Paul Arnault

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Indochine 1949

Paul Arnault
Naissance
Cherbourg, France
Décès (à 77 ans)
Avignon, France
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère
Grade Général de brigade
Années de service 1931-1968
Commandement 13eDBLE
DCLE
Subdivision militaire du Vaucluse
Conflits Seconde Guerre mondiale
FFL
Guerre d'Indochine
Faits d'armes Narvik
Massaouah
Bir-Hakeim
El Alamein
Radicofani
Doubs
Vosges
Alsace
Authion
Gia Dinh
Siem Reap
Angkor
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945 (6 citations)
Croix de guerre des TOE (2 citations)
Médaille de la Résistance

Paul Arnault est un officier français. Né le à Cherbourg, il décède le , à Avignon. Officier de Légion, c'est un combattant de la 1ère heure de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui vaudra d'être condamné à mort par contumace, et d'être très tôt fait Compagnon de la Libération. Dès la fin des hostilités sur le sol de France, il enchaîne sur la guerre d'Indochine. Après avoir effectué 37 années de service, dont 20 à la Légion Étrangère, il termine sa carrière avec le grade de général de brigade. Une rue de Sorgues (Vaucluse) porte son nom.

Biographie1[modifier | modifier le code]

1 : États signalétiques et des Services ; archives personnelles de Paul Arnault.


Formation[modifier | modifier le code]

Paul Arnault est né le à Cherbourg (Manche), d'un père aconier, qui s'occupe des chargements et déchargements de navires au port de Cherbourg, et d'une mère anglaise.

Après des études au lycée de Cherbourg et au Prytanée national militaire de La Flèche, il entre à Saint-Cyr en 1931.

Sorti sous-lieutenant deux ans plus tard dans la promotion du Tafilalet, il sert dans l'infanterie de forteresse sur la ligne Maginot, d'abord au 168ème RI, puis au 149ème RIF.

Lieutenant en 1935, il rejoint deux ans plus tard les rangs de la Légion Étrangère, tout d'abord au 1er Régiment Étranger d'Infanterie (1er REI) en Algérie (4ème CP du 1er REI/DCRE à Bedeau - 100 km Sud de Sidi Bel Abbès), puis dès fin 1937, au 3ème Régiment Étranger d’Infanterie (3ème REI) au Maroc (3ème Cie du 1er Bataillon, à Fez).

En octobre 1938, il prend le commandement du détachement d'Erfoud (Sud Marocain), avant d'être affecté l'année suivante (septembre 1939) à l'état-major du 3ème Bataillon du 1er REI, à Tebessa (Est Algérien). Il suit alors le bataillon, à Chaffar, M'Dou, et enfin Mareth (Tunisie).

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

"Officier chiffre", il a la joie de lire son nom sur le message qui le désigne en février 1940 pour rejoindre le "groupement de Légion type montagne", en cours de constitution pour la guerre en Finlande, pour lequel il s'est porté volontaire. Groupement qui sera en définitive dirigé sur la Norvège suite à l'accord intervenu entre Finlande et Russie, et qui prendra, rapidement et successivement, les noms de 13ème Demi Brigade de Montagne de la Légion Étrangère, 13ème Demi Brigade de Marche de la Légion Étrangère (13ème DBMLE), et 13e demi-brigade de Légion étrangère (13ème DBLE).2

Le 13 février 1940, Paul Arnault est rappelé à Sidi Bel abbés, et affecté à la "13". Dès lors, son destin épouse celui de la 13ème DBLE, avec laquelle il prend part à tous les combats, pour ne la quitter que 9 ans plus tard, après l'avoir commandée à 2 reprises.

Octobre 1942, au sud de El Alamein, au lieu dit "l'enfer des Stukas". Le capitaine Arnault et le sous-lieutenant Germain (également Compagnon de la Libération)

Il prend ainsi part à la campagne de Norvège en mai et juin 1940 comme lieutenant chef de section à la 7e compagnie. Après le baptême du feu le 13 mai à Bjervick, c'est la prise de Narvik. Il y reçoit sa 1ère citation, pour avoir fait la preuve "d'un sens tactique très développé"3.

Débarquant victorieux de Norvège en Bretagne le 14 juin 1940 , il est devancé le 18 par les troupes allemandes à hauteur de Rennes où il était en reconnaissance. Coupé du régiment, il refuse l'armistice.

