Patrick Saytour

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Patrick Saytour
Patrick saytour trophees 1 2004.jpg

Patrick Saytour : Trophée 2004

Naissance
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NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Patrick Saytour (né le à Nice) est un peintre français contemporain. Il vit à Aubais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au sein du groupe Supports/Surfaces, Patrick Saytour a toujours occupé, délibérément, une position marginale, critique, voire ironique. Son travail peut se définir comme une entreprise de déconstruction de la forme, de la couleur, du format, du cadre de présentation, pour reprendre les termes même de l’une de ses déclarations. Il se livrait alors à une sorte de parodie théâtralisée de l’art, mise en scène dans un vocabulaire pauvre et à l’aide d’une technologie primaire : pliages et dépliages systématiques, brûlages, trempages, solarisations, etc.

Les matériaux utilisés étaient et sont toujours choisis parmi les plus vulgaires ou les plus « kitsch » : tissus et fourrures plastiques, synthétiques, que l’on trouve en abondance sur les marchés que fréquentent les travailleurs immigrés. À la fin des années 1970, alors que se manifestait un retour à la figuration portant la peinture à renouer avec les mythes, le drame et la tragédie, il propose des assemblages d’objets de bazar : lampes, drapeaux, photos de pin-up, tapisseries décoratives décorées de caravelles, de biches dans des sous-bois, de princesses, de fantasias arabes, etc.

Plus récemment, cette posture parodique a donné lieu sous des intitulés pompeux, Anniversaires, Célébrations, Chroniques, Commémorations, Couronnements, Javas, Noces, Noubas, Monuments, etc., à des œuvres subtiles, dont le dessein de déconstruction et d’accablement de l’art est joué dans les mises en page, d’une grande beauté formelle, de panoplies de costumes de fêtes pour enfants, de chemisettes en toile grossière, de vêtements de poupées, de bandes de carton, de feutre, de caissettes de bois, de maquettes de théâtre, de gabarits et patrons de vêtements, de cartes géographiques, etc. Viennent ensuite des assemblages d’objets qui mettent en scène, monumentalisés à l’excès, des objets à la fois décoratifs et utilitaires dont une lampe métallique sortie du rêve paroxystique d’un bricoleur mégalomaniaque. Mais comme celles de Claes Oldenburg, ces « sculptures » ne s’en imposent pas moins comme des œuvres raffinées d’où émane une étrange séduction. Nous ressentons la même attirance en face de ces filets montés sur des cerceaux métalliques, où s’accrochent des fruits en plastique, des flotteurs de filets de pêche, des perles, des plumes, un attirail de décor festif dont l’artifice est exalté par une cosmétique du banal, le « pomponnage », plutôt, pour citer précisément Patrick Saytour, de l’œuvre d’art. Un pomponnage jubilatoire, arrangé avec un zèle d’étalagiste.

Les œuvres de Patrick Saytour ont été exposées dans de nombreux lieux dédiés à la présentation de l'art moderne et de l'art contemporain, en France, en Europe, en Amérique et en Asie. Elles figurent dans de nombreuses collections publiques et privées.

Patrick Saytour est représenté en France par les galeries : Galerie Bernard Ceysson, Galerie Vasistas, Galerie Philippe Pannetier et Galerie Valentin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La différence de classe, 1981, techniques mixtes sur moquette, 175 × 400 cm, Musée d'art de Toulon.
  • Fontaine de la ville d'Hirson, 1990 (latitude 49.924303,longitude 4.080522).

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (sélection)[modifier | modifier le code]

Patrick Saytour accroche un trophée lors d'une exposition réunissant Dezeuze Saytour et Viallat à Reims en juin 2005
Exposition de Patrick Saytour "Torchons-Collection" à Nîmes au printemps 2008.
Exposition de Patrick Saytour "Félix" à Clermont-Ferrand Automne 2009.

Expositions collectives (sélection)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]