Patrick Brunie

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Patrick Brunie
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Patrick Brunie au Yémen en 2007.
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur
Films notables La Ville à prendre
Xueiv

Patrick Brunie est un réalisateur français né en 1947 à Paris. Il est connu notamment grâce à son documentaire La Ville à prendre sorti en 1979, .

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrick Brunie est né en 1947 à Paris[1].

Il est diplômé du Conservatoire du cinéma français (C.I.C.F.), section réalisation et montage. Depuis 1971, il est 1er assistant réalisateur (longs-métrages)[2].

Après avoir joué en 1974 le rôle de « Corset » dans plusieurs épisodes de La Cloche tibétaine, Patrick Brunie a été 1er assistant réalisateur sur le film érotique de 1976, French érection, puis sur la mini-série de 1978, Le Mutant. Il commence ensuite une carrière de réalisateur avec le documentaire La Ville à prendre en 1979[1].

Son deuxième long métrage, Xueiv - anagramme de vieux -, est réalisé en 1982 à partir d'une démarche de l'association Vieillir autrement, mobilisant dans le Nord et le Pas-de-Calais « des milliers de personnes, mineurs, paysans, syndicalistes, retraités ou lycéens pour une réflexion sur le vieillissement... et sur la vie elle-même »[3].

A partir de 1991, Patrick Brunie se lance dans un nouveau projet de film, La Bataille navale[4]. Conçu sur la base d'un texte de l'écrivain Bernard Noël, ce projet, qui devait être tourné au Yémen et qui semblait devoir obtenir l'accord des autorités locales, capote finalement à cause de la présence prévue dans le film d'une scène d'amour. Patrick Brunie insistant pour que le film soit tourné au Yémen, aucun accord ne peut être trouvé, ce qui entraine le désistement du producteur et des mécènes envisagés[5].

Patrick Brunie est par ailleurs le fondateur d'un collectif d'artistes, « Les Gardiens du pont ». Présidé par le producteur de films Alain Depardieu, le frère du comédien, ce collectif avait réussi depuis 1999 à transformer la culée du pont Alexandre-III, côté rive gauche, en « un lieu insolite d'expositions et de soirées prisées des jeunes créateurs et du Tout-Paris underground », selon l'appréciation du Parisien. Le collectif met fin à ses activités le 8 mars 2012[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Conservez votre billet jusqu'à la sortie[7]
  • 1981 : Fifres et tambours
  • 1981 : Un dimanche à Herzeele
  • 1993 : Fuis la nuit[8]
  • 2008 : Malam, l'œuvre insoumise

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Patrick Brunie, sur imdb.com (consulté le 12 mai 2021).
  2. Cinéma du réel - Patrick Brunie, sur archivescinereel.bpi.fr (consulté le 12 mai 2021).
  3. Daniel Garcia, « Comment « vieillir autrement » », Le Monde, 28 février 1983 (consulté le 16 mai 2021).
  4. Jacques Mandelbaum, « Du Yémen aux Tuileries, un fantôme de film », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Christophe Ayad, « Pas d'amour de cinéma au Yémen. «La Bataille navale» n'a pu y être tournée à cause d'une scène d'amour. », sur Libération, (consulté le 12 mai 2021)
  6. « Ils se sabordent sous le pont Alexandre-III », sur Le Parisien, (consulté le 12 mai 2021)
  7. Gilles Colpart, La Saison cinématographique 82, octobre 1982, p. 375
  8. Bref, no 18, août 1993, p. 16
  9. « Film produit par la CFDT et dans lequel le témoignage des travailleuses ont une grande force » (Françoise Audé, Ciné-modèles, cinéma d'elles. Situations de femmes dans le cinéma français 1956-1979, L'Âge d'Homme, 1981)

Liens externes[modifier | modifier le code]