Paul Margueritte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Margueritte.
Paul Margueritte
CFP Margueritte, Paul (2).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Père
Fratrie
Enfants
Lucie Paul-Margueritte (d)
Ève Paul-MargueritteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
À la mer, 1906, portrait par Henri-Achille Zo.

Paul Margueritte ( à Laghouat, Algérie - à Hossegor, aujourd'hui Soorts-Hossegor, Landes) est un écrivain français, frère de Victor Margueritte, également écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses deux filles, également romancières, écrivirent sous le nom de Lucie Paul-Margueritte (1886-1955) et d'Ève Paul-Margueritte (1885-1971).

Il figure parmi les dix membres de l'Académie Goncourt.

Il s'engage avec son frère dans la lutte pour l'égalité et le droit des femmes. Il publie notamment à ce sujet Adam, Ève et Brid'oison.

Adepte du naturalisme, il publie différents romans de ce genre : Tous Quatre, La Confession posthume, Pascal Géfosse ou encore Jours d'épreuves.

Les frères Margueritte étaient apparentés aux Mallarmé, par leur grand-père Victor Mallarmé (1803-1871), oncle de Stéphane Mallarmé[1].

Il vécut villa de Beauséjour (16e arrondissement de Paris)[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Pierrot assassin de sa femme (1882), pantomime[3]
  • Mon père (1884)
  • Tous quatre (1885)
  • La confession posthume (1886)
  • Jours d'épreuve (1886)
  • Pascal Gefosse (1887)
  • Colombine pardonnée (1888), pantomime
  • Le petit théâtre, théâtre de marionnettes (1888)
  • Amants (1890)
  • Maison ouverte (1890)
  • La force des choses, (1890)
  • Bonne fortune, (1891)
  • Éloge de Pierrot (1891)
  • Le Cuirassier blanc (1892), nouvelle
  • Sur le retour (1892)
  • Ma grande (1893)
  • La mouche (1893), nouvelles
  • Âme d'enfant (1894)
  • L'Avril (1894), nouvelle
  • Fors l'honneur (1894)
  • La tourmente (1894)
  • Simple histoire (1895)
  • Le jardin du passé (1895), souvenirs d'enfance
  • L'Essor (1896)
  • L'Eau qui dort (1896)
  • Le Pacte (1897), comédie
  • L'album secret (1900)
  • Elémir Bourges (1905)
  • À la mer (1906)
  • Les pas sur le sable (1906), souvenirs d'enfance
  • Les jours s'allongent (1908), souvenirs de jeunesse
  • L'officer français, ce qu'il réclame (1908)
  • La lanterne magique (1909)
  • La Faiblesse humaine (1910)
  • Les Fabrecé (1912), roman réaliste à tiroirs[4].
  • La Maison brûle (1913)
  • Les Sources vives (1913)
  • La Flamme (1914)
  • Nous, les mères (1914)
  • L'autre lumière (1915)
  • Contre les Barbares, 1914-1915 (1915)
  • L'Embusqué (1916) Roman patriotique et moralisateur, chronique d’un couple au cours de la Première Guerre mondiale. L’épouse d’un peintre qui multiplie les infidélités prend un amant qui se réfugie en Suisse au déclenchement du conflit pour échapper à ses obligations militaires. Elle répudie son amant qui refuse le sacrifice et retrouve son mari revenu du front grièvement blessé[5].
  • L'immense effort, 1915-1916 (1916)
  • Jouir (1918)
  • Pour toi, patrie! (1918)
  • Sous les pins tranquilles (1918)
  • Adam, Ève et Brid'oison (1919)
  • Le printemps tourmenté: Souvenirs littéraires 1881-1896 (1919)
  • Au voleur ! Au voleur ! (1920), moralité en 2 actes
  • Le sceptre d'or (1921)
  • Tante Million (1925)
  • La cité des fauves (1928)

Avec son frère Victor[modifier | modifier le code]

  • La Pariétaire (1896)
  • Le Carnaval de Nice (1897)
  • Poum, aventures d'un petit garçon (1897), recueil d'anecdotes de la vie d'un gamin secret et complexe, fils d'officier supérieur. Ce livre peut être rapproché d'un Poil de carotte mais chez les riches et pourrait préfigurer un Vipère au poing en plus lisse[6].
  • Une époque (4 volumes, 1898-1904)
    • Vol. 1 Le Désastre (1898) : présentation de la guerre de 1870 à travers les déboires d'un officier d'état-major, Pierre Du Breuil ; le général Bazaine y est décrit comme un lâche ; l'écriture laisse paraître un antisémitisme larvé dans l'ambiance de la société)
    • Vol. 2 Les tronçons du glaive"" (1900)
    • Vol. 3 Les braves gens', (1901)
    • Vol. 4 La Commune (1904)
  • Femmes nouvelles (1899)
  • Le Poste des neiges (1899)
  • Mariage et Divorce (1900)
  • Les Deux Vies (1902)
  • Le Jardin du Roi (1902)
  • L'Eau souterraine (1903)
  • Zette, histoire d'une petite fille (1903)
  • Histoire de la guerre de 1870-71 (1903)
  • Le Prisme (1905)
  • Quelques idées : le mariage libre, autour du mariage, pèlerins de Metz, l'oubli et l'histoire, les charges de Sedan, l'officier dans la nation armée, l'Alsace-Lorraine (1905)
  • Le Cœur et la Loi, Paris, Théâtre de l'Odéon, 9 octobre 1905, pièce en 3 actes
  • Sur le vif (1906)
  • Vanité (1907)
  • L'Autre, pièce en 3 actes, Paris, Comédie-Française, 9 décembre 1907
  • L'eau souterraine (1910)
  • Nos tréteaux. Charades de Victor Margueritte. Pantomimes de Paul Margueritte (1910)

Citation[modifier | modifier le code]

« On médit plus d’un ami que d’un ennemi : on le connaît mieux », qu'on lui attribue à tort, car elle est de sa fille Lucie, dans Paillettes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yannick Ripa, « La garçonne de Victor Margueritte », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 8 mars 2013.
  2. « Villa de Beauséjour », Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963, tome 1 (« A-K »), p. 168.
  3. Pierrot assassin de sa femme.
  4. André Beaunier, « Revue littéraire - Les Tribulations du réalisme », Revue des Deux Mondes, vol. 6e période, tome 12,‎ , p. 217-228 (lire en ligne, consulté le 21 décembre 2018).
  5. Charles Ridel, Les embusqués, Armand Colin, , 350 p. (ISBN 978 2 2003 4747 5), p. 51-52.
  6. Larousse, tome 4/6, page 681.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]