Paul Boulet (homme politique, 1894-1982)

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Paul Boulet
Illustration.
Photo portrait de Paul boulet
Fonctions
Député 1936-1940
1946-1951
Gouvernement IIIe république-IVe république
Groupe politique GI (1936-1940)
MRP (1946-1951)
Maire de Montpellier

(2 ans, 7 mois et 1 jour)
Réélection 19 mai 1945
Prédécesseur Albert Billod
Successeur Jean Zuccarelli

(7 ans, 11 mois et 18 jours)
Prédécesseur Paul Rimbaud
Émile Martin (Intérim)
Successeur Jean Zuccarelli
Biographie
Nom de naissance Paul Marie Maurice Boulet
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Montpellier
Parti politique LJR
MRP (?-1950)
Résidence Hérault

Paul Boulet est un homme politique français né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le à Montpellier (Hérault).

Biographie[modifier | modifier le code]

Étudiant en médecine, Paul Boulet est mobilisé pendant la Première guerre mondiale et sert comme brancardier. Blessé au combat en 1916, il est fait prisonnier et ne rentre en France qu'en 1919.

C'est pendant la guerre qu'il rencontre l'Abbé Basch, un ancien du Sillon, qui le sensibilise au catholicisme social. En 1919, il devient président de l'Association catholique de la jeunesse française, tout en reprenant ses études qui le conduisent à l'agrégation de médecine, qu'il obtient en 1926. Il devient par la suite professeur à la faculté de médecine de Montpellier.

Après son départ de la présidence de l'ACJF, en 1929, il intervient peu dans la vie publique et se consacre à ses activités professionnelles, mais participe à la création d'un comité de vigilance antifasciste à Montpellier.

En 1934, il est à l'origine de la création d'un groupe local de la Jeune république et, l'année suivante, est élu maire de Montpellier sur une liste d'union de la gauche. Dans la foulée, il est élu conseiller général du canton de Saint-Martin-de-Londres.

En 1936, il est élu député (Parti de la jeune République) de l'Hérault avec le soutien, au second tour, des partis du front populaire.

L'année suivante, cependant, il doit faire face à d'importantes dissensions au sein du conseil municipal de Montpellier, qui le conduisent à la démission. Il défend pendant cette période l'unité du front populaire, ainsi que le soutien aux républicains espagnol.

En 1938, il prend des responsabilités locales au sein du secours populaire, ce qui lui vaudra d'être suspecté de « crypto-communisme ».

Bien qu'engagé volontaire dès le déclenchement de la guerre, affecté comme médecin-commandant, il peut participer à la séance qui débat des pleins pouvoirs que sollicite Pétain, le , et fait partie des 80 parlementaires votant contre.

Sans être impliqué dans la Résistance, Paul Boulet ne renie pendant l'occupation rien de ses engagements. Il participe à la renaissance de la Jeune République, est membre du bureau du Mouvement de libération nationale et siège, à partir du , au sein de l'assemblée consultative provisoire.

Réélu maire de Montpellier en 1945, puis en 1947, réélu conseiller général dans son canton en 1945, il mène une liste Jeune république pour l'élection à la première assemblée constituante, en , mais n'est pas élu. Il rejoint, l'année suivante, la liste du Mouvement républicain populaire, menée par Paul Coste-Floret, et est élu. Il le sera de nouveau quelques mois plus tard, pour la première législature de l'assemblée nationale.

Au sein de l'assemblée, il occupe les fonctions de vice président de la commission de la famille et rapporte le projet de convention pour la création de l'OMS. Il tente aussi, en 1947, de faire adopter une amnistie générale et l'abolition de la peine de mort, en vain.

Son refus, par pacifisme, du pacte atlantique lui vaut, en 1950, d'être exclu du MRP. L'année suivante, il ne se représente pas aux cantonales, et mène sans succès une liste de gauche indépendante pour les législatives. Il perd, en 1953, la mairie de Montpellier et siège comme conseiller municipal d'opposition jusqu'en 1965.

Pendant cette période, il s'engage dans les combats de la gauche pacifiste : opposé au réarmement allemand, à la CED, puis à la guerre du Viêt-Nam.

De nouveau candidat aux législatives de 1956, sa liste obtient à peine 3 % des voix. Opposé au retour de De Gaulle en 1958, il tente l'année suivante de reprendre la mairie de Montpellier et son canton de Saint-Martin-de-Londres, toujours en vain.

Après 1965, il s'éloigne de la vie politique tout en continuant de manifester ses opinions de gauche. En 1977, il apporte son soutien à Georges Frêche qui emporte la mairie à la tête d'une liste d'union de la gauche.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1920, il fut fait officier, au même titre en 1944)[1],[2]

Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 (Croix de guerre avec cinq citations)

Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre 1939-1945

Source et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • « Paul Boulet (homme politique, 1894-1982) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Assemblée nationale - Les 80 - Paul Boulet », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 septembre 2020)
  2. « n°16 », Bulletin historique de la ville de Montpelliier,‎ (lire en ligne)