Paul Mirguet

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Paul Mirguet
Fonctions
Député 1958-1962
Gouvernement Ve République
Groupe politique UNR
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Failly (Moselle)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Metz (Moselle)
Nationalité française
Résidence Moselle

Paul Mirguet (1911-2001) est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 12 décembre 1911 à Failly, petit village près de Metz. Ses parents sont paysans. Impressionné par son potentiel, le maître d'école du village insiste auprès de la famille pour que Paul poursuive des études. Il prend donc le train tous les jours pour étudier à Metz. Avant la Seconde Guerre mondiale il travaille dans le commerce de viande.

Lors de la bataille de France il est mobilisé à bord d'un dragueur de mines. Après l'armistice il retourne en Moselle avant d'être expulsé avec les autres habitants du village de Failly en novembre 1940.

Il arrive dans la région du Blanc en 1941 pour des raisons professionnelles. Dynamique, entreprenant et courageux, il y organise un mouvement de Résistance en 1942 sous le pseudonyme « Surcouf » et intègre l'Armée secrète en 1943. Il entre dans la clandestinité à la fin de cette année[1]. Il dirige la section du département de l'Indre de l'Armée secrète après l'arrestation du capitaine René Antoine ("Carpi") le 28 avril 1944[2],[3]. Il rencontre Pierrette Marx, d'origine juive qu'il épouse. Elle aussi doit se cacher. Ils ont deux enfants, Jean-Charles et Marie-Christine.

Après la libération il est chargé de la logistique pour réapprovisionner la population. Ensuite, il quitte l'administration pour travailler à nouveau dans le commerce de la viande.

En 1947, il est élu conseiller municipal à la mairie de Metz sur la liste RPF.

Élu de l'Union pour la nouvelle République (UNR), il a été député de la Moselle pendant la Ire législature de la Cinquième République française du 20 novembre 1958 au 9 octobre 1962[4].

Il est connu pour être à l'origine de l'amendement Mirguet, un texte visant à prendre « toutes mesures propres à lutter contre l'homosexualité »[5], classée comme "fléau social", et voté dans le cadre d'une loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance contre l'alcoolisme et le proxénétisme.

En 1957, il est lauréat, avec le projet « Sully », d'un concours pour la rénovation des abattoirs de la Villette.

Il est mort le 22 mai 2001 à Metz.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://creban.ifrance.com/journal/perdriset.html
  2. http://wwwphp.ac-orleans-tours.fr/crdp/cddp36//article.php3?id_article=123
  3. ,Jean-Luc Anglès et Patrick Grosjean, "Paul Mirguet, alias Surcouf, chef de l'Armée Secrète pour le secteur du Blanc, chef de l'Armée Secrète de l'Indre", p. 116-121, La Seconde Guerre mondiale en Pays Blancois, Revue des Amis du Blanc et de sa région, 321 p., hors série n° 1, novembre 2009.
  4. http://www.assembleenationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=5303
  5. Projet de loi n°60-733, sous-amendement n°9 sur l'article 38.