Avec 6 autres officiers4 , ils traversent de nuit les lignes ennemies et arrivent au Guildo (Côtes d'Armor). Ils parviennent le 19 aux aurores à l'île des Ebihens grâce au maire du Guildo (M. Digonnet), à l'aubergiste (M. Lamballais) qui les conduit jusqu'à lui, et au marin-pêcheur (M. Lemasson), qui les fait traverser avec sa barque à voile.

À l'île des Ebihens, ils sont accueillis par Mme Causeret, qui les remet en condition, puis en relation avec le "patron David", de Saint- Jacut-de-la-Mer (Côtes d'Armor), qui les fera embarquer sur une vedette.

De là, ils s'évadent5 de France, jusqu'à Jersey, où ils arrivent le 20. Ils en repartent dans la soirée par le dernier cargo en partance pour l'Angleterre.

Son but, leur but : continuer le combat, y compris sous un uniforme étranger.

À Southampton où ils débarquent le 21, ils retrouvent alors la "13", qui a réussi à s'échapper depuis Brest. Puis ils apprennent l'existence d'un certain général de Gaulle. Ce sera donc, dès le 22, le combat avec les Forces françaises libres (FFL), dont la "13" restera pendant de longs mois la seule force constituée.

Ce choix de continuer le combat entrainera sa condamnation à "la peine de mort, à la dégradation militaire et à la confiscation au profit de la nation, de tous ses biens, présents et à venir, de quelque nature qu'ils soient, meubles, immeubles, divis ou indivis, pour crime intéressant la sûreté extérieure de l’État, trahison, et désertion à l'étranger en temps de guerre"6. Le vent de l'Histoire ayant tourné, il ne sera finalement pas inquiété.

Promu capitaine le 26 août 1940, Paul Arnault commande successivement la Compagnie de Commandement, les 7ème et 5ème Compagnies, puis la Compagnie antichar (CAC).

Il participe à toutes les campagnes de la 13e demi-brigade de Légion étrangère en 1940 et 1941 : opération de Dakar, Cameroun, campagnes de Gabon, du Soudan, d'Érythrée, de Palestine et du Levant (Syrie). Notamment, sa participation à la prise de Massaouah (en Érythrée) a été déterminante, permettant la reddition le 8 avril 1941 de 4 officiers généraux7 , et de plus de 14 000 militaires italiens au colonel Monclar.

En janvier 1942 débute la campagne de Libye, avec l'emblématique bataille de Bir-Hakeim. Là, commandant un point d'appui, il reçoit le 27 mai 1942 l'assaut d'une division italienne à laquelle, en liaison avec la compagnie du capitaine Morel et l'artillerie, il inflige des pertes sévères : elle fait demi-tour en laissant la moitié de ses chars, et plus de 100 prisonniers. Déclaré mort lors de la sortie de vive-force qui a lieu dans la nuit du 10 au 11 juin, il rejoint 2 jours plus tard, "ramenant dans les lignes"8 un groupe d'hommes égarés. Ses "qualités d'énergie, de courage et de chef9" lui valent une nouvelle citation, à l'ordre de l'armée.

C'est ensuite la campagne d'Égypte, avec les combats de l'El Himeimat en octobre 1942, lors de la bataille d'El Alamein qui marque la rupture du front en faveur des Alliés et le tournant de la guerre en Afrique.

Promu chef de bataillon le 1er février 1943, date de création de la 1re Division française libre à laquelle la 13e demi-brigade de Légion étrangère est tout naturellement rattachée, il participe ensuite à la campagne de Tunisie (Djebel Garci), en mai 1943, qui marquera la fin des combats contre les forces de l'Axe en Afrique.

Le 1er novembre 1943, tout en conservant le commandement de la CAC13, il prend le commandement du 1er Régiment de Défense contre Blindés de la 1ère DFL.

Du 25 décembre au 1er février 1944, il effectue une mission sur Casablanca : à la tête d'un détachement, il doit reverser les véhicules anglais de la 1ère DFL, et percevoir en échange les véhicules et le matériel américains destinés à la 1ère DFL.

Le 1er mars 44, il quitte les commandements de la CAC13 et du 1er Régiment de Défense contre Blindés pour prendre celui du BC13, avec lequel il débarque en Italie en avril 1944, devenant commandant major de la division le mois suivant.

