Paul Gosar

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Paul Gosar
Illustration.
Fonctions
Représentant des États-Unis
En fonction depuis le
(9 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 2 novembre 2010
Réélection 6 novembre 2012
4 novembre 2014
8 novembre 2016
6 novembre 2018
3 novembre 2020
Circonscription 1er district de l'Arizona
(2011-2013)
4e district de l'Arizona
(depuis 2013)
Législature 112e, 113e, 114e, 115e et 116e
Prédécesseur Ann Kirkpatrick
Biographie
Nom de naissance Paul Anthony Gosar
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Rock Springs, Wyoming (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Université Creighton
Profession Dentiste
Religion Catholicisme[1]
Site web www.house.gov/gosar

Paul Anthony Gosar, né le à Rock Springs (Wyoming), est un homme politique américain, représentant républicain de l'Arizona à la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Gosar est originaire du Wyoming. Après des études à l'université Creighton, il devient dentiste[2].

Il se présente en 2010 à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 1er district de l'Arizona face à la représentante démocrate Ann Kirkpatrick. Il critique la représentante pour son soutien à Barack Obama tandis qu'elle le qualifie d'extrémiste de droite, soutenu par Sarah Palin[3]. Porté par une « vague du Tea Party »[3],[4], il remporte l'élection avec 49,7 % des voix contre 43,7 % pour Kirkpatrick et 6,6 % pour la libertarienne Nicole Patti[5].

Après un redécoupage des circonscriptions, Gosar choisit de se représenter dans le 4e district[6]. Le district, solidement républicain, s'étend des banlieues ouest de Phoenix au fleuve Colorado[7]. Il comprend une partie de l'ancien 1er district, qui est devenu plus favorable aux démocrates[6]. Vivant dans l'ancien district près de Flagstaff, il loue une chambre à Prescott face aux accusations de parachutage[4]. Après l'abandon du shérif Paul Babeu (en), touché par un scandale, Gosar bat le sénateur d'État Ron Gould de 20 points lors de la primaire républicaine[8]. Il remporte l'élection générale avec 66,8 % des suffrages[5].

Lors de ces élections, Kirkpatrick récupère son siège dans le 1er district. Gosar et Kirkpatrick décident alors de s'allier au Congrès pour les questions relatives à l'Arizona, comme pour soutenir l'ouverture d'une mine de cuivre près de Superior[3],[9]. Gosar est réélu pour un troisième mandat en 2014 avec 70 % des voix[5].

Il est candidat à un nouveau mandat en 2016. Lors de la primaire républicaine, il affronte le pasteur et conseiller municipal de Buckeye Ray Strauss. Plusieurs groupes proches de l'establishment républicain soutiennent Strauss contre Gosar, membre du Freedom Caucus ayant voté contre le speaker John Boehner[7],[10]. Gosar remporte facilement la primaire[11] avec environ 70 % des suffrages[12]. En novembre, il est réélu avec 71 % des suffrages[13].

En 2017, son nom est évoqué pour affronter le sénateur Jeff Flake lors des primaires. Gosar critique en effet Flake pour « son manque de soutien aux réformes conservatrices pour lesquelles le peuple américain a voté en élisant le président Trump ». Il est finalement candidat à sa réélection lors des élections de 2018[14]. En , six de ses frères et sœurs apparaissent dans un spot publicitaire pour demander aux électeurs de voter pour le démocrate David Brill et donc contre leur propre frère[13],[15]. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux[16] et de la presse internationale[13],[16],[17]. Gosar reçoit le soutien de leur mère[13],[16] et répond à ses frères et sœurs sur Twitter : « Comme tous les gauchistes, ils font passer leur idéologie politique avant la famille. Staline serait fier. »[17]. Il est facilement réélu face à Brill[18], rassemblant environ 68 % des suffrages[19].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Selon The Arizona Republic, Paul Gosar est l'un des membres les plus conservateurs de la Chambre des représentants[18]. Il est connu pour ses positions controversées et ses propos conspirationnistes. Il estime par exemple que la manifestation « Unite the Right » à Charlottesville a été organisée par un sympathisant de Barack Obama et que George Soros était un collaborateur nazi dans sa jeunesse[18].

En , il boycotte le discours du Pape François devant le Congrès. Bien que catholique, il reproche au pape d'« agir et parler comme un politicien gauchiste », préférant parler de réchauffement climatique que d'avortement ou de liberté religieuse[20].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Résultats dans le 1er puis le 4e district de l'Arizona[21]
Année Paul Gosar Dem Lib Ind
2010 49,7 % 43,7 % 6,6 %
2012 66,8 % 28,4 % 3,8 % 1,0 %
2014 70,0 % 25,8 % 4,2 %
2016 70,2 % 29,8 % 11,0 %
2018 68,2 % 30,5 %
2020 69 % 31 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Religious affiliation of members of 116th Congress », sur pewforum.org, (consulté le 10 janvier 2019).
  2. (en) « GOSAR, Paul, (1958 - ) », sur bioguide.congress.gov (consulté le 22 septembre 2019).
  3. a b et c (en) Alex Isenstadt, « Congress's odd couple », sur politico.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  4. a et b (en) Rebekah L. Sanders, « Candidates defend running in districts where they don't live », sur azcentral.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  5. a b et c (en) « Rep. Paul Gosar (R-Ariz.) », 2014 Member Profile Page, sur media.cq.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  6. a et b (en) Abby Livingston, « Paul Gosar to Switch Districts to Seek Re-Election », sur rollcall.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  7. a et b (en) Associated Press, « The Latest: Rep. Paul Gosar fends off GOP primary challenge », sur businessinsider.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  8. (en) Matthew Hendley, « Paul Gosar Beats Lawmaker-With-a-Shotgun Ron Gould », sur phoenixnewtimes.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  9. (en) Rebekah L. Sanders, « Unusual Gosar, Kirkpatrick partnership continues », sur azcentral.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  10. (en) Matt Fuller, « Hard-Liner Paul Gosar Survives Primary Attack From GOP Establishment », sur huffingtonpost.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  11. (en) « The Latest: Rep. Paul Gosar fends off GOP primary challenge », sur accesswdun.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  12. (en) « Arizona primary election results », sur kyma.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  13. a b c et d (en) « Paul Gosar: Siblings savage congressman in attack advert », sur bbc.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  14. (en) Dan Nowicki, « Why is Rep. Paul Gosar running for re-election instead of Senate? », sur azcentral.com, (consulté le 21 septembre 2019).
  15. (en) « Congressman's siblings star in opponent's ad », sur edition.cnn.com, (consulté le 21 septembre 2019).
  16. a b et c Kahina Sekkai, « Les frères et soeurs d'un candidat le critiquent... dans une vidéo pour son adversaire », sur parismatch.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  17. a et b Stéphanie Le Bars, « Les familles américaines à l’épreuve des « midterms » », sur lemonde.fr, (consulté le 22 septembre 2019).
  18. a b et c (en) Kelsey Mo, « GOP Rep. Paul Gosar defeats Democrat David Brill in 4th Congressional District », sur azcentral.com, (consulté le 21 septembre 2019).
  19. (en) Peter Aleshire, « Rep. Gosar easily wins re-election », sur paysonroundup.com, (consulté le 22 septembre 2019).
  20. (en) Stephen Dinan, « Paul Gosar raises money off Pope Francis boycott », sur washingtontimes.com, (consulté le 11 septembre 2016).
  21. (en) « Paul Gosar », sur ballotpedia.org (consulté le 18 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]