Paul Manafort

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Paul Manafort
Paul Manafort at 2016 RNC.jpg
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Paul John Manafort Jr.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Georgetown (baccalauréat universitaire ès sciences et baccalauréat universitaire ès lettres) (jusqu'en )
Georgetown University Law Center (en) (Juris Doctor (en)) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfant
Jess Manafort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Vorys, Sater, Seymour and Pease (en) (-), Black, Manafort, Stone and Kelly (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Condamné pour
Tax fraud (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul John Manafort, Jr., né le à New Britain (Connecticut), est un avocat, consultant politique et lobbyiste américain. « Doreur d'image » (spin doctor), il dirige la campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle américaine de 2016 et est impliqué dans l'affaire du Russiagate.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Manafort et le président Gerald Ford en 1976.
Paul Manafort avec Ronald Reagan et George H. W. Bush en 1982.

Il est un célèbre lobbyiste américain[1],[2]. Il défend les intérêts des présidents Gerald Ford, Ronald Reagan et George H.W. Bush lors de leurs conventions d’investitures aux élections présidentielles.

Au cours des années 1980, en tant que lobbyiste ou consultant, Manafort travaille notamment pour le compte de l'UNITA, le groupe rebelle angolais dirigé par Jonas Savimbi, pour le dictateur philippin Ferdinand Marcos ainsi que pour le controversé chef d'état zaïrois Mobutu Sese Seko[3].

Il est également conseiller de chefs d'États et de gouvernements comme Viktor Ianoukovytch[1] ou Édouard Balladur lors de sa campagne présidentielle de 1995[4].

Au cours de l'année 2016, il est embauché par Donald Trump, menacé par une stratégie d'appareil politique pour l'empêcher d'être candidat de son camp. Il devient son directeur de campagne et cela soulève des interrogations lorsque le procureur spécial Robert Mueller enquête dans le cadre de l'affaire du Russiagate[5],[6],[7],[8],[9].

En cours de campagne, il est remplacé par Steve Bannon[10].

Le 30 octobre 2017, le procureur spécial Robert Mueller annonce des poursuites judiciaires à l’encontre de Paul Manafort et de son associé Rick Gates. Douze chefs d’inculpation sont retenus, dont les plus importants sont l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le fait d’avoir agi en tant qu’agent non enregistré du gouvernement ukrainien. Les faits reprochés remontent à plusieurs années[11],[12],[13].

Il est condamné le 21 août 2018 pour fraude bancaire et fiscale, dans la continuité des procédures amorcées à son encontre par Mueller dans le cadre de l'enquête sur le Russiagate[14],[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ianoukovitch avait des aspects très sympathiques, avec de profonds complexes », sur Le Monde,
  2. (en) Robert Kolker (en), « Paul Manafort's Comeback in Trump's New Washington », sur Bloomberg LP, (consulté le 30 novembre 2016).
  3. Amaury Hauchard, « En Afrique, les liaisons dangereuses de Paul Manafort, directeur de campagne de Trump; Il a conseillé Mobutu au Zaïre, Siad Barre en Somalie, Obiang en Guinée ou Savimbi en Angola. », sur Lemonde.fr, (consulté le 23 février 2017).
  4. Pierre Bouvier, « Primaires américaines : qui est Paul Manafort, le « chasseur de délégués » de Trump ? », sur Le Monde, (consulté le 14 avril 2016).
  5. « A Washington, Donald Trump rencontre le patron des républicains », sur Lemonde.fr, (consulté le 8 mars 2017).
  6. (en) « Ukraine Lawmaker: Manafort Tried to Hide $750,000 Payment », sur The New York Times, (consulté le 21 mars 2017).
  7. (en) Jack Gillum, Chad Day et Jeff Horwitz, avec Nataliya Vasilyeva et Lynn Berry, « AP Exclusive: Manafort firm received Ukraine ledger payout », sur Associated Press, (consulté le 12 avril 2017).
  8. (en) Mike McIntire, « After Campaign Exit, Manafort Borrowed From Businesses With Trump Ties », sur The New York Times, (consulté le 13 avril 2017).
  9. (en) Rosalind S. Helderman, Tom Hamburger, et Rachel Weiner, « At height of Russia tensions, Trump campaign chairman Manafort met with business associate from Ukraine », sur The Washington Post, (consulté le 19 juin 2017).
  10. Jean-Luc Gonin, « Avec Steve Bannon, Trump a choisi la force », Le Figaro Magazine, semaine du 26 août 2016, page 22.
  11. https://www.cnbc.com/2017/10/30/heres-the-indictment-against-ex-trump-campaign-chair-paul-manafort.html
  12. https://www.nytimes.com/2017/10/30/us/politics/paul-manafort-indicted.html
  13. « L’ancien directeur de campagne de Trump poursuivi pour complot contre les Etats-Unis », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  14. « Cohen et Manafort, «les escrocs du Président» condamnés », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  15. « États-Unis : Paul Manafort condamné pour fraudes bancaire et fiscale », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ressource relative à la vie publique : C-SPANVoir et modifier les données sur Wikidata