Paul Labérenne

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Paul Labérenne
Naissance
Orléans (France)
Décès (à 82 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines Mathématiques, Sciences, Philosophie des sciences
Institutions Université ouvrière de Paris, Université Nouvelle
Diplôme Agrégation de mathématiques

Paul Labérenne est un mathématicien français né le 5 septembre 1902 à Orléans de parents enseignants et mort le 9 août 1985 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Labérenne était professeur agrégé de mathématiques[1], il a été professeur de sciences et de philosophie des sciences à l'Université ouvrière de Paris de 1932 à 1939, puis à l'Université Nouvelle après 1945. Il était militant syndicaliste et communiste. Il a écrit des ouvrages sur le marxisme[2] ainsi que des essais scientifiques et épistémologiques[3], notamment L'origine des mondes[4]. Il faisait partie du comité directeur de la revue la Pensée dans les années cinquante, revue à laquelle il collabora dès le premier numéro en 1938. Il a aussi édité un recueil des œuvres de Paul Langevin après la mort de ce dernier, intitulé La Pensée et l'Action.

Entré en 1922 à l'école Normale Supérieure, il forme un trinôme avec André Weil et Yves Rocard. Il en sort agrégé de mathématiques et après son service militaire, est nommé professeur au lycée de Rome. Rome où il travaillera avec les mathématiciens Vito Volterra, Tullio Levi-Civita et Federigo Enriques. À l'E.N.S. il rencontre Georges Cogniot (promotion 1921), futur secrétaire de Maurice Thorez.

Dans les années 1930, il travaille avec de nombreux intellectuels marxistes et communistes, le docteur Georges Galpérine, Jean Baby, Louis Aragon et Georges Friedman. Ce dernier lui présentera celle qui deviendra son épouse, Sophie Eckstein, qu'il épousera en 1935.

Avec Aragon, il publiera des articles dans la revue "La lutte antireligieuse et prolétarienne".

Mobilisé à la fin août 1939, Paul Labérenne fit toute la guerre sur la ligne Maginot comme lieutenant observateur. Fait prisonnier le 2 juillet 1940, il passa cinq années en captivité.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]