Patrick Karam

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Patrick Karam
Illustration.
Patrick Karam le 17 mars 2010.
Fonctions
Vice-président du Conseil régional
d'Île-de-France

chargé des Sports, des Loisirs, de la Jeunesse, de la Citoyenneté et de la Vie associative
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 3 jours)
Président Valérie Pécresse
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(10 ans, 7 mois et 26 jours)
Élection 21 mars 2010
13 décembre 2015
Président Jean-Paul Huchon
Valérie Pécresse
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Conjoint Samia Badat-Karam
Diplômé de Université de Bourgogne
Université Panthéon-Sorbonne
Université Paris Descartes

Patrick Karam, né le à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, est une personnalité française de la défense des droits de l'homme et un chercheur en relations internationales. Ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer sous Nicolas Sarkozy, il est conseiller régional d'Île-de-France (UMP) depuis 2010.

Inspecteur général de la jeunesse et des sports depuis 2011, il est depuis janvier 2020 inspecteur général de l'éducation, des sports et de la recherche (IGSR), corps de contrôle de l'Etat.

Il est président de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO) créée en [1]. Entre et , il est le 1er président du Conseil représentatif des Français d'outre-mer. Depuis , il est vice-président du conseil régional d'Île de France, chargé de la jeunesse, des sports, de la vie associative, des loisirs, de la citoyenneté[2].

Origines et études[modifier | modifier le code]

D'origine libanaise[3], Patrick Karam a vécu et suivi sa scolarité en Guadeloupe jusqu’à l’obtention de son baccalauréat C (série scientifique de l'époque) au lycée de Baimbridge en Guadeloupe.

Il est docteur en sciences politiques (université de Bourgogne à Dijon)[4], titulaire d’un DEA de droit international public, public et organisations internationales (université Sorbonne-Paris 1), et d'une maîtrise de droit public (université René Descartes-Paris 5).

Droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Il a, de 1987 à 1989, créé et dirigé Droits de l’homme et solidarités interjeunes, une organisation humanitaire réalisant notamment des jumelages d’écoles françaises avec des écoles africaines et libanaises, ainsi que l'opération Sauvez les enfants du Liban pendant les bombardements en 1989, qui a mobilisé 150 000 enfants et des milliers d'écoles (réunissant dessins, poésies, courriers... adressés à quatre chefs d'État).

De 1989 à 1994, Karam a été président-fondateur de l'Union des jeunes européens qui s'est illustrée dans la défense des minorités et des droits de l'homme.

À la chute du mur de Berlin, il a été l'initiateur des Eurobus de la liberté, opération qui a permis à deux cents jeunes français d’aller à la rencontre des jeunes et des dirigeants de tous les pays d’Europe centrale. Il a mené à cette époque différentes missions d’enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans des pays en guerre, comme le Liban, l’ensemble du Caucase (Tchétchénie, Haut-Karabagh, Abkhazie, Ossétie, etc.), la Yougoslavie et l’Asie centrale.

Il organise de différents colloques dont celui sur le Caucase à l’Assemblée nationale en 1992 et produit un rapport sur les violations des droits de l’homme dans le Caucase en 1992. Il a aussi publié d'autres rapports comme celui sur les violations des droits de l'homme au Liban pendant la guerre ou encore celui sur les minorités hongroises en Europe.

De 2001 à 2003, il a été le président-fondateur du Collectif des auteurs de l’Harmattan (CAL) réunissant plus de 2 000 auteurs dont 60 % de chercheurs et professeurs d’universités.

De à , il a été président-fondateur du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais (Collectifdom), association de défense et de promotion des Français d’outre-mer. Il y a notamment rédigé un rapport en 2004 intitulé Français d’outre-mer : Dossier sur une discrimination occultée, dans lequel il met en évidence les problématiques spécifiques des ultramarins. Dans ce cadre, il est un des acteurs de premier plan à l'automne 2005 de l'Affaire Olivier Grenouilleau.


