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Paul Frotier de Bagneux

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Paul Frotier de Bagneux
Fonctions
Député des Côtes-d'Armor
-
Préfet du Maine-et-Loire
-
Préfet des Côtes-d'Armor
-
Conseiller général de la Vendée
à partir de
Sous-préfet de La Roche-sur-Yon
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Paul de Frotier de BagneuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Louis Frotier de Bagneux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Zénobie de Grignon de Pouzauges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Conflit
Distinction
Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/160/15)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Paul Frotier de Bagneux
Signature

Paul-Zénobie-Louis-Marie Frotier de Bagneux (, Gouex - , château de la Pélissonnière), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Issu de la famille Frotier, il est le fils de Louis Frotier, seigneur de Bagneux et de l'Escorcière, capitaine au régiment royal-champagne-cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Henriette de Grignon de Pouzauges[2]. Son père n'émigra pas pendant la Révolution.

Sous le premier Empire

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Paul de Bagneux fut délégué par son département à Paris lors du sacre de l'empereur. Napoléon, remarquant, dit un biographe, la bonne mine du jeune Bagneux qui suivait la députation, lui offrit un brevet de lieutenant dans la garde. Son père refusa alors; mais en 1811, il le fit entrer dans la carrière administrative comme auditeur au Conseil d'État. Il fut appelé bientôt, en cette qualité, à faire partie de la commission des magistrats du Rhin, dont les fonctions consistaient à veiller, de la source du fleuve à son embouchure, aux intérêts qui concernaient le cours du Rhin, alors français. Pendant les Cent-Jours, le comte de Bagneux, abandonnant la cause de l'Empire, prit parti au soulèvement de la Vendée et assista à l'affaire de Rocheservière, où les Vendéens furent battus par le général Lamarque.

Sous la Restauration

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Au retour de Gand, Louis XVIII le nomma sous-préfet de Bourbon-Vendée. Par une ordonnance royale du , il devint membre du Conseil général de la Vendée, et, par une autre de 1822, il fut nommé à la préfecture des Côtes-du-Nord, qu'il quitta pour celle du Maine-et-Loire, le . Le , il fut élu par le collège du département des Côtes-du-Nord, membre de la Chambre des députés. Il y siégea dans les rangs de la majorité royaliste et ministérielle jusqu'en 1830.

Fait chevalier de la Légion d'honneur en 1824 et officier en 1829, il allait être promu à la pairie quand arriva la Révolution de Juillet. Préfet du Maine-et-Loire, il avait fermé l'entrée de la ville d'Angers, le à une immense démonstration en l'honneur des députés de l'opposition, MM. d'Andigné de La Blanchaye et Guilhem.

Sous la Monarchie de Juillet

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Après la Révolution de juillet 1830, il se rejeta dans le mouvement légitimiste, et quand la duchesse de Berry débarqua, en avril 1832, sur les côtes de Provence, elle adressa à Bagneux des lettres patentes écrites de sa main, datées de Massa, le , où elle le nommait commissaire extraordinaire en la province du Poitou. Lorsque la partie fut perdue, il se tint caché quelque temps pendant que le président du tribunal de Fontenay rendait contre lui une ordonnance qui le déclarait rebelle à la loi. Mais en 1833, il se présenta de lui-même devant le jury de Bourbon-Vendée, qui l'acquitta. Depuis lors, il vécut en dehors des préoccupations politiques.

Mariage et descendance

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Il épouse à Gerbéviller le 8 janvier 1814 Virginie Baude de La Vieuville (Bonn, 8 septembre 1792 - Limésy, 28 août 1867), fille d'Auguste Joseph Baude de La Vieuville, marquis de Châteauneuf, pair de France, et de Louise du Chaylard. Dont :

  • Marie Victoire Joséphine Frotier de Bagneux (1814-1886), mariée en 1834 avec le comte Charles Théodore de Charnières, dont postérité ;
  • Louis Charles Alfred Frotier de Bagneux, conseiller-général et député de la Seine-inférieure (1816-1899), marié en 1843 avec Mathilde de Faudoas, dont postérité ;
  • Marie Emma Frotier de Bagneux (1824), mariée en 1844 avec Léopold de Conny (1811-1881), fils de Félix de Conny, dont postérité ;
  • Léon Marie Zénobe Frotier de Bagneux (1828-1915), marié en 1862 avec Jeanne Budes de Guébriant (1842-1868), puis en 1870 avec Alix Budes de Guébriant (1844-1876), puis en 1878 avec Pauline de La Jaille (1831-1903)[2]. Dont postérité : avec sa première épouse, ils sont les grand-parents de Geoffroy Frotier de Bagneux, compagnon de la Libération.

Références

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  1. « https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/UD/FRAN_IR_001513/d_505 » (consulté le )
  2. a et b H. & P. Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, tome troisième, Poitiers, Société française d'imprimerie et de librairie, , 799 p. (lire en ligne), p. 618

Liens internes

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Liens externes

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