Paul Decharme

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Paul Decharme
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VaudrémontVoir et modifier les données sur Wikidata
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Prix Marcelin-Guérin ( et )
Prix Bordin ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul Decharme, né le à Beaune (Côte-d'Or) et mort le à Vaudrémont (Haute-Marne), est un professeur d'université et helléniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, études et vie privée[modifier | modifier le code]

Son père est professeur de collège, et son grand-père était fondeur de cloches. Son oncle paternel était professeur de sciences physiques. Il est cousin du député et ministre Léon Mougeot[1].

Paul Decharme fréquente le collège de Beauvais, ainsi que le lycée Louis-le-Grand. Il obtient un prix au Concours général[1]. Il est reçu 1er à l’École normale supérieure en 1859, est licencié ès lettres, puis est reçu premier à l'Agrégation de Lettres (1862). Plus tard, il sera docteur ès lettres (1869).

Il se marie en juin 1872 à Elisabeth Lagrève. Ils ont deux fils : Édouard, préfet puis administrateur de sociétés, et Jean, directeur au ministère de l'agriculture[1].

Parcours académique[modifier | modifier le code]

La carrière académique de Paul Decharme débute par un poste de chargé de rhétorique au lycée de Nevers en 1862. Il devient également membre de l’École d'Athènes la même année[1].

Il obtient un poste de chargé de suppléance de Seconde au lycée Thiers à Marseille en 1866. Il obtient une promotion, l'année suivante, comme professeur de Seconde titulaire[1].

Parce qu'il a été reçu premier à l'Agrégation, il a été envoyé en Grèce, à l'EFA (Ecole française d'Archéologie), où il passe trois années, de 1863 à 1866. Il contribue en particulier à l'étude de la Béotie par la découverte d'inscriptions et par l'identification incontestée jusqu'à ce jour du Val des muses, au pied de l'Hélicon. sans son travail, les fouilles du site à la fin du XIXe siècle, les sondages de 2015 et quelques publications intermédiaires n'auraient pas pu voir le jour.

Il enseigne à son retour dans différents postes, de 1866 à 1872. En 1872, il est nommé professeur de littérature grecque à la Faculté des lettres de Nancy, puis doyen de la Faculté des lettres de Nancy en 1883. Sa carrière le porte ensuite vers un poste de chargé de cours (1886), puis de professeur adjoint (1889) et de professeur de poésie grecque (1891) à la Faculté des lettres de Paris[1].

Outre ces fonctions universitaires, Paul Decharme est membre et président (1898) de l'Association pour l'encouragement des études grecques. Il contribue à plusieurs revues, dont la Revue d'histoire des religions, la Revue de philologie, ou la Revue archéologique[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Parmi les ouvrages écrits par Paul Decharme figurent[3] :

  • La critique des traditions religieuses chez les Grecs (1904) ;
  • Euripide et l'esprit de son théâtre (1893) Traduction en anglais par James Loeb : DECHARME (Paul) Euripides and the spirit of his dramas, New York-Londres, Macmillan, cop. 1906.;
  • Euripide et Anaxagore (1889) ;
  • La Critique des traditions religieuses chez les poètes grecs avant Euripide, leçon d'ouverture du cours de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris, par P. Decharme (1887) ;
  • Note sur les manuscrits d'auteurs anciens qui se trouvent dans la bibliothèque du monastère de Saint-Jean à Patmos, Lainé et Havard, Paris, 1866.
  • « Notice sur les ruines de l'Hiéron des Muses dans l'Hélicon » in Archives des Missions scientifiques, 2e série tome IV, 1867, p. 169-180.
  • « Recueil d'Inscriptions inédites de Béotie » in Archives des Missions scientifiques, 2e série tome IV, 1868, p. 483-539.
  • Mythologie de la Grèce antique (1886) : pour ce livre il obtient le premier prix de l'Académie française. Cet ouvrage sera traduit en grec moderne et obtiendra dans le pays une notoriété certaine;
  • Les Scolies d'Aristophane et la bibliothèque d'Apollodore (1884) ;
  • Les Muses, étude de mythologie grecque (1869) ;
  • De Thebanis artificibus. Thesim proponebat Facultati litterarum Parisiensi (1869).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Paul Decharme dispose du titre d'Officier de la légion d'honneur. Il est également lauréat de l'Institut de l'Académie française[4].

  • 1880 : prix Marcelin Guérin pour La mythologie grecque antique.
  • 1893 : prix Marcelin Guérin pour Euripide et l’esprit de son théâtre.
  • 1905 : prix Bordin pour La critique des traditions religieuses chez les Grecs, des origines au temps de Plutarque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Christophe Charle, « 28. Decharme (Jean-Baptiste, François, Paul) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1,‎ , p. 55–56 (lire en ligne, consulté le )
  2. Christophe Charle, « 28. Decharme (Jean-Baptiste, François, Paul) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1,‎ , p. 55–56 (lire en ligne, consulté le )
  3. « Paul Decharme (1839-1905) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  4. « Prix de l'Académie française pour Paul Decharme », sur Académie française (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

BREUILLOT (Martine), Paul Decharme, helléniste beaunois, 2002, 77 p., édité par l'auteur et épuisé. BREUILLOT (Martine), « Paul Decharme : un helléniste bourguignon dans la Grèce du XIXe siècle » p. 167-179, in DUCHÊNE (Hervé) (dir.) Voyageurs et Antiquité classique - Colloque organisé à l'Université de Bourgogne, Eudes, Dijon, 2003, 249 p. BREUILLOT (Martine),"Entre excursions vagabondes et missions officielles à l'EFA, dans les années 1860. L'exemple de Paul Decharme (1863-1866), in Journée d'Etude internationale du 9 juin 2017: Du pillage à la conscience patrimoniale en Grèce et dans l'Empire ottoman: le rôle des Français et des autres Occidentaux (1784-1884) université Capodistria d'Athènes, 2021.

Ressources en ligne stimulus.u-bourgogne.fr https://www.youtube.com/watch?v=sLyGrMyFWRI

Liens externes[modifier | modifier le code]

Paul Decharme (Wikisource)