Paul Langély

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Paul Langély
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
FalaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Mère
Parentèle
André Déroulède (oncle)
Pigault-Lebrun (arrière-arrière-grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinction

Paul-Émile-Marie Langély, né à Paris le et mort à Falaise (Calvados) le , est un officier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul est né le 25 juin 1866 au no 24 de la rue Royale-Saint-Honoré. Lors de la rédaction de son acte de naissance, il est déclaré fils d'une certaine Caroline-Émilie Langély et « de père non dénommé »[1]. En réalité, il est l'enfant naturel de l'actrice Madeleine Brohan (mariée à Mario Uchard, dont elle vit séparée) et du jeune poète Paul Déroulède, alors mineur[2]. « Langély » est le nom d'une propriété familiale de ce dernier, située sur la commune de Gurat en Charente[2]. Déroulède ne reconnaîtra jamais officiellement son fils[1] et, en société, le fera passer pour son filleul[2].

Formé à Saint-Cyr, Paul Langély sert dans l'infanterie. Lieutenant au 51e régiment en 1891[3], il passe en 1895 au 93e[4], où il est promu capitaine en 1897[5].

En 1896, Déroulède publie L'Anniversaire du drapeau, un poème nationaliste dédié « au lieutenant P.L., du 93e d'infanterie »[6].

Affecté au 71e régiment en 1898[7], le capitaine Langély passe la même année au 24e[8]. Il quitte le service actif en 1900[2], devenant capitaine de réserve[9].

Entre 1900 et 1914, il mène une vie de rentier grâce à la rente de 600 francs que lui verse son père biologique[2].

Paul Langély épouse Jeanne-Marie Mangematin (1876-1961) à Paris en 1901[10].

Il reprend du service pendant la Première Guerre mondiale avec le grade de capitaine d'infanterie territoriale, affecté à l'état major de la 170e brigade. En 1915, après un congé de convalescence, il est détaché auprès du ministère des Affaires étrangères, au bureau de la presse[11]. Il y obtient la croix de chevalier de la Légion d'honneur quelques semaines avant l'armistice.

Il meurt le 18 novembre 1938 en son domicile du no 10 de l'avenue d'Hastings, à Falaise[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives de Paris, état civil, registre des naissances du 8e arrondissement pour l'année 1866, acte no 824 du 26 juin.
  2. a b c d et e Joly, p. 20.
  3. Annuaire de l'Armée française pour l'année 1895, Paris, Berger-Levrault, 1895, p. 364.
  4. Journal officiel de la République française, 18 juillet 1895, p. 4085.
  5. Journal officiel de la République française, 10 janvier 1898, p. 164.
  6. Joly, p. 43.
  7. Journal officiel de la République française, 23 septembre 1898, p. 5978.
  8. Journal officiel de la République française, 5 octobre 1898, p. 6204.
  9. Journal officiel de la République française, 14 juillet 1900, p. 4587.
  10. Archives de Paris, état civil, registre des mariages du 16e arrondissement pour l'année 1901, acte no 728 du 29 juillet.
  11. Journal officiel de la République française, 13 mars 1915, p. 1325.
  12. L'Ouest-Éclair, 23 novembre 1938, p. 7.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Joly, Déroulède. L'inventeur du nationalisme français, Paris, Perrin, 1998, p. 20 et 43.

Liens externes[modifier | modifier le code]