Paul Fraisse

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Paul Fraisse
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Saint-ÉtienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à Châtenay-MalabryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint(e) Simone Fraisse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant(s) Geneviève FraisseVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession(s) PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Paul Fraisse ( à Saint-Étienne - à Châtenay-Malabry) est un psychologue français connu pour ses travaux sur la perception du temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit une formation théologique dans le cadre d'un noviciat jésuite, puis s'oriente à partir de 1930 vers la philosophie et la philosophie scolastique. Après sa licence, il se spécialise en psychologie expérimentale au laboratoire d'Albert Michotte à l'Institut philosophique de l'université catholique de Louvain et soutient sa thèse de doctorat sur « les mouvements volontaires rythmés » en 1945.

Il poursuit sa carrière universitaire à Paris sur la psychologie de la perception et, à la suite d'Henri Piéron, en 1952, il prend la direction du laboratoire de psychologie expérimentale et de physiologie des sensations de l'École pratique des hautes études qui prend le nom de « laboratoire de psychologie expérimentale et comparée ». Il est directeur du laboratoire de psychologie expérimentale de l'université Paris Descartes à la suite d'Henri Piéron, puis de l'Institut de psychologie de cette même université (1952-1979). Il est président de l’Union internationale de psychologie scientifique (1966-1969).

Il est co-directeur de la revue L'Année psychologique à partir de 1947 jusqu'en 1994.

Il est cofondateur, avec son épouse Simone Fraisse, Emmanuel Mounier, Baboulène, Paul Ricœur, Jean-Marie Domenach, de la communauté personnaliste des Murs Blancs à (Chatenay-Malabry) au lendemain de la guerre.

Recherches[modifier | modifier le code]

Il s'intéresse à la psychologie de la perception et particulièrement à la perception du temps. Cela l'amène à critiquer à la thèse de Jean Piaget selon laquelle la notion de temps repose sur celle de vitesse. Il soutient pour sa part que le jugement temporel peut être affecté par beaucoup d'autres paramètres. Les deux scientifiques publient ensemble, à partir de 1963, le Traité de psychologie expérimentale en neuf volumes.

Paul Fraisse crée et développe la notion de « chronopsychologie » dans son ouvrage Psychologie du temps (1967).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de Simone Fraisse (1913-2004)[1], professeure à l'université Paris III, spécialiste de Charles Péguy, et le père de Geneviève Fraisse, philosophe et militante des droits des femmes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique, IMEC [lire en ligne]