Paul Milliet (peintre)

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Paul Milliet
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Nationalité
Activités

Paul Milliet, né le au Mans et mort le à Paris, est un peintre décorateur, archéologue et écrivain français. Il fut à l'origine du Recueil Milliet réunissant les textes grecs et latins sur l'histoire de l'art.

Fils du chansonnier et poète fouriériste, Félix Milliet[1] (1811-1888), il suit ce dernier dans son exil en Suisse après le Coup d'état de 1851 et s'installe à Genève. Il y devint l'élève du peintre Jean-Léonard Lugardon (1801-1884).

Revenu en 1863, il collabora avec Charles Gleyre, à Paris. Entre 1866 et 1869, il voyage une première fois en Italie, où il rencontre Joseph Blanc et Émile Bin (avec lequel il étudiera et collaborera), puis une seconde fois de 1872 à 1879.

Il décore le plafond du grand foyer du Grand Théâtre de Genève d'une allégorie représentant l'opéra. Il participe aussi à la décoration de nombreux bâtiments officiels français. Ainsi à Paris, on lui doit deux allégories sur les voussures Sud de la Salle des fêtes de l'Hôtel de ville de Paris, représentant la Normandie et le Comté de Nice. On trouve ses œuvres à Reims, Rouen, etc.

Lieutenant, sous la Commune, à la 1re compagnie du 1er bataillon du génie, et chargé du logement à la caserne Lowendal, il fut condamné par contumace, le 17 septembre 1872, par le 14e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, et à la dégradation civique. Il fut amnistié en 1879.

À la fin de sa vie, il compta l'histoire de sa famille dans les deux volumes de Une famille de républicains fouriéristes ; les documents personnels et archives historiques qui ont servi pour la rédaction de cet ouvrage furent d’abord proposés à Charles Péguy. Ils contenaient, entre autres, des lettres de son frère, engagé volontaire dans l’armée de Garibaldi pendant la guerre d’Italie, ainsi que des lettres de Victor Hugo et de Béranger. Charles Péguy en écrivit la préface, parue en juillet 1910 dans les Cahiers de la Quinzaine sous le titre Notre Jeunesse[2].

À son décès, il légua à la ville de Genève une somme d'argent devant servir à confectionner des copies en plâtre de statues célèbres, destinées à agrémenter un futur musée de la sculpture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Milliet sur charlesfourier.fr
  2. Charles Péguy, Œuvres en prose complètes, tome III, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1992, p. 5 et suivantes.

Liens externes[modifier | modifier le code]