Paul Iribe

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Paul Iribe
Poiretdresses1.jpg

Illustration des Robes de Paul Poiret, ouvrage présentant la collection de Paul Poiret (1908).

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Paul Iribe, né Paul Iribarnegaray le à Angoulême et mort le à Roquebrune, est un illustrateur de mode, affichiste, journaliste et décorateur français. Il est considéré comme un des précurseurs du mouvement de l'Art déco.

Parcours[modifier | modifier le code]

Après des études à l'École des beaux-Arts de Paris, Paul Iribe collabore en tant que caricaturiste à de nombreuses revues dont Le Rire, Le Sourire et L'Assiette au beurre (sous le nom d'Aroun-al-Rachid). En 1906, il crée Le Témoin, un journal de tendance nationaliste, d'une présentation novatrice, grâce à l'argent de son épouse, divorcée de l'éditeur allemand Albert Langen. Le journal s'arrête en 1910.

En 1908, à la demande de Paul Poiret, il dessine les Robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe. Cet album, d'un style très nouveau, devient le modèle des catalogues de mode et inspire l'homme de presse Lucien Vogel. En 1914 il publie Le Mot[1] avec Jean Cocteau. Cette belle revue patriotique a vingt numéros.

À la même époque, il part pour six ans à Hollywood comme directeur artistique de Cecil B. DeMille et collabore à seize films dont la première version muette des Dix Commandements. Il réalise lui-même plusieurs films, notamment une adaptation de l'œuvre de Gœthe, Le roi des Aulnes.

Dès 1913, Paul Iribe travaille en tant que créateur de meubles pour Paul Poiret, Jeanne Lanvin, Coco Chanel (dont il devient l'amant et qu'il devait épouser[2]) ou Jacques Doucet. Ce dernier lui confie l'installation de son nouvel appartement. Ses meubles précieux s'inspirent du mobilier XVIIIe siècle.

Il s'intéresse aux domaines les plus variés de l'art décoratif : bijoux, tissus, éventails, livres d'enfants, cartes postales… Il crée un motif qui restera un des symboles de la période Art déco, une rose stylisée, la « rose de Paul Iribe ». Il réalise de nombreuses publicités pour l'agence Wallace & Draeger[3], dont certains catalogues de grande qualité, notamment pour Nicolas (société) et le paquebot Normandie.

En 1933, il reprend pour soixante-neuf numéros le titre Le Témoin. Le ton de cette revue antiparlementariste et antisémite est particulièrement violent au moment de l'affaire Stavisky.

En 1934, il publie Parlons français, livre illustré de 37 dessins.

Il décède en 1935 à Roquebrune dans la villa de Gabrielle Chanel, La Pausa.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Numéros de Le Mot consultables dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.
  2. Edmonde Charles-Roux, L'Irrégulière ou mon itinéraire Chanel, Grasset, 1974, p. 588
  3. La Lumière p. 176 et suivantes