Patrice Leraut

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Patrice Leraut
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Patrice Leraut est un entomologiste et écrivain français contemporain, né à Paris vers 1945, lauréat de l'Académie française en 2000 (Littérature et philosophie) [1].

Patrice Leraut est chercheur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris [2]. S'étant illustré dans le domaine de l'entomologie française dans le dernier quart du XXe siècle, il est l'auteur de plus de 250 publications[3] traitant principalement des Lépidoptères et des Névroptères. Il a en particulier créé à la fin des années 1970 une liste référençant l'intégralité des Lépidoptères connus en France et en Belgique, dont la nomenclature et la synonymie demeurent utilisés actuellement dans de nombreux pays d'Europe : la Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse (1980, seconde édition 1997) [4]. Il a réalisé un atlas des hétérocères et rhopalocères d'Europe, dont sept sont parus à ce jour[5], ainsi que des ouvrages destinés à un public plus vaste tels que Regard sur les insectes (2003) [6] et Où les papillons passent-ils l'hiver ? (2012).

Ses découvertes les plus notables sont celles de la véritable Pyrale du maïs, espèce ravageuse des cultures jusqu'alors confondue avec une espèce beaucoup plus polyphage[7] — cette découverte étant toujours sujet d'importantes controverses — sur des fondements morphologiques et génétiques ; de la Pyrale de Bayasse (Pempeliella bayassensis (en) Leraut, 2001), répandue en Europe du Sud et Afrique du Nord, et de la Fidonie de Leraut (Crocota pseudotinctaria Leraut, 1999), une phalène jaune vif endémique des Alpes centrales et occidentales. Il a également réalisé de nombreux travaux portant sur Madagascar, dont un volume de la série Faune de Madagascar (tome 72) portant sur les Crambidae Scopariinae, édité en 1989.

Patrice Leraut est le père du scientifique français Guillaume Leraut[8]. Ce dernier a publié divers articles d'entomologie en France et en Grande-Bretagne[9] depuis 2002 ; il a également édité en 2015 dans le domaine de la mycologie une monographie des Bolétales et espèces hydnoïdes de France[10]. G. Leraut est élu en 2017 membre du Conseil d'administration de la Société entomologique de France, et reçoit en 2019 la dignité de Fellow of the Royal Entomological Society (Londres).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Patrice Leraut, Liste systématique et synonymique des lépidoptères de France, Belgique et Corse, supplément à Alexanor, 1997.
  • Patrice Leraut, L'album des insectes, éd. Delachaux et Niestlé, 1999.
Prix Jacques-Lacroix 2000 de l’Académie française
  • Patrice Leraut, Le Guide entomologique, Plus de 5 000 espèces européennes, éd. Delachaux et Niestlé, 2003.
  • (en) Patrice Leraut, Moths of Europe, NAP Editions, 2006 (vol. 1), 2009 (vol. 2), 2012 (vol. 3), 2014 (vol. 4), 2019 (vol. 5 et 6).
  • (en) Patrice Leraut, Butterflies of Europe,, Verrières-le-Buisson, NAP Editions, 2016.
  • Patrice Leraut et Gilles Mermet, Regard sur les insectes – Collections d'entomologie du Museum national d'histoire naturelle, Paris, Imprimerie nationale, 2003.
  • Guillaume Leraut, « Les Brachodidae de France : notice synthétique et données nouvelles (Lepidoptera, Cossoidea, Brachodidae) », Nouv. Revue Ent. (N.S.), 28 (1), 2012.
  • (en) Guillaume Leraut, « Description of a new subspecies of Callistege mi (Clerck, 1759) (Lep.: Erebidae): Callistege mi delplanquei, nov. ssp. », The Entomologist's Record and Journal of Variation, 125 (2), 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Patrice LERAUT | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 25 septembre 2020)
  2. http://www.mnhn.fr/oseb/IMG/pdf/Organigramme_2010.pdf
  3. le Guide entomologique, Delachaux et Niestlé, 2003, 4e de couv.
  4. Patrice Leraut, Liste systématique et synonymique des lépidoptères de France, Belgique et Corse, Supplément à Alexanor, 2e éd., 1997.
  5. « Moths of Europe Volume 2 - UKMoths review », sur ukmoths.org.uk (consulté le 25 septembre 2020)
  6. « Les Éditions du Muséum », sur Muséum national d'Histoire naturelle (consulté le 18 septembre 2020).
  7. (en) « Ostrinia nubilalis (Hubner, 1796) », sur gbif.org (consulté le 18 septembre 2020).
  8. http://www.nouvelle-revue-entomo.fr/F28.1.pdf
  9. « Abstracts from 2013 - The Entomologist's Record and Journal of Variation », sur www.entrecord.com (consulté le 25 septembre 2020)
  10. « BnF Catalogue général », sur bnf.fr (consulté le 18 septembre 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]