Paul (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Paul (société))

Paul
logo de Paul (entreprise)
Logo de la marque.
illustration de Paul (entreprise)

Création 1889
Dates clés 8 juillet 1996 : immatriculation de la société actuelle
Fondateurs Francis Holder
Personnages clés Françoise Holder[1]
Forme juridique société par actions simplifiée
Slogan Créateur de bons moments autour de produits-plaisir, sain et de qualité
Siège social Marcq-en-Barœul (Nord)
Drapeau de la France France
Direction Maxime Holder depuis 2019
Actionnaires Groupe HolderVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraîche
Produits produits de panification industrielle, produits de pâtisserie industrielle
Société mère Groupe Holder
Sociétés sœurs Ladurée, Château-Blanc, Panapro, Panétude-Pandéco, IFH
SIREN 403 052 111
SIREN 403052111[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://www.paul.fr/fr/

Chiffre d'affaires Comptes non disponibles

Paul est une marque française de magasins, restaurants et salons de thé proposant pains, viennoiseries, sandwichs et pâtisseries.

La marque Paul est la propriété de la société Boulangeries Paul du groupe agroalimentaire français Groupe Holder.

En 2020, le réseau Paul est constitué de 749 points de ventes[3] (en succursale ou en franchise) dont 394 en France métropolitaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul est une marque familiale depuis cinq générations[réf. nécessaire].

En 1889, Charlemagne Mayot et son épouse tiennent une boulangerie située rue de la Mackellerie à Croix dans le département du Nord[4].

En 1908, leur fils, Edmond Mayot, prend la suite[4],[5].

En 1935, la fille d'Edmond, Suzanne Mayot, épouse Julien Holder, lui-même boulanger et pâtissier. Julien Holder avait appris très jeune (dès ses dix[5] ou douze[4] ans) la boulange. Ensemble, ils ouvrent une boulangerie dans la rue des Sarrazins, dans le quartier de Wazemmes à Lille[4],[5].

En 1953[6], la famille Holder achète une boulangerie-pâtisserie située place de Strasbourg à Lille[5]. L'établissement porte le nom de la famille fondatrice Paul et ce nom est conservé[6].

Point de vente "Paul" dans un centre commercial français

En 1958[4], Julien Holder meurt. Son fils, Francis alors âgé de 17-18 ans, reprend l'activité avec sa mère[4],[6]. Du fait de son statut de soutien de famille, Francis Holder ne fit pas la guerre d'Algérie, cependant, il est envoyé pour ses obligations militaires à Nogent-le-Rotrou, en Eure-et-Loir. À son retour, en 1963, il ouvre grâce à 10 000 anciens francs la première succursale Paul, boulevard de Belfort, toujours à Lille[7]. Avec l'arrivée de la grande distribution en France, il démarcha Nouvelles Galeries, Monoprix, Auchan[7]. Il obtient la livraison en pain de ces enseignes, si bien qu'il dut racheter un ancien dépôt de lin, rue Lemire, à La Madeleine afin d'y installer son siège et son principal site de fabrication de pain[8]. En 1963, il change la décoration Art déco d'origine et en 1972 il décide de mettre le fournil au cœur du magasin, à la vue des clients.

En 1990, une première boutique en franchise à l'étranger, à Nagoya au Japon. D’autres franchises suivront au Moyen-Orient, en Europe, Afrique du Nord, Asie et Amérique.La marque Paul est aujourd'hui présente dans 44 pays.

Point de vente Paul devant le musée du Louvre (Paris).

En 1993, Francis Holder crée la nouvelle l'identité de l'enseigne[4] : façades noires, décoration intérieure chinée, reproduction de tableaux sur le thème du pain qu'il collectionne dont des œuvres de Paul Chocarne-Moreau.

En 2000, Paul signe un contrat avec Elior afin de développer la marque commerciale Paul dans des lieux concédés : gares, aéroports, parcs d’exposition, aires d’autoroute ; en 2014, cela représente plus d'une centaine de points de vente en France[9].

Durant l'année, 2008, Paul lance l'opération « Mon petit boulanger » qui marque la troisième année de son partenariat humanitaire avec l'association Action contre la faim et doit leur reverser 25 000  à cette occasion[10].

Toujours en 2008, pour la première fois de son histoire, il y a plus de points de vente sous franchise Paul à l'étranger qu’en France. En s’implantant notamment en République tchèque, à Taiwan ou en Roumanie. En 2014, l'entreprise est fortement concurrencée en France et souhaite réagir en rénovant l'ensemble des points de distribution, en simplifiant ses gammes de pains ou en proposant des sandwichs frais plutôt que préparés à l'avance[9].

En France, la loi du , puis en 2016 l'article L122-17[11] du code de la consommation, restreigent l'utilisation de l'appellation « boulangerie ». Les points de terminaison de cuisson et de vente du réseau Paul sont contraints de cesser d'utiliser l'appellation « Boulangerie Paul », leurs pains et autres viennoiseries étant fabriqués et livrés par une usine de l'industrie agroalimentaire[12].

En 2022, la marque disparaît du paysage économique martiniquais après 18 ans de présence. En effet, les trois points de vente ont été racheté par une enseigne concurrente[13].

