Paul Eychart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Paul Eychart
Naissance
Ségura
Décès (à 90 ans)
Clermont-Ferrand
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Paul Eychart est un peintre, dessinateur et historien français[1], né le à Ségura dans l’Ariège et mort le à Clermont–Ferrand dans le Puy-de-Dôme. Il devient membre de la Société préhistorique française en 1960[2]. Durant plus de 20 ans, il fouille en amateur le site des Côtes de Clermont et met au jour de nombreux objets actuellement conservés au musée Bargoin de Clermont-Ferrand.

Parcours[modifier | modifier le code]

Professeur de dessin au lycée Blaise-Pascal et à l’école des Beaux-arts de Clermont-Ferrand, Paul Eychart s’est d’abord consacré à la peinture et au dessin dans les années 1930. Une partie de ses œuvres sont conservées au musée Marcel-Sahut à Volvic[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier à Pontruet dans l'Aisne puis emprisonné au Stalag III B près de Guben. Il s'evade pour devenir résistant. Il adhère au parti communiste en 1945 et en reste membre jusqu'en 1981[4].

Après la guerre, il s’intéresse à l’archéologie. Il fait des études d’histoire et de latin, afin de traduire lui-même les textes de César. Il obtient un doctorat d’histoire, mention archéologie, à la Sorbonne en 1967. Influencé par le conservateur du musée de Clermont-Ferrand, le peintre Maurice Busset, qui affirme, le premier, en 1933, que le site de Chanturgue est la véritable localisation de la bataille de Gergovie, il mène, dès 1952, des fouilles sur le site des Côtes de Clermont, où il révèle, entre autres, les vestiges d’un oppidum et d'un temple gaulois[5]. Sa vie est ensuite essentiellement consacrée à ce combat pour la reconnaissance de ce lieu en tant que véritable site de la bataille de Gergovie.

De 1962 à 2004, Paul Eychart a écrit sept livres sur ce sujet. En 1990, il crée une association, l’ASCOT (Association pour la sauvegarde des Côtes-de-Clermont-Chanturgue), afin de préserver le site des Côtes de Chanturgue menacé par l’exploitation d’une carrière ce qui entraîne le classement de l'ensemble de oppidum des Côtes à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1986. La carrière a finalement fermé en 2004.

Cette thèse, contestée par la majorité des archéologues, parmi lesquels Vincent Guichard ou Christian Goudineau, a été défendue dans les années 1930 par Auguste Audollent[6] et Pierre de Nolhac[7].

Son fils, Pierre Eychart, né le et mort le , fut un peintre prolifique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'oppidum des côtes, Augustonemetum, Gergovie, volume 1 de Auvergne de tous les temps, Collection « Auvergne de tous les temps », Éditions Volcans, 1961
  • « Découverte de vestiges néolithiques et des traces d'un habitat d'Hallstatt et de La Tène à Clermont-Ferrand dans le quartier des Lycées », Revue archéologique du Centre de la France, 1964, volume 3, numéro 3-1, p. 19-38
  • « Découverte d'un oppidum proto-historique à Liozon (commune d'Olloix, P.-de-D.) », Revue archéologique du Centre de la France, 1967, volume 6, numéro 1, p. 62-68.
  • « Découverte d'un habitat celtique et gallo-romain rue Descartes à Chamalières (P.-de-D.) », Revue archéologique du Centre de la France, 1968, volume 7, numéro 1, p. 47-51
  • Préhistoire et origines de Clermont, Éditions Volcans, collection « Auvergne de tous les temps », 1969
  • Gergovie, légende et réalité : Dessins de l'auteur. Étude critique et recherche du lieu de la bataille, volume 8 de Auvergne de tous les temps, collection « Auvergne de tous les temps », Éditions Volcans, 1969
  • Chanturgue, camp de César devant Gergovie, volume 10 de Auvergne de tous les temps, collection « Auvergne de tous les temps », Éditions Volcans, 1975
  • La destruction d'un site majeur: Gergovie, Éditions Watel, 1994
  • La Bataille de Gergovie, printemps 52 av. J.-C. les faits archéologiques, les sites, le faux historique, Éditions Creer, collection « Histoire », 2001, (ISBN 2902894422).
  • César est entré dans Gergovie, Éditions Beauvoir, 2003 (ISBN 9782914356237)
  • De Valmy à Jaude, un sans-culotte, souvenirs et réflexions, Sté ACORT Europe sur presse numérique, www.cogetefi.com. 2006

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Sur l'oppidum des côtes, une stèle en Pierre de Volvic dédiée à sa mémoire, sculptée par Yves Connier et inaugurée le se dresse près de l'emplacement du temple gallo-romain.
  • Le conseil municipal de Clermont-Ferrand a attribué son nom à une place.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edeine, Bulletin de la Société préhistorique française, année 1971, volume 68, numéro 6, pp. 168-169.
  2. Bulletin de la Société préhistorique française, année 1960, volume 57, numéro 1-2, pp. 3-10.
  3. Le musée Marcel-Sahut : de Daumier à Foujita, La Montagne, 01/11/2006.
  4. Kléber Rossillon, Décès d’un grand archéologue français, La chronique de l'Oppidum, journal d'information trimestriel de l'A.S.C.O.T., numéro 58, Septembre 2005, p. 2 : « En effet, une étrange coalition d’intérêts économiques, universitaires et politiques a stigmatisé le rebelle communiste plutôt que d’écouter le savant aux implacables démonstrations. »
  5. Info.663 - Le temple des Côtes, augustonemetum.fr.
  6. Yves Texier, La question de Gergovie : essai sur un problème de localisation, volume 251, Latomus, 1999.
  7. Matthieu-Maxime Gorce, César devant Gergovie, Sapi, 1942.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile Desforges, Gabriel Fournier, Pierre-François Fournier, Jean-Jacques Hatt, Franck Imberdis, Nouvelles recherches sur les origines de Clermont-Ferrand [Puy-de-Dôme], Institut d'Études du Massif Central, Clermont-Ferrand, 1970, en part. pp. 403-406 (rappel de l'affaire des Côtes de Clermont lancée par Maurice Busset, reprise par Paul Eychart)
  • Vers la fin du mythe des murs et cabanes en pierre sèche gaulois du plateau des Côtes de Clermont dans le Puy-de-Dôme ?, pierreseche.com, 2 octobre 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]