Patrice Desbiens

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Patrice Desbiens
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Patrice Desbiens, né le à Timmins en Ontario, est un poète, parolier, conteur et musicien franco-ontarien[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrice Desbiens est originaire de Timmins en Ontario[3]. Après des études secondaires au Collègue du Sacré-Cœur de Timmins, Patrice Desbiens est journaliste à L'Express de Toronto[1].

Il signe des textes dans plusieurs revues et périodiques dont Estuaire, Exit, Le Sabord, Hamilton, Express, La Souche, Réaction, Alive Press, Poetry Toronto Newsletter, Steak Haché ainsi que Rauche[1].

En 1988, à la suite d'une invitation au Salon du livre de Québec, il s'installe dans la ville de Québec, puis à Montréal, en 1993, où il vit présentement[1],[4].

Que ce soit en tant que poète ou musicien, Desbiens est actif sur la scène littéraire et participe à des lectures publiques et des conférences. Il fait notamment la tournée de Trésor de la langue de René Lussier présentée dans plusieurs maisons de la culture de Montréal, à Paris, puis en Belgique. En 1999, René Lussier réalise deux disques inspirés de cette collaboration avec Patrice Desbiens : Patrice Desbiens et Les Moyens du Bord et La grosse guitare rouge[1],[5].

En poésie, Patrice Desbiens publie plus d'une trentaine de recueils dont Amour ambulance (Écrits des Forges, 1989), Bleu comme un feu (Prise de parole, 2001), Hennissements (Prise de parole, 2002), En temps et lieux (L'Oie de Cravan, 2007), Décalage (Prise de parole, 2008), Un pépin de pomme sur un poêle à bois (Prise de parole, 2011), Vallée des cicatrices (L'Oie de Cravan, 2015) ainsi que Sous un ciel couleur cayenne (Prise de parole, 2017)[6],[2],[7],[8],[9],[10],[11].

En 1985, Patrice Desbiens est finaliste pour le Prix du Gouverneur général (pour Dans l'après-midi cardiaque. Il obtient la même année, Prix du Nouvel-Ontario. En 1997, il reçoit également le Prix Champlain (pour Un pépin de pomme sur un poêle à bois) ainsi que le Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice-Estuaire en 1998 (pour son recueil La Fissure de la fiction)[11],[12],[1].

Patrice Desbiens est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois[1].

Thématique et esthétique[modifier | modifier le code]

L'œuvre poétique de Patrice Desbiens s'inscrit dans le mouvement du pays et de l'identité de la littérature franco-ontarienne, souvent interprétée comme l'expression de la condition de minoritaire. Il présente l'effort et l'originalité de la situation linguistique, dans L'espace qui nous reste (1979)[13] :

« je vis à toronto ontario
j'ai un larousse de poche
avec 32 000 mots.
je trébuche sur ma langue.
ma langue se détache de
ma bouche.
elle se trotille, elle frémit
comme un chien mourant
sur la rue yonge. »

Patrice Desbiens décrit l'Ontario français comme un milieu inhospitalier, notamment dans le recueil Sudbury , « cette ville qui nous écrase », « qui nous mange comme un cancer », « qui nous arrache les ailes ». Héritier de la Beat Generation, Desbiens emprunte au jazz une syntaxe éclatée, mais rythmée, de même qu'une expression populaire et contestataire[14],[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

Livre d'artiste[modifier | modifier le code]

  • La troisième Langue de feu, avec des illustrations de Robert Daigneault, Montréal, Steak haché, 2003, 63 p. (ISBN 2-9807109-2-X)

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1985 - Finaliste : Prix du Gouverneur général (pour Dans l'après-midi cardiaque)[16]
  • 1985 - Récipiendaire : Prix Nouvel-Ontario (pour Dans l'après-midi cardiaque)[2]
  • 1997 - Récipiendaire : Prix Champlain (pour Un pépin de pomme sur un poêle à bois)[1]
  • 1998 - Récipiendaire : Prix de poésie Les Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire (pour La fissure de la fiction)[12]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h « Recherche - L'Île », sur www.litterature.org (consulté le )
  2. a b et c Georges Bélanger, « Portrait d’auteur : Patrice Desbiens », Francophonies d'Amérique, no 2,‎ , p. 93–100 (ISSN 1183-2487 et 1710-1158, DOI 10.7202/1004408ar, lire en ligne, consulté le )
  3. Catherine Morasse, « Grandir, dans l'oeil d'un franco-ontarien », Le Droit,‎ , p. M1, M5.
  4. Emir Delic et Pierre Nepveu, « ENTRETIEN AVEC PATRICE DESBIENS », Voix et Images, vol. 44, no 3,‎ , p. 13–28 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/1064619ar, lire en ligne, consulté le )
  5. David Cantin, « Le poète comme improvisateur », Le Devoir,‎ , p. D26.
  6. Rachel Leclerc, « Patrice Desbiens, Robert Berrouët-Oriol », Lettres québécoises : la revue de l’actualité littéraire, no 135,‎ , p. 39–40 (ISSN 0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
  7. Ève Dumas, « Patrice Desbiens, poète jour et nuit », La Presse,‎ , p. D6.
  8. Dominic Tardif, « Poésie - Patrice Desbiens : partout et nulle part », Le Devoir,‎ , p.F1.
  9. Thierry Bissonnette, « Diagonales du fou », Le Devoir,‎ , p. f3.
  10. Louis Bélanger, « Patrice Desbiens : des mots, des choses », Spirale N° 174,,‎ , p.13.
  11. a et b Hugues Corriveau, « Le déroutant Patrice Desbiens », Le Devoir,‎ , p. F5.
  12. a et b « Prix et distinctions », Lettres québécoises : la revue de l’actualité littéraire, no 91,‎ , p. 54–54 (ISSN 0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
  13. Yvette Bénayoun-Szmidt, « Littérature francophone en Ontario. De l'histoire et de l'écriture », Globe : revue internationale d'études québécoises, vol. 6, no 1,‎ , p. 65-84 (lire en ligne)
  14. Lucie Hotte, « La littérature franco-ontarienne », Québec français, no 154,‎ , p. 69-72 (lire en ligne, consulté le ).
  15. Jean-Sébastien Ménard, « Patrice Desbiens, poète beat», Terra Nova Magazine, .
  16. Brigitte Haentjens, « Patrice Desbiens, un grand écrivain : son ironie protège du désespoir », Liaison, no 40,‎ , p. 5–5 (ISSN 0227-227X et 1923-2381, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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