Patrick Tudoret

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Patrick Tudoret
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Rhodes 2013
Naissance Oran (Algérie)
Activité principale
Écrivain, auteur dramatique, chroniqueur, consultant et chercheur
Distinctions
  • Prix des Grands Espaces
  • Prix Claude Farrère
  • Grand Prix de la Critique
  • Prix Charles Oulmont de la Fondation de France
  • Lauréat des Prix de la Recherche de l'INA
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
roman, essai, théâtre

Œuvres principales

  • L'homme qui fuyait le Nobel' (roman, 2015)
  • L’Écrivain sacrifié (Essai, 2009)
  • La Gloire et la Cendre (Récit, 2008)
  • Créances douteuses (roman, 2003)

Patrick Tudoret, né à Oran (Algérie), est un écrivain, auteur dramatique, journaliste et chercheur/enseignant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une double ascendance, bretonne (Côtes-d'Armor) et pied-noir d'origine franc-comtoise, gardoise, et lorraine, il passe son enfance entre la vallée de la Loire, la Bretagne et la Côte d'Azur puis son adolescence à La Rochelle avant de s'installer à Paris et de poursuivre ses études à La Sorbonne. Titulaire du DEA « Communication, technologie et pouvoir » de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, puis docteur en science politique (thèse sous la direction de Lucien Sfez) de cette même université, il y a notamment été l'élève de Lucien Sfez, Pierre Legendre, Pierre Bouretz, mais aussi Michel Winock ou Alain-Gérard Slama à Sciences Po Paris. Qualifié aux fonctions de maître de conférences des universités, il est chercheur en anthropologie et sociologie des médias, enseignant et consultant dans son domaine de prédilection : la rhétorique, l'analyse et la construction du discours, l'art de l'argumentation - intervenant auprès d'institutions diverses comme la Commission européenne, HEC, la Fondation Napoléon ou le ministère de la Défense (Centre des Hautes Études Militaires, notamment)[1]. Il est également coach de dirigeants. Auparavant, il fut - pendant plus de quinze ans - responsable puis directeur de la communication de plusieurs grandes institutions financières.

Patrick Tudoret a été, en 1999, invité en tant qu'enseignant et conférencier à l'université d'État de Pennsylvanie (États-Unis) et a enseigné, entre 2005 et 2012, l'art de l'argumentation dans le cadre de la Commission européenne.

Patrick Tudoret est l'auteur d'une quinzaine de livres, romans, essais, récits, parus notamment aux Éditions de la Table ronde (groupe Gallimard), aux éditions Les belles lettres et chez Grasset. Sa pièce Les Hauts-Plateaux a été jouée au Théâtre Rive Gauche, à Paris en 2006 et en province, et La Gloire et la Cendre, adaptée de son propre livre, a été créée fin 2015 par la compagnie Auxenel-Chaplin avant de partir en tournée. Il a collaboré à de nombreux journaux, magazines, revues universitaires ou littéraires et donne depuis 2004 des chroniques au journal La Montagne. Il produit et co-anime également, depuis 2010, « Tambour battant », l'émission culturelle et de débats de société, créée et présentée par Antoine Spire le vendredi soir à 21h sur DEMAIN TV (chaîne 31).

Il est depuis 2011, après en avoir été le lauréat, membre du jury du Grand prix de la Critique littéraire. Il est également sociétaire de la Société des gens de lettres (SGDL), membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), vice-président du PEN Club français. Enfin, il est membre depuis 2017 du Comité d'Organisation de la Journée du Livre du Château de Meslay dans le Vendômois.

Entre de fréquents voyages (Europe, Asie, Amérique, Moyen-Orient...), il vit à Paris et près de Vendôme.

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • L’Homme qui fuyait le Nobel (roman), Éditions Grasset (2015), Prix Claude Farrère 2016, Prix des Grands Espaces Maurice Dousset 2016, Édition en gros caractères aux Éditions de La Loupe (2016)
  • Créances douteuses (roman), Éditions de la Table ronde (2003), élu par Le Monde parmi les 7 meilleurs romans français de l'année

Essais/récits[modifier | modifier le code]

  • Le bonheur et autres broutilles, Chroniques du journal La Montagne, Éditions Les Belles Lettres (2017)
  • Dictionnaire du pays bigouden (textes et photos de Patrick Tudoret), Éditions Le Télégramme (2010)
  • L'écrivain sacrifié : vie et mort de l'émission littéraire (essai), INA-Le Bord de l'eau Éditions (2009), Thèse lauréate des prix de la recherche de l'INA en 2007 / Grand prix de la critique littéraire 2009 / Prix de l'essai Charles Oulmont de la Fondation de France 2009
  • La Rochelle. Figures libres, (récit), Photos de Pascal Moulin, Éditions Sud Ouest (2008)
  • La Gloire et la cendre, l'ultime victoire de l'Empereur (récit), Éditions de la Table ronde (2008), adapté et créé au théâtre en 2015, en tournée en France à partir de 2017.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Liberté de créer, liberté de crier, anthologie poétique, Pen Club français, Écrits du Nord / Éditions Henry (2014)
  • Poésie de langue française, anthologie thématique, Jean Orizet, Le Cherche midi (2013)
  • Le Soir des péninsules, (poèmes), Préface de Marcel Moreau, coll. « Accent tonique », L'Harmattan (2012)

Pièces de théâtre publiées[modifier | modifier le code]

  • Les Hauts Plateaux (théâtre), Éditions l'Œil du prince (2006), pièce créée au Théâtre Rive Gauche, à Paris, en 2006

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

Et de nombreux articles, chroniques et textes parus dans Quaderni, La Revue du Mauss, La Montagne, L'Atelier du roman, Grands Reportages, Le Figaro, L'Express, Service littéraire...

