Paul Giacobbi (homme politique, 1957)

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Paul Giacobbi
Image illustrative de l'article Paul Giacobbi (homme politique, 1957)
Fonctions
Président du Conseil exécutif de Corse

(5 ans 8 mois et 22 jours)
Prédécesseur Ange Santini
Successeur Gilles Simeoni
Président du Conseil général de Haute-Corse

(12 ans 6 mois et 22 jours)
Prédécesseur Paul Natali
Successeur Joseph Castelli
Député de la 2e circonscription
de Haute-Corse
En fonction depuis le
(14 ans 9 mois et 4 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Législature XIIe XIIIe XIVe
Prédécesseur Paul Patriarche
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Courbevoie (Seine, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Drapeau de l'Inde Inde[1] (OCI (en))
Parti politique DVG, apparenté PRG

Paul Giacobbi, né le à Courbevoie, est un homme politique français, Divers gauche. Il est député de la 2e circonscription de Haute-Corse depuis 2002 et président du Conseil exécutif de Corse de mars 2010 à décembre 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille radicale-socialiste, il est le fils de l'ancien député et sous-secrétaire d'État François Giacobbi[2], et le petit-fils de Paul Joseph Marie Giacobbi[3] qui fut ministre après-guerre et sous la IVe République, lui-même fils de Marius Giacobbi qui fut également député et sénateur de Corse. Sa femme est d'origine indienne [4], née à Calcutta[5] .

Élève aux lycées parisiens Louis-le-Grand et Henri-IV, il sort diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, puis intègre en 1980 l'École nationale d'administration (promotion Henri-François d'Aguesseau)[6].

Il sort administrateur civil de l'ENA en 1982, et entre au ministère de l'Urbanisme et du Logement comme chef du bureau des sites à la direction de l'urbanisme et des paysages[6]. Un an plus tard, membre du Parti radical de gauche (PRG), il est élu maire de Venaco.

Il quitte le ministère de l'Urbanisme en 1986, année à partir de laquelle il siège à l'Assemblée de Corse. En 1988, le nouveau ministre du Commerce et de l'Artisanat, le radical François Doubin, l'appelle à ses côtés comme conseiller technique jusqu'en 1990, puis il devient de 1991 à 1996, secrétaire général de l'Entreprise industrielle. En parallèle, de 1992 à 1998, il est conseiller exécutif et président de l'Office de l'environnement de la Corse[6]. Il quitte la présidence du conseil général le .

Émile Zuccarelli, nommé en 1997 ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation, l'appelle dans son cabinet comme conseiller. Le canton de Venaco l'envoie siéger la même année au conseil général de Haute-Corse, dont il prend la présidence le . Il devient alors président de la commission urbanisme à l'Assemblée des départements de France (ADF)[6].

Quand Émile Zuccarelli quitte son ministère en 2000, Paul Giacobbi est chargé de mission au Conseil général des ponts et chaussées[6]. Il quitte ces fonctions quand il est élu député de la 2e circonscription de la Haute-Corse lors des élections législatives de 2002. Il est réélu en 2007. Apparenté au groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, il devient secrétaire de l'Assemblée nationale.

Il se présente aux élections territoriales de 2010 de Corse. Au second tour, il réussit l'union de la gauche sur l'île de Beauté. Sa liste arrive en tête avec 36,62 % (52 661 votes). Il réalise son plus haut score en Haute-Corse avec près de 40 % contre 30 % en Corse-du-Sud. C'est aussi la première fois, depuis sa création, que l'Assemblée de Corse passe à gauche.

Il est réélu en 2012 député de la 2e circonscription de Haute-Corse avec 64,34 % des voix exprimées[7]. À la suite de mésententes avec Jean-Michel Baylet, président du PRG, il quitte ce parti à la fin de l'été 2014. Il déclare début 2017 soutenir Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[8].

Franc-maçon, il est membre de la Grande Loge de France (GLDF)[9],[10].

Condamnation[modifier | modifier le code]

Dans l'affaire des gîtes ruraux de Haute-Corse, le conseil départemental de Haute-Corse a versé 480 000 euros de subventions frauduleuses, entre 2008 et 2011, à une époque où M. Giacobbi le présidait.

Le 13 septembre 2016, il a été renvoyé en correctionnelle pour détournements de fonds publics au terme de l'enquête sur l'affaire dite des « gîtes ruraux ». Le , à la fin du procès, le procureur de la république requiert « trois ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende » à l'encontre de Paul Giacobbi[11]. Le , il est condamné à trois ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende[12].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]