Après la prise de Rome, il constitue un détachement chargé d'accueillir le général de Gaulle et de lui servir de garde d'honneur durant son séjour dans la ville éternelle. Il lui présente la 13e demi-brigade de Légion étrangère à la Villa Médicis, le 28 juin, avant que le chef de la France libre ne s'envole pour Naples, le 30, remettre des décorations à la 1ère DFL.

Il débarque en Provence le 16 août 1944 (Provence ), et ce sont les combats de Provence, puis de la remontée du Rhône. Suivent Lyon, Autun, Dijon.

A 33 ans, il prend une 1ère fois, le 1er octobre, le commandement de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Et pour compter du même jour, assume les fonctions d'adjoint au commandant de la 1ère Brigade.

Il se distingue pendant les opérations sur le Doubs (Belfort), puis dans les Vosges et en Alsace en novembre 1944, et janvier 1945.

28 juin 1944 - La 13ème DBLE rend les honneurs au général de Gaulle. Le Chef de Bataillon Arnault présente les troupes, en présence du général Juin.
Rome - Villa Médicis - 28 juin 1944 La 13ème DBLE rend les honneurs au général de Gaulle. Le Chef de Bataillon Arnault présente les troupes. Le général Juin les accompagne.

Notamment, dans la nuit du 11 au 12 janvier 1945, où, chargé de mener le combat des unités de 1er échelon pendant les combats sur l'Ill, pris sous un feu violent, il coordonne la création d'une tête de pont et le repli des garnisons encerclées d'Herbsheim et Rossfeld, sauvant ainsi d'une destruction certaine le 1er bataillon de Légion étrangère. À la suite de ce fait d'armes, le général Leclerc écrira au général Garbay : "bravo mon vieux ! En somme, la 1ère DFL aura probablement sauvé Strasbourg, après que la 2ème l'a pris ..."10. Quarante-cinq ans plus tard, le général Imbot estimera que, de fait, c'est la 1ère DFL qu'il a sauvée11.

Ce seront ensuite les âpres combats pour la réduction de la poche de Colmar.

Le 25 mars 1945, la 13ème DBLE est réorganisée pour la dernière fois au cours de la guerre. Le chef de bataillon Arnault en redevient le commandant en Second.

Il prend part aux derniers combats que mène la DFL dans le sud des Alpes, sur le massif de l'Authion, dans le but de poursuivre vers le col de Tende, puis Turin. Combats qui conféreront à la France ses seuls gains territoriaux de la 2ème guerre mondiale.

La guerre terminée, commence alors une période de réorganisation où les combattants, officiers comme légionnaires, démobilisés de fait ("engagés pour la durée de la guerre") ou moralement, quittent la "13" et se dispersent en fonction de leurs choix personnels.

C'est à cette époque que, sur sa demande, Paul Arnault fait engager Susan Travers, la conductrice du général Kœnig à Bir-Hakeim, et qui, depuis, a tenu son rang au sein de la ½ brigade. Elle reste la seule femme ayant jamais été engagée à la Légion Étrangère .

Fin juillet, il conduit la 13e demi-brigade de Légion étrangère en Tunisie, où elle arrive courant août. Dans cette période difficile de l'après-guerre, seul officier supérieur présent à la "13" depuis ses débuts, il la reforge, jusqu'à ce que le régiment soit désigné, par télégramme du 17 décembre 1945, pour rejoindre le corps expéditionnaire Français en extrême Orient.


2: Elle prendra le nom de 14ème Demi Brigade de Marche de la Légion Étrangère du 1er juillet 1940 au 18 février 1941, le temps d'être assuré que la 13ème DBMLE, rentrée sur le Maroc avec tous ceux qui n'ont pas choisi la poursuite de la guerre sous les ordres du Général de Gaulle le 1er juillet 1940, soit dissoute. En fait, elle le sera dès le 16 juillet 1940.

3: Citation du 15/06/1940.

4: Son chef de corps, le lieutenant-colonel Monclar (futur général Monclar), les capitaines Kœnig (futur maréchal de France), Amilakvari, de Knorre, les lieutenants Baudenom de Lamaze et Laborde. Sur ces 7 officiers, 6 rejoindront les FFL et 5 seront faits Compagnons de la Libération. Le lieutenant-colonel, Prince Amilakvari sera tué à l'El Himeimat le 24 octobre 42 alors qu'il commande la "13" ; le lieutenant de Lamaze sera tué lors de la sortie de Bir-Hacheim, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942.

