Patience Dabany

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Patience Dabany
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Biographie
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Patience Dabany[1], de son vrai nom Marie-Joséphine Nkama[2], est une artiste musicienne gabonaise née le à Brazzaville (République du Congo), à l'époque capitale de l’Afrique-Équatoriale française.

Elle a notamment été Première dame du Gabon[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père biologique est Joseph Nkama. Son beau-père Jérôme Dabany et sa mère Véronique Nabibiga sont tous deux originaires du Haut-Ogooué (Gabon). D'où son nom Joséphine Nkama Dabany.

Marie-Joséphine fait ses études primaires à l'école catholique de Brazzaville où elle devient par la suite institutrice. Comme tout enfant, elle s’identifie très vite à ses parents à travers les chants et les danses traditionnelles de sa mère au clair de lune, plus encore au son des tambours et de l’accordéon de son père et de la guitare de son frère.

Marie-Joséphine grandit dans l’affection de sa grande sœur Emma-Rose Ngoulakia, de ses grands frères Djoué Dabany et Jean Boniface Asselé, si bien que lorsque ses parents viennent à disparaître, ses frères et sa sœur les remplacent.[réf. nécessaire]

En 1958, âgée de 14 ans, elle rencontre le jeune Albert-Bernard Bongo qui l’épouse le et avec qui elle a deux enfants : Alain Bernard Bongo (Ali Bongo Ondimba) et Albertine Amissa Bongo. En 1967 lorsque Albert Bernard Bongo accède à la magistrature suprême du Gabon, Marie-Joséphine Nkama devient la première dame du Gabon[4].

Histoire de Kounabeli[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 1968, le président Albert Bernard Bongo crée le Parti démocratique gabonais (PDG) pour asseoir sa politique. Joséphine, alors Première dame du Gabon, soutient son époux en créant, le 23 novembre 1968, le groupe Akébé II, allusion directe au quartier où habitait la majorité des militantes du groupe. C'est dans la même perspective qu'elle lance l'orchestre Banowita qui évoluera aux côtés du groupe. En 1975 Akébé II change de nom et devient Kounabéli Mbil'asuku qui signifie « l'aigle du Haut-Ogooué ». Joséphine Nkama, devenue Patience Dabany, est auteur compositeur de musiques et chorégraphies du groupe. Ce dernier, qui comptait au départ 70 femmes, a vu ses rangs grossir jusqu'à atteindre 1 000 participantes lors des grandes manifestations.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

En 1987 après son divorce avec le président Omar Bongo, Marie-Joséphine s'exile en Europe puis aux États-Unis pour entamer une carrière musicale. Elle change de nom et devient alors Patience Dabany. Patience Dabany dite « la Mama »[5] puise son inspiration dans la rumba congolaise et dans le répertoire batéké, au sud-ouest du Gabon. Elle a ouvert deux studios numériques : Mbila à Los Angeles aux États-Unis et Elumba 2 à Libreville (Gabon). Patience Dabany est titulaire d’un DESS de percussions obtenu à l’Institut Supérieur de Los Angeles[réf. nécessaire], aux États-Unis. Patience Dabany est à la fois auteure, compositrice, percussionniste et chanteuse, une rareté en Afrique et même au Gabon. Elle a également contribué à lancer des artistes gabonais comme Oliver NGoma, Aziz Inanga, Annie Flore Batchiellilys ou Angèle Assélé (sa nièce). Patience Dabany chante en plusieurs langues et dialectes du Gabon (français, anglais, lingala, fang, batéké...) et ses chansons sont réputées mélodieuses et dansantes au point de lui donner une renommée internationale avec des musiques variées (rap, zouk, salsa, rumba...) Dans ses chansons, Patience Dabany aborde les thèmes de l'amour, le temps, la mort.

En 2004, Patience Dabany sort son opus Obomiyia produit par le Camerounais Edgar Yonkeu, avec la participation de Quincy Jones et de Jacob Desvarieux. En 2007, elle sort l'album No Comment, avec pour titre phare "Ewawa". En 2010, la mama Patience Dabany réalise un double album, La locomotive, avec des medleys, un bonus track et des titres aux beats afro zouk, zouk-love, rumba, afro-cubain, afro-jazz, merengué ou batéké. Cet opus est réalisé avec des invités, dont le groupe hip-hop gabonais Hayo’e, Jacob Desvarieux. Ce disque sera suivi en 2011 de La locomotive 2, spécialement consacré à la salsa new-yorkaise et portoricaine, dont un duo avec le Portoricain Tito Nieves (Humberto Nieves) sur le titre Mandoulila. On y entend une version merengué de La vie a changé (compas haïtien). En juin de la même année, la diva gabonaise participe à la « Grande Nuit Africaine » au Stade de France, aux côtés de nombreuses vedettes du continent. Le 2 novembre 2012, elle est à nouveau à Paris pour un concert au Zénith.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

1-Associé II (1987) 33T/LP

2-Dis-moi [Your love]-(1990) CD & K7

3-Lévékisha (1994) CD & K7

4-Chérie ton disque est rayé (1995) CD

5-La vie à changée [ Nouvelle attitude] 1998 CD

6-Article 106 ( 2001) CD

7-Associé ( 2002) CD

8-Obomiya (2004) CD

9-No Comment ( 2007) CD

10-La Locomotive (2010) CD

11-La Locomotive II (2011) CD

Quelques Singles[modifier | modifier le code]

1-Voté Ali Bongo ( 1996)- Les Élections législatives 1996

2-Mari mar ( 2006)

3-Les Panthère du Gabon ( 2007)

4-L'amour d'une mère ( 2008)

5-Papa Africa (2009) - Décès du Président Omar Bongo Ondimba

6-Ali 9 (2009) - Élection anticipée 2009

7-Un an déjà ( 2010)-Anniversaire décès du Président Omar Bongo Ondimba

8-Cinquantenaire du Gabon ( 2010)

9-On vous connait (2011)

10-Célébrons l'Afrique feat Magic System, X Maleya, Miki Badboy & Bill Clinton Kalonji (2012) - Coupe d'Afrique 2012

11- Tais-toi quand tu parles (2016)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]