Paul Faucher

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Paul Faucher
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Paul Faucher, né le  à Pougues-les-Eaux (Nièvre) et mort en 1967 à Paris, est un écrivain et éditeur français, fondateur de la collection de littérature enfantine du Père Castor et pionnier de l'Éducation nouvelle.

Comme écrivain, Paul Faucher utilise le pseudonyme de Paul François[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1927 la section française du bureau international d’éducation à Genève avec l'aide de Jean Baucomont et de Marguerite Reynier. Il participe cette même année au congrès de la Ligue internationale pour l'éducation nouvelle et y fait la connaissance du pédagogue tchèque Frantisek Bakulé.

En 1932, le ministère français de l'instruction publique le charge d'une mission en Europe centrale : Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, aux fins d'étudier les nouvelles méthodes pédagogiques en usage dans ces différents pays. À Prague, il retrouve Frantisek Bakule, qui lui fait découvrir son expérience pédagogique auprès d'enfants handicapés physiques ou victimes de la Première Guerre mondiale. Les enfants sont actifs, autonomes, ouverts au monde et gèrent leur temps et leurs activités : le livre, la musique, le dessin, les travaux manuels et le sport ont une place aussi importante que les matières traditionnelles de la scolarité.

Paul Faucher fait connaître en France son œuvre en 1929, et entendre la chorale et le spectacle de marionnettes des enfants de son institut. Paul Faucher rencontre à l'institut une collaboratrice de Bakule: Lida Durdikova qui deviendra sa femme en 1933.

Dès 1931, il s'intéresse à la littérature enfantine et élabore ses premiers albums avec la collaboration de sa future femme. Sous le nom de "Père Castor" (symbole d'un programme constructif), il se met au travail avec une équipe de collaborateurs qui voulurent bien partager ses manières de voir. Son travail de recherche se poursuit tant bien que mal pendant la Seconde Guerre mondiale, période durant laquelle il s'est replié en zone libre, à Forgeneuve près de Meuzac (87).

En 1946, après la parution d'une centaine d'albums, Paul Faucher ouvre le Centre de recherche biblio-pédagogique de l'Atelier du Père Castor et, l'année suivante, l'École du père Castor.

En 1954, l'école compte une cinquantaine d'enfants. Elle pratique une pédagogie active où la musique et l'éducation par le mouvement tiennent une place importante. Elle est le champ d'application des travaux de l'atelier : les enfants de l'école sont les premiers lecteurs des albums du père Castor. Ils bénéficient également de la richesse du matériel pédagogique issu de l'atelier : découpages, jeux de logique, de classements, constructions géométriques etc.

En 1961, l'école, qui accueille alors cent quarante enfants, demande un contrat simple à l'éducation nationale. Mais la demande n'aboutit pas, et les maladies successives de la directrice Germaine Girard, puis de Paul Faucher mettent fin à l'école. Un groupe de parents et d'enseignantes ne pourront se résigner à cette fermeture, et se constituent en association pour créer une école dans le même esprit : l'École nouvelle d'Antony.

Après la disparition de Paul Faucher en 1967, c'est son fils François Faucher qui reprendra la collection du Père Castor.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Marie et Noël Rist, Une pédagogie de la confiance, Syros, . 
  • publ. par Jacques Branchu, Paul Faucher (1898-1967) : un Nivernais inventeur de l'album moderne : actes du colloque de Pougues-les-Eaux, 20 et 21 novembre 1998, Conseil général de la Nièvre,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Perrin, Un siècle de fictions pour les 8 à 15 ans : (1901-2000), à travers les romans, les contes, les albums et les publications pour la jeunesse, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 97

Liens externes[modifier | modifier le code]