Fin , il crée la Coordination Chrétiens d'Orient en Danger, avec le soutien d'évêques, de prêtres représentant les différentes églises d'Orient ainsi que des organisations laïques regroupant des militants de toutes tendances politiques. Définie par le journal L'Orient-le-Jour comme le lobby des Chrétiens d'Orient, la Coordination Chrétiens d'Orient en Danger vise à obtenir des pouvoirs publics nationaux, européens et onusiens différentes actions et résolutions pour protéger les Chrétiens menacés en Orient et œuvrer pour qu'ils puissent continuer à vivre sur place en harmonie avec toutes les autres communautés. La Coordination qui a été reçue par Laurent Fabius est soutenue par plus de 120 parlementaires français. Elle a obtenu la création d'une mission d'études sur les Chrétiens d'Orient à l'Assemblée nationale et travaille sur le vote d'une résolution à l'Assemblée générale des Nations unies sur les chrétiens d'Orient. Patrick Karam a organisé différentes missions en Irak, Syrie, Liban, Egypte avec plusieurs dizaines de parlementaires français et européens et sous son impulsion la CHREDO a organisé une conférence internationale à Paris regroupant les hauts responsables religieux chrétiens et musulmans de 9 pays d'Orient qui ont signé le protocole international de Paris en décembre 2018 reconnaissant pour la première fois que les Chrétiens en Orient et les autres minorités sont des citoyens égaux en droits et devoirs avec les musulmans.

Le , il devient le premier président du Conseil représentatif des Français d'outre-mer[5]. Il est élu à l'unanimité des quelque 250 membres fondateurs ultramarins: 28 députés, sénateurs, président de région et département, 26 élus de l'hexagone, 80 personnalités les plus emblématiques, 130 présidents d'associations. En , il a été réélu à l'unanimité des membres du CREFOM moins une voix. En , il démissionne afin de rejoindre la campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Patrick Karam a, pendant la campagne électorale présidentielle de 2007, créé et dirigé les comités de soutien ultramarins à Nicolas Sarkozy organisés par région et par profession et a rassemblé plus de 4 500 originaires de l'outre-mer lors d'un meeting à Paris Montparnasse.

En , Patrick Karam est nommé délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer par le président de la République Nicolas Sarkozy. Quelques mois après sa nomination, il aurait été poussé à la démission par des tensions avec Christian Estrosi, secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du ministère de l'Intérieur[6], mais reste finalement en poste. En désaccord sur la politique outre-mer menée par la ministre Marie-Luce Penchard, il refuse d'accompagner le président de la République en à la Réunion puis en aux Antilles. Il donne sa démission en , finalement acceptée au bout de trois mois en par Sarkozy. Il est nommé inspecteur général de la jeunesse et des sports par décret présidentiel en .

Karam a créé et dirigé 43 comités de soutien de la diversité pour Sarkozy pendant l'élection présidentielle de 2012. Ces comités ont regroupé des Français de toutes les origines et de toutes les confessions et mobilisé plus de 8000 personnes au meeting de lancement de la campagne présidentielle à Villepinte.

Il a formé un ticket avec Chantal Jouanno à Paris pendant les élections régionales de 2010. Numéro 2 sur la liste de la majorité présidentielle à Paris, il siège depuis au conseil régional d'Île-de-France.Il démissionne de l'UMP mais reste un fervent partisan de Sarkozy. Il siège au conseil régional d'Île-de-France aux côtés de Valérie Pécresse en qualité de non-inscrit. Depuis , il est vice-président du conseil régional d'Île de France, chargé de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Il est également vice-président du mouvement Libres! présidé par Valérie Pécresse.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Dans le cadre de la campagne des Primaires, il est nommé orateur national chargé de l'outre-mer, des réseaux de la diversité et des chrétiens d'Orient[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à Samia Badat-Karam depuis  ; celle-ci est conseillère municipale et maire adjointe dans le 16e arrondissement de Paris depuis les élections municipales de 2014[8] puis en 2020, elle a été élue conseillère de Paris.

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Spécialiste des relations internationales et notamment du Caucase et d’Asie centrale, Patrick Karam a publié de nombreux articles et ouvrages, qui rendent compte de la situation politique et religieuse dans cette région entre 1991 et 2002. Liste non exhaustive :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Perrin, « Querelles de chapelle autour des chrétiens d’Orient », sur lemonde.fr, .
  2. franceinfo, « Coronavirus : un vice-président de la région Île-de-France attaque l'ARS et l'AP-HP en justice et démission... », sur francetvinfo.fr, Franceinfo, (consulté le 3 août 2020).
  3. Olivier Schmitt, « Petit déjeuner avec Patrick Karam », Le Monde 2,‎ , p. 66.
  4. http://www.sudoc.fr/043822835.
  5. Création d’un Conseil représentatif des outre-mer (CREFOM)
  6. Franck Sali, « Patrick Karam sur la sellette », sur Afrik.com, 19 décembre 2007. Consulté le 23 mars 2009.
  7. « Primaire à droite : l’équipe de campagne de Sarkozy se précise », lemonde.fr, 31 août 2016.
  8. Léia Santacroce, « Portrait de la Réunionnaise Samia Badat-Karam, candidate UMP dans le XVIe à Paris », francetvinfo.fr, 28 février 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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