul Renaudin.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
journaliste, écrivain
Autres informations
Propriétaire de
Religion
Distinctions

Paul Renaudin[2] est un journaliste et écrivain catholique français, né à Paris le , décédé à Saint-Marceau (Ardennes) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Paul Renaudin est né le 11 mai 1873 à Paris. Il est le fils d'Émile Renaudin, inspecteur des finances et administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est, et de Louise-Marie Riché, fille de Jules François Riché. Il épouse Marie Thureau-Dangin, fille de Paul Thureau-Dangin. Une de leurs filles sera carmélite.

C'est l'oncle de Philippe Renaudin et de Jean Renaudin, ainsi que le grand-oncle de l'actrice Catherine Renaudin, épouse du comédien Claude Rich.

Carrière[modifier | modifier le code]

Élève au collège Stanislas, il y a notamment comme professeur le philosophe Maurice Blondel avec lequel il restera en relations. Il suit notamment les cours de l'abbé Félix Klein à l'Institut catholique de Paris et passe également à la faculté de droit de Paris.

Il fonde une revue littéraire et philosophique, Le Sillon, en janvier 1894 avec un camarade du collège Stanislas, Augustin Léger, qui témoigne des aspirations de la jeunesse à l'approche du siècle nouveau. Les deux premières années, la revue ne comptait que deux cents abonnés, loin du strict nécessaire pour couvrir les frais ; Paul Renaudin y pourvoira jusqu'à la création d'une société par actions à laquelle il souscrira ainsi que Marc Sangnier, également ancien condisciple du collège Stanislas. La revue donnera naissance au mouvement démocrate chrétien animé par Marc Sangnier.

Paul Renaudin contribue à de nombreux journaux et revues, dont la Revue des deux Mondes, au Correspondant, à La Revue hebdomadaire ou aux Cahiers ardennais. Il publiera de nombreux ouvrages.

Administrateur des éditions Bloud et Gay, il y dirige la collection « Ars et Fides ».

Il décède le 19 février 1964 à Saint-Marceau (Ardennes), où il possédait le château de Saint-Marceau.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Silhouettes d'Humbles, Paris, Lib Académique Perrin, 1899.
  • Mémoires d'un petit homme, comment je fus initié à la question sociale, 1905 (prix Montyon).
  • Les Champiers, Paris, Plon, 1907.
  • Un pardon, Plon, Paris, 1909.
  • Ce qui demeure, 1911 (prix Narcisse Michaut).
  • L'Amoureuse enfant, Plon, 1923.
  • La Paix du Soir, Bloud et Gay, Paris, 1923.
  • Saint Vincent de Paul, illustrations Jobé Duval, Publiroc, Marseille, 1927.
  • L'île des Saints, Bloud et Gay, Paris, 1927.
  • Théâtre Au Clair De Lune, Bloud et Gay, Paris, 1929.
  • Amour sacré, amour profane (études sur le XVIIIe siècle), Bloud et Gay, 1925.
  • Une grande mystique française au XVIIe siècle. Marie de l'Incarnation, ursuline de Tours et de Québec. Essai de psychologie religieuse, Paris, Bloud et Gay sans date [1935] (prix d'Académie).
  • Du doute à l'angoisse. L'inquiétude religieuse aux XIXe et XXe siècles, Édition Spes, 1953 (prix Marcelin Guérin).
  • Le Maréchal Fabert, le soldat, le réformateur, l'homme, Desclée de Brouwer et Cie, Paris, 1933 (prix Thérouanne).
  • Résurrection de la France 1589-1640, Librairie Bloud et Gay, 1941.
  • La Nouvelle Journée 7 Printemps mystiques, Librairie Bloud et Gay, 1941.
  • Le maître de Froidmont, Plon, 1942.
  • Jean-Jacques Olier, Collection Pages catholiques, Paris, Albin Michel, 1943.
  • Trois qui cherchaient dieu-Théodore Jouffroy. Maine de Biran. Sully Prudhomme, Spes, 1945 (prix Juteau-Duvigneaux).
  • Quatre mystiques anglais Richard Rolle, Juliane de Norwich, Dom Augustin Baker, Gertrude More, Les éditions du Cerf, Religion, 1945.
  • Mystiques et Saints de chez nous, Les éditions nouvelles, 1947.
  • Un maître de la mystique française, Benoît de Canfield, Éditions Spes, 1955.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notice de Paul Renaudin, sur le site de l'Académie française.
  2. Il ne doit pas être confondu avec Dom Paul Renaudin (1864-1947), fondateur de l'abbaye de Saint-Maurice de Clervaux au grand-duché de Luxembourg, lui-même auteur de nombreux livres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Caron, Le Sillon et la démocratie chrétienne, Plon, 1967.
  • Jean de Fabrègues, Le Sillon de Marc Sangnier, Perrin, 1964.