Paul Choisnard

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Paul Choisnard, né le 13 février 1867 à Tours, mort à Saint-Genis-de-Saintonge le 25 février 1930, fut un polytechnicien[1] et un astrologue français. Il est généralement considéré comme un des rénovateurs de l'astrologie ancienne. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'astrologie pour laquelle il préconisait une approche statistique afin de vérifier le bien-fondé de ses pratiques. Il écrivit aussi sous le pseudonyme de Paul Flambart. En 1926, Paul Choisnard, l'astrologue belge Gustave Lambert Brahy, et quelques autres, fondèrent à Bruxelles le Cébésia (Centre Belge d’Etude Scientifique des Influences Astrales), qui est actif depuis lors[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Un truqueur

Trois personnalités témoignent de l’activité de truqueur de Paul Choisnard en astrologie.

Jacques Sadoul, dans L’Enigme du Zodiaque (édition J’ai Lu 1973) pages 100 et suivantes raconte ses études au lycée de Tours, sa sortie de promotion de Polytechnique, en 1889, avec le grade de sous-lieutenant d’artillerie. Marié en 1905, veuf en 1907. Carrière exclusivement militaire. Retraité avec le grade de commandant, illustrant une médiocre progression. Il s’intéressa à l’astrologie à partir de 1890.

Il appliqua la statistique à l’astrologie, par déformation professionnelle de son expérience d’artilleur. La nécessité de déterminer le point de chute des tirs. À cet effet Jacques Sadoul écrivait page 101 : « J’ai rarement vu plus beau tour de passe-passe qui confine à la fumisterie pure et simple. Lorsque Choisnard fit paraître son traité d’astrologie, Langage astral, en 1901, il avait fait de son propre aveu huit statistiques en tout et pour tout, qui –accessoirement- étaient fausses ! Il en donne la liste dans son ouvrage Essai de psychologie astrale (page 60 et 63)…son astrologie scientifique fut pure chimère. »

Françoise Gauquelin, rapportait, en 1994, sur le site du Cura, dans Clés pour la recherche statistique en astrologie, à propos de Paul Choisnard, tout d’abord une précaution d’écriture, afin d’éviter de se mettre à dos un grand corps, l’armée française : « Je ne crois pas qu’on puisse accuser un polytechnicien et commandant d’artillerie d’avoir sciemment trompé son public ». Puis, elle ajoutait  en citant son ex-mari Michel Gauquelin :  "Comment Choisnard a-t-il procédé pour obtenir des résultats toujours dans le sens où il les cherchait? Le hasard n'a pas pu faire qu'il tombe toujours sur ce qu'il voulait prouver. On est forcé de conclure qu'il a choisi des cas favorables à sa thèse!" (MG, 1955, p.35).

André Salmon, écrivain et poète, dernier témoin, rapportait en 1931, 18 mois après le décès de Paul Choisnard, dans son reportage « Visite au pays des voyantes et autres diseuses de bonne aventure » comment Choisnard aimait impressionner. Une caractéristique que Jacques Sadoul relevait lui aussi en écrivant : « sa qualité de polytechnicien a impressionné une partie du public… c’est en cela que Choisnard fut important ». Il crédibilisa un discours par ses titres, notamment ses diplômes. André Salmon rapporte tout autre chose. La capacité d’imposture de Paul Choisnard, en ces termes dans Mme Pingard m’initie aux arcanes de l’astrologie : « Un polytechnicien, mathématicien considérable, industriel fort connu Paul Choisnard… ». Auprès de la Presse, industriel impressionnait, beaucoup plus, que militaire de carrière retraité.

Influence majeure de son activité d’astrologue

Paul Choisnard inventa la roue de Pythagore actuellement employée par les astrologues francophones en 1910. Les astrologues de l’antiquité ; jusqu’à Blaise de Pagan (fin du XVIIe siècle) employaient pour les cartes de nativité des personnes décédées exclusivement, en application des interdits religieux, et ordonnances royales (astrologie licite et astrologie illicite) le carré de Pythagore (carte en carré et maisons en triangle) pour les catholiques. La roue de Pythagore pour les non-catholiques (ex. la carte de Rantzau)

Toutefois, les cartes de travail étaient établies en orbites planétaires espacées, selon le modèle de l’astronome grec Anaximandre (système du monde et intervalles cosmiques -650). Blaise de Pagan donne des exemples dans sa Théorie des Planètes parue en 1657.

Paul Choisnard supprima les orbites, et les distances, en écrasant les aspects planétaires sur une orbite circulaire unique. Une déformation du système de Tycho Brahé, s’accompagnant d’un retour à la conception géocentrique de Ptolémée, sans ses cartes. Le géocentrisme ptolémaïque reposant sur les intervalles cosmique d’Anaximandre pour les représentations figurant dans sa Composition mathématique, publiée en 1804 à Paris, traduction de l’abbé Halma.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

  • La chaîne des harmonies (rôle de la spirale dans la nature)
  • La loi de relation et l'erreur séparatiste, en science et en philosophie
  • Les probabilités en science d'observation

Psychologie et sociologie[modifier | modifier le code]

  • L'éducation psychologique
  • L'amour et le mariage, d'après les principaux écrivains
  • Introduction à la psychologie comparée des caractères humains
  • Entretiens sur la sociologie

Astrologie[modifier | modifier le code]

  • Langage astral (Traité sommaire d'astrologie scientifique)(1902), 6e édition, Éditions Traditionnelles, Paris 1963
  • Influence astrale (Essai d'astrologie expérimentale)(1901)
  • Étude nouvelle sur l'hérédité (hérédité astrale) (1903)
  • Preuves et bases de l'astrologie scientifique
  • Notions élémentaires d'astrologie scientifique
  • La portée de l'astrologie scientifique
  • Le calcul des probabilités appliqué à l'astrologie
  • Revue de l'influence astrale (10 numéros 1913-1914) la collection
  • La loi d'hérédité astrale (sa démonstration et ses objections)
  • Entretiens sur l'astrologie
  • La représentation du ciel en astrologie scientifique
  • Qu'est-ce que l'astrologie scientifique ?
  • L'astrologie et la logique
  • Mémoire sur l'astrologie scientifique (Congrès international de psychologie expérimentale)
  • Tables des positions planétaires (de 1801 à 1940), avec notions de cosmographie
  • Tables des positions planétaires (de 1941 à 1950)
  • Tables des positions planétaires depuis 1924 à 1940, chaque année
  • L'influence astrale et les probabilités - origine, bilan et avenir de la question
  • Essai de psychologie astrale (avec dictionnaire de psychologie astrale)
  • St Thomas d'Aquin et l'influence des astres
  • Les preuves de l'influence astrale chez l'homme (conférence résumant la base expérimentale de l'astrologie)
  • Les objections contre l'astrologie (réponses aux critiques anciennes et modernes)
  • Les Directions en astrologie
  • Les rapports entre l'astrologie et la métapsychique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque centrale de l'École polytechnique, Notice complète.
  2. Textes fondateurs Gustave Lambert Brahy fondateur du Cébésia