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Insupportables collègues (préface), de Patrick Bouvard et Jérôme Heuzé, Eyrolles (2004)
  • 1900, extrait du journal de Jules Renard (préface et notes), collection de poche « Petite Vermillon », Éditions de la Table ronde (1999)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2017 : La gloire et la cendre, avec Bruno Biezunski et Bertrand Saint. Reprise au Théâtre le Silo (41), puis en tournée.
  • 2015 : La gloire et la cendre, l'ultime victoire de l'Empereur, de Patrick Tudoret et Jacques Auxenel, d'après le livre éponyme de Patrick Tudoret (La Table ronde). Création de la compagnie Auxenel-Chaplin au Théâtre Le Silo, Montoire-sur-le-Loir (41). Mise en scène de Jacques Auxenel. Scénographie de Ludovic Hallard. Avec Bruno Biezunski et Bertrand Saint (2015).
  • 2012 : Les Hauts plateaux..., mise en scène de Fabrice Ternois, Compagnie les Z'étourdis, La Chapelle-Saint-Florent
  • 2006 : Les Hauts plateaux..., mise en scène de Jean-Paul Bazziconi, avec Christophe Bourseiller, Cris Campion, Marcelline Collard, Julie Marbœuf, Serena Reinaldi et Séverine Vincent, Théâtre Rive Gauche, Paris
  • 2001 : Rue de Budapest, mise en scène de Jérôme Heuzé, Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), Paris

Distinctions[modifier | modifier le code]

Quelques commentaires critiques[modifier | modifier le code]

  • Sur Le bonheur et autres broutilles :  "Un Eden où l'on célèbre Le bonheur et autres broutilles sous des Lumières hellènes en la plaisante compagnie d'un grand chasseur de l'absurde de nos folies ordinaires." La Montagne - 15/01/2017 "Tout ce qu’on aime chez Patrick Tudoret : cette langue remarquable, cette tenue d’écrivain, mais aussi une sorte d’aristocratie de la pensée. Magnifique ! », François Maillot, librairie La Procure, février 2017 "Une déambulation érudite dans un Olympe « préhystérique ». Centre France, janvier 2017. "Sous un titre très vialattien, des observations pointues de nos travers quotidiens, des flèches acérées, mais aussi un contrepoint de beaux moments méditatifs.”, Pierre Jourde, Le Nouvel Obs.com, mars 2017
  • Sur L'homme qui fuyait le Nobel : « Un livre absolument magnifique, tout à fait lumineux. », Olivier L’hostis, France 2/Télématin, 27 octobre 2015. « Un roman généreux, hors des modes, par un écrivain talentueux. » Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo, octobre 2015 " Un livre d’une force et d’une élégance rares, d’une grande tenue d’écriture. Un des plus grands parus cette année », François Maillot, Directeur Général de la librairie La Procure, octobre 2015. « Tudoret est un romancier de l’incarnation, il a un stylo aquarelle. II est certain qu'il a écrit un roman sensible et profond », Etienne de Montety, Figaro littéraire, 12 novembre 2015. "Des lettres qui sont de magnifiques cris d'amour", Bruno Frappat, La Croix, 9 décembre 2015.
  • Sur L'écrivain sacrifié : « Quiconque cherche à savoir ce que fait vraiment la télévision, et qu’elle se garde bien de dire, devra intégrer à sa documentation l’ouvrage de Patrick Tudoret, un livre qui dépasse largement le sujet annoncé. », François Taillandier, Livres Hebdo, 26/01/2009.
  • Sur La Gloire et la cendre : « Patrick Tudoret a réussi un livre brillant, enlevé, relecture d’une page méconnue de notre histoire nationale, qu’il intègre avec érudition dans le contexte politique, artistique ou littéraire de l’époque », Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo, 28/03/2008.
  • Sur Créances douteuses : « Par l’élégance de sa touche, l’auteur accroît - s’il est possible - la cruauté du tableau. Une minutie d’horloger, la loupe vissée dans une orbite… » Angelo Rinaldi, Le Nouvel Observateur, 20/02/2003. « Rarement, sinon jamais, les mœurs du monde des affaires n’ont été placées sous un tel éclairage. Servie par un style étincelant, c’est là une œuvre qui allie littérature et salubrité publique », Pierre-Robert Leclecrq, Le Monde, 7/03/2003.
  • Sur La Nostalgie des Singes : "Il n'est plus à souligner que patrick Tudoret est un écrivain", Pierre-Robert Leclercq, Le Magazine littéraire, octobre 1997.
  • Sur Les jalousies de Sienne : « Ce qui frappe avant tout, c'est le style étincelant de Tudoret », Frédéric Beigbeder, Le Figaro, 21/12/1994. "Un envoûtant roman en trompe-l'œil sur lequel planent quelques effluves à la Giraudoux", Jean-Luc Douin, Télérama, 19/11/1994.
  • Sur Impasse du capricorne : « Dans le très beau livre de Patrick Tudoret, la mémoire et l'oubli règlent leurs comptes. Cette poésie des villes, la valse lente des images, la langue française à son zénith, c'est bien Morand ressuscité. Qu'importe ce que découvrira le héros, seul compte l'émerveillement », Anne Pons, L'Express, 3/09/1992. "Tudoret a du goût, de la nostalgie et suffisamment de recul sur soi pour avoir signé le meilleur premier roman de la rentrée", Éric Neuhoff, Madame Figaro, 17/10/1992.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]