5: Cf. Revue de la France Libre n°122 ; novembre – décembre 1959 ; et "la 13ème DBLE dans le pays de Dinan", "Association Vielles Pierres et Histoire locale de Saint-Lormel" - Gerard Frostin – Mai 2011

6: Jugement par contumace du 3 décembre 1941, prononcé par le tribunal militaire permanent d'Oran, annulé par un arrêt de la Cour d'Appel d'Alger le 21 octobre 1943, les deux étant portés à sa connaissance un même jour de fin novembre 1943, avec la mention "secret".

7: Dont l'amiral commandant en chef les troupes de l'Afrique Orientale Italienne, et le général commandant en chef en Érythrée.

8: Cf citation à l'ordre de l'armée du 09/09/1942.

9: Cf citation à l'ordre de l'armée du 09/09/1942.

10: Résumé du journal des marches et opérations, page 136.

11: Discours prononcé le 1er septembre 1990 lors de l'inauguration de la "rue Général Paul Arnault – Compagnon de la Libération", à Sorgues (84700) - Vaucluse


La guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 1946, il débarque en Indochine, à Saigon, où il cumule un temps les fonctions de commandant en second et de commandant du 1er bataillon.

Commandant adjoint de la 13e demi-brigade de Légion étrangère, il organise et commande toutes les opérations importantes menées dans le secteur de Gia Dinh.

Lors de l'attaque siamoise sur Siem Reap, près des ruines d'Angkor, il constitue en une nuit le groupement de secours, le conduit sur place dans les meilleurs délais, et devient l'un des principaux artisans du dégagement de la garnison, et de la reprise des ruines d'Angkor.

Le 1er mars 1948, il reçoit pour la 2ème fois, à 37 ans, le commandement de la 13e demi-brigade de Légion étrangère et du secteur d'Hoc–Mon. Il est nommé lieutenant-colonel le 25 mars.

Courant mai, sur ordre du commandement, le PC doit subitement laisser son cantonnement de Gia Dinh pour un bout de terrain situé à proximité d'Hoc-Mon (17 km NO de Saigon), désertique à souhait. En un temps record et tout en poursuivant les opérations, les légionnaires de la 13e demi-brigade de Légion étrangère édifient un camp qui, très rapidement, sera appelé Arnaultville. Il sera inauguré le 21 aout 1948 en présence du général de Latour, commandant les Troupes Françaises en Indochine du Sud (TFIS) et commissaire de la République pour le Sud-Vietnam. Pour reprendre ce qu'écrit Erwan Bergot dans la revue Historia13, Arnaultville fut le "Sidi Bel Abbès" de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. En effet, outre le PC, on y trouve un centre d'accueil, d'instruction, et de repos.

Avant de quitter son commandement, conscient de ce que beaucoup de Journaux de Marches et Opérations (JMO) ont disparu du fait des opérations et des aléas de la guerre (archives détruites, disparues en mer ou par suite des combats…)14, il est soucieux de transmettre le patrimoine de la "13" à la relève. Avec les témoins encore présents, il rassemble souvenirs et documents, officiels et privés, pour reconstituer un "Résumé du Journal des Marches et opérations de la 13e demi-brigade de Légion étrangère, du 20 février 1940 au 19 février 1949".

Ce JMO manque parfois de précision faute d'acteur encore de ce monde ou joignable. "Cependant, toutes garanties peuvent être données sur la vue d'ensemble ….", et sur le fait que ces pages de souvenirs " ne comportent ni exagération ni récit tendancieux"15. On n'y trouve donc aucun passage à la gloire de tel ou tel, et bien souvent, seuls les noms des morts et des chefs sont cités.

Dix exemplaires dactylographiés seront réalisés, dont un pour : le général de Gaulle, le général Monclar, Mme Mast (marraine du régiment), et deux pour le musée, à Sidi Bel Abbès. Il en conserve un exemplaire, qu'il enrichira de ses notes et documents personnels. Seul exemplaire apparemment disponible, et souvent seule source d'information en l'absence de documents officiels, ce dernier sera consulté à maintes reprises, notamment dans les années 70-80, aussi bien par le Service Historique de l'Armée de Terre (SHAT), que par des "écrivains-historiens".

"Sous son commandement en Cochinchine, au Cambodge, et en Anam, le drapeau du régiment reçoit la croix de guerre des TOE."16

Prolongé à 2 reprises, il est rapatrié par fin de séjour en mai 1949.