Fonctionnement terminaux de cuisson et des points de vente[modifier | modifier le code]

Des usines du Groupe Holder fabriquent des pâtons précuits et congelés qui sont livrés aux terminaux de cuisson sous franchise Paul[12].

Seuls les points de vente les plus vastes peuvent être équipés d'un terminal de cuisson, les plus petits n'étant dévolus qu'à la distribution[14] étant approvisionnés par un « atelier central »[9].

En fonction de la demande des clients, les pâtons précuits congelés peuvent être finis de cuire tout au long de la journée[réf. nécessaire].

Développement international[modifier | modifier le code]

En 1990, Paul ouvre une première boutique en franchise à l’étranger, à Nagoya, au Japon[réf. nécessaire]. D’autres franchises suivront au Moyen-Orient, en Europe, Afrique du nord et Amérique[réf. nécessaire].

En 2008, pour la première fois de son histoire, Paul ouvre plus de nouveaux magasins à l’étranger qu’en France[réf. nécessaire].

La marque Paul est aujourd’hui[Quand ?] présente dans 44 pays et revendique 355 boutiques hors de France[réf. nécessaire], notamment au Royaume-Uni, en Belgique, aux Émirats Arabes Unis, au Maroc, en République Tchèque, en Grèce, au Gabon, à Singapour, au Japon.

En dehors de l’Europe, Paul est plus considéré comme un café ou un restaurant français que comme une boulangerie, les ventes de pain y représentant moins de 10 % du chiffre d'affaires[15].

En 2021, Paul ouvre son premier point de vente au Canada, à Vancouver[16].

Partenariat et communication[modifier | modifier le code]

En 2014, Paul est associé au styliste Jean Paul Gaultier et lance au Royaume-Uni, une édition limitée d'éclairs décorés de la fameuse marinère, à l'occasion de l'exposition rétrospective de sa carrière intitulée « The Fashion World of Jean Paul Gaultier : From the Sidewalk to the Catwalk », dont la marque Paul est partenaire[17].

En 2015, une personne constate la présence d'un rat dans une vitrine d'un des points de vente du groupe à Créteil[18]. Le point de vente, qui venait de faire l'objet de travaux est rapidement nettoyé et dératisé ; l'enseigne présente ses excuses[18]. Depuis, des publications malveillantes en ligne relaient la photo de ce rat en l'associant à d'autres points de vente[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Holder se présente et décrit son groupe dans l'émission Rencontre en Nord de Julien Wzorek le 9 mars 2013 à France Bleu Nord, in : Julien Wzorek, « Rencontre en Nord avec Françoise Holder le 9 mars 2013 », sur www.francebleu.fr, (consulté le )
  2. Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  3. « Livraisons et click and collect : le nouveau visage des boulangeries Paul », sur Les Echos, (consulté le )
  4. a b c d e f et g Laurence Debril, « Dans les fournils de Paul », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  5. a b c et d Petit 2013, p. 44.
  6. a b et c « Rencontre exclusive avec Maxime Holder, président directeur général des Boulangeries Paul », sur observatoiredelafranchise.fr, (consulté le ).
  7. a et b Petit 2013, p. 45.
  8. Petit 2013, p. 46.
  9. a b et c Jean-François Arnaud, « Paul veut retrouver son croustillant », Challenges, no 404,‎ , p. 68 à 70 (ISSN 0751-4417).
  10. « PAUL lance l'opération "Mon petit boulanger" au profit de l'association », sur Action contre la Faim (consulté le ).
  11. « Sous-section 3 : Appellation de boulanger et enseigne de boulangerie (Articles L122-17 à L122-18) - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le ).
  12. a et b Muriel Gremillet, « Ce pain industriel qui fleure bon le blé », sur liberation.fr, (consulté le ).
  13. « La Villa remplace la franchise Paul en Martinique », sur RCI (consulté le ).
  14. Séverine Grumiaux, « Paul enfin en franchise », sur http://ac-franchise.com (consulté le ).
  15. Mathilde Visseyrias, « Paul se diversifie dans les cafés et les restaurants », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  16. (en) Lindsay William-Ross, « Say 'bonjour' to Paul: Vancouver now home to first Canadian location of legendary French bakery », sur vancouverisawesome.com, (consulté le ).
  17. Franck Gonzalez, « Jean Paul Gaultier habille les éclairs de Paul », Le Journal des Femmes,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. a et b Par Le 28 août 2015 à 19h04, « Créteil : « attablé » chez Paul, ce rongeur affole le Net », sur leparisien.fr, (consulté le )
  19. Team Hoax-Net, « NON, ce n’est pas à la Boulangerie Paul sur les Champs Élysées », sur HOAX-NET, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Moreau, Francis Holder : Boulangeries Paul. Comment il est devenu le 1er boulanger de France, Paris, Dunod, , 184 p. (ISBN 2-10-008222-1)
  • Jean-Marc Petit, « Paul : cinq générations au service de l'art de vivre à la française », La Saga des marques, t. 2,‎ , p. 44-47. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Lien externe[modifier | modifier le code]