Patrick Louis (homme politique)

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Patrick Louis, né le à Vitry-le-François (Marne), est un universitaire et homme politique français.

Député européen entre 2004 et 2009, il est le dernier secrétaire général du Mouvement pour la France de 2008 à 2018. Conseiller du 6e arrondissement de Lyon, conseiller de la communauté urbaine de Lyon de 2008 à 2014 et conseiller régional de Rhône-Alpes de 1998 à 2004 puis de 2010 à 2015, il mène en parallèle une carrière universitaire en économie et géopolitique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Vice-président des étudiants de l’université Jean-Moulin de Lyon entre 1977 et 1979, il est agrégé d'économie et de gestion et docteur en science politique[1][réf. à confirmer].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il participe à sa première campagne électorale aux côtés de Raymond Barre, pour les élections municipales de 1995 à Lyon. Il démissionne cependant entre les deux tours de la liste menée par Jean-Michel Dubernard dans le 6e arrondissement en raison de divergences d'opinions.

En 1998, il est élu sur la liste de Charles Millon au conseil régional de Rhône-Alpes et devient président de la commission Transport.

Élu député européen en 2004, pour la région Sud-Est, il représente avec Philippe de Villiers et Paul-Marie Coûteaux le souverainisme français au Parlement européen. Il siège pendant cinq ans au sein du groupe Indépendance/Démocratie. Lors de la législature européenne 2004-2009, Patrick Louis a été présent à plus de 83 % des sessions du Parlement européen (250 jours sur 298)[2]. 55 % de ses votes enregistrés (en) (2 732 sur 4 250) sont conformes au vote majoritaire de son groupe parlementaire, le Groupe Indépendance/Démocratie[2]. En outre, il a voté en accord avec les autres eurodéputés français dans 31 % des cas[2].

Il est le coordinateur du MPF pour la région Rhône-Alpes et l'animateur du mouvement Combat pour les valeurs. Lors du bureau politique du MPF du , Patrick Louis est nommé secrétaire général, soit numéro deux du mouvement. Il conserve cette fonction jusqu'à la dissolution du mouvement en 2018.

En , il se déclare candidat aux élections municipales de 2008 à Lyon mais se rallie finalement à Dominique Perben (UMP). En , il est élu conseiller d'arrondissement dans le 6e, puis conseiller communautaire du Grand Lyon.

En , il est de nouveau élu conseiller régional en Rhône-Alpes et siège dans le groupe Union de la droite et du centre.

Il a envisagé avec Christine Boutin une liste commune aux élections européennes de 2014[3] mais y renonce peu de temps après[4].

Il dissout le MPF le [5] et co-préside depuis lors le conseil scientifique de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques en tandem avec Jacques de Guillebon[6].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Professeur agrégé (économie et gestion) à l'université Jean-Moulin-Lyon-III, spécialisé en économie politique et en géopolitique à l’IAE Lyon 3 depuis 1983, il est responsable du master 2 « politiques stratégie action politiques internationales » option expertise internationale »[1]. Il est le directeur du site interactif de géopolitique geolinks.fr. Cofondateur de l’école de commerce Hestrad, qui par la suite a fusionné avec ESDES – faculté catholique. Il enseigne également à l’EM Lyon Business School et au séminaire d'Ars.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa fille, Anne Lorne, est également engagée en politique, conseillère régionale Les Républicains[7] d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Patrick Louis et Alain Teston, Le Budgétaire, Paris, First, (ISBN 2-87691-049-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « CV université Lyon III », sur univ-lyon3.fr.
  2. a b et c VoteWatch, statistiques des votes de Patrick Louis.
  3. AFP, « Boutin appelle les sympathisants d'extrême droite à la rejoindre », sur Le Nouvel Observateur.com, (consulté le 1er février 2014).
  4. AFP, « Christine Boutin lâchée par l'un de ses alliés », sur L'Express.fr, (consulté le 1er février 2014).
  5. « Mouvement pour la France », sur partis.projetarcadie.com, (consulté le 5 septembre 2019)
  6. « Marion Maréchal lance son école de sciences politiques à Lyon », sur Europe 1, (consulté le 5 septembre 2019).
  7. Paul Piccarreta, « Anne Lorne : politique, de père en fille », famillechretienne.fr, 4 novembre 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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