13: Numéro spécial pour le 150ème anniversaire de la Légion, en 1981.

14: La 13ème DBLE n'ayant jamais connu le temps de paix, ne dispose pas de "base arrière", où elle aurait pu faire parvenir et mettre à l'abri ses "bagages".

15: cf page de garde.

16: État Signalétique et des services établi par le SHILE.


L'Afrique du Nord - La Métropole - L'Allemagne[modifier | modifier le code]

Fin 1949, il est affecté au 1er régiment étranger à Sidi Bel-Abbès, et crée de toutes pièces le Service du Moral et des Œuvres de la Légion Étrangère (SMOLE), destiné à venir en aide aux légionnaires en difficulté, qui donnera naissance à l'Institution des Invalides de la Légion Étrangère (IILE), à Puyloubier (Bouches-du-Rhône). L'hommage paru dans Képi Blanc 40 ans plus tard confirme la vision qu'il avait de ce besoin17. En 2018, les deux organismes sont toujours présents18.

Le 10 mai 1952, il est mis "à la disposition du Général Commandant le 2ème Corps d'Armée et la zone nord19 pour l'enclave française en zone US20 (zone Fritzlar, Marburg, Wetzlar)21" , afin d'assurer le "commandement territorial français en zone américaine22".

Un an plus tard, le 7 décembre 1953, il prend la tête du Service d'Information de la Légion Étrangère (SILE), à Paris, qui a pour mission principale le recrutement.

Le 22 octobre 1954, il est de retour à Sidi Bel-Abbès, où il commande le DCLE (Dépôt commun de la Légion Étrangère23) jusqu'au 20 septembre 1955, date à laquelle il rejoint une nouvelle fois la région parisienne, pour prendre cette fois-ci les fonctions d'adjoint au commandant de la Légion Étrangère, à Vincennes.

Promu Colonel le 1er juillet 1958, il prend le commandement de la subdivision militaire de Vaucluse, qu'il assumera durant 8 années.

Puis, nommé adjoint au général commandant la 3ème division militaire et la zone de stationnement Sud des Forces Françaises en Allemagne, à Fribourg, le 1er aout 1966, il est responsable du secteur de Fribourg.

Nommé général le 1er juillet 1967, il est versé sur sa demande et par anticipation dans la 2ème section des officiers généraux le .

Une fois à la retraite, il continue à servir : en recueillant tel ancien, en visitant les prisons, en promouvant l'esprit de défense, à l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), certes, mais également dans des cercles peu au fait de ces sujets comme le Lions Club ou l'académie de Vaucluse ; ou encore pour la défense d'une certaine conception de la vie, en prenant toute sa part dans l'association paroissiale, celle des parents d'élèves, du Rugby-club, les pénitents … : autant d'engagements où il lui est souvent demandé son avis, ou de témoigner de "la guerre" et du pourquoi de ses choix.

Paul Arnault décède le 9 novembre 1988 à Avignon. Il est inhumé le 12 novembre 1988 à Sorgues (Vaucluse).

Deux ans plus tard, le 1er septembre 1990, la ville de Sorgues donne son nom à une rue, en présence du général d'armée René Imbot, ancien Chef d'état-major de l'Armée de terre, qui fut l'un de ses tout jeunes officiers.


17: Képi blanc n° 486 - janvier 1989 : "c'est notamment à son impulsion que le Service du Moral doit d'avoir ses structure et organisation actuels, tant le souci du bien-être social des anciens légionnaires l'obsédait, à l'exemple d'un Rollet".

18: Avec, pour le SMOLE, un nom et des structures adaptés aux besoins actuels.

19: Forces françaises d'occupation en Allemagne.

20: Forces américaines d'occupation en Allemagne.

21: Avis de mutation n°59515 PM/2-A.1.

22: Lettre du général commandant en chef des Forces Françaises en Allemagne, en date du 16/04/1952.

23: Le DCLE coiffe le SILE et le SMOLE. Il administre en outre les candidats à l'engagement, les libérables, les hospitalisés, les permissionnaires (cf. note d'orientation). À l'époque, à l'exception du SILE et de l'IILE, toutes les formations Légion sont hors métropole.


Décorations[modifier | modifier le code]

Titulaire de la Fourragère aux couleurs de la médaille militaire avec olive aux couleurs de la croix de guerre 1939 – 1945 à titre individuel, Paul Arnault a reçu les décorations suivantes :

Liens externes[modifier | modifier le code]