Pont des Arts

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Pont des Arts
Le pont des Arts et le palais du Louvre.
Le pont des Arts et le palais du Louvre.
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 30″ N 2° 20′ 15″ E / 48.858333, 2.3375
Fonction
Franchit la Seine
Fonction Piétons
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 155 m
Largeur 11 m
Matériau(x) fonte
Construction
Construction 1981 - 1984
Architecte(s) Louis-Alexandre de Cessart,
puis Louis Gerald Arretche
Historique
Protection  Inscrit MH (1975)

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Pont des Arts

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Pont des Arts

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Pont des Arts

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Pont des Arts

Le pont des Arts (ou la passerelle des Arts) est un pont traversant la Seine au centre de Paris. Il relie les quais Malaquais et Conti au niveau de l'Institut de France, dans le 6e arrondissement, aux quais François-Mitterrand et du Louvre au niveau de la cour carrée du palais du Louvre (qui s'appelait « palais des Arts » sous le Premier Empire), dans le 1er arrondissement.

Le pont des Arts est inscrit monument historique depuis le [1].

Ce site est desservi par la station de métro Louvre - Rivoli.

Histoire[modifier | modifier le code]

La passerelle de 1804[modifier | modifier le code]

Entre 1801 et 1804, une passerelle de neuf arches en fonte réservée aux piétons est construite à l'emplacement de l'actuel pont des Arts : c'est le premier pont métallique de Paris. Cette innovation est due au premier consul Napoléon Bonaparte, suivant une réalisation du Directeur des Ponts de Paris : Jean-Baptiste Launay, fondeur. Les ingénieurs Louis-Alexandre de Cessart et Jacques Vincent de Lacroix Dillon conçoivent cette passerelle pour ressembler à un jardin suspendu, avec des arbustes, des bacs de fleurs et des bancs.

Vues historiques de la 1re passerelle

Le pont modifié de 1852[modifier | modifier le code]

En 1852, à la suite de l'élargissement du quai de Conti, les deux arches de la rive gauche deviennent une seule arche.

Le pont était soumis à un droit de péage[2]. Ainsi, dans le roman La Rabouilleuse, d'Honoré de Balzac, Philippe Bridau « faisait cirer ses bottes sur le Pont-Neuf pour les deux sous qu'il eût donnés en prenant par le pont des Arts pour gagner le Palais-Royal »[3].

Vues historiques du pont après 1852

Le 12 avril 1943, le corps du général Mordacq fut retrouvé en dessous du Pont des Arts. Le lendemain, la radio allemande annonce son suicide, annonce reprise par les autres journaux; cependant l'autopsie ainsi que le rapport de police sont censurés.

En 1976, l'inspecteur général des Ponts et Chaussées rapporte la fragilité de l'ouvrage, principalement due aux bombardements des Première et Seconde Guerres mondiales et à plusieurs collisions de bateaux en 1961 et 1970.

Le pont sera fermé à la circulation en 1977 et s'effondrera effectivement sur 60 mètres en 1979 lors d'un dernier choc avec une barge. Le pont est démonté en 1980, environ la moitié du pont, 4 arches, est récupérée par la ville de Nogent-sur-Marne. Après dix ans de stockage, la passerelle est remontée en bord de Marne, près du port de plaisance, où l'on peut la parcourir aujourd'hui[4]. Son inauguration en 1992 est présidée par Jacques Chirac.

Le pont de 1984[modifier | modifier le code]

Le pont actuel a été reconstruit entre 1981 et 1984 « à l'identique » selon les plans de Louis Arretche, qui a diminué le nombre des arches (sept au lieu de huit), ce qui permet leur alignement sur celles du pont Neuf, tout en reprenant l'aspect de l'ancienne passerelle. La passerelle a été inaugurée par Jacques Chirac – alors maire de Paris – le .

Description[modifier | modifier le code]

Servant parfois de lieu d'exposition, c'est aujourd'hui un lieu attirant les peintres, dessinateurs et photographes (pour son point de vue unique), mais aussi les amateurs de pique-niques durant l'été.

À la fin des années 1990, un projet de construction de passerelle piétonnière franchissant le Kamogawa à Kyoto, au Japon, a été développé en prenant comme modèle le pont des Arts ; il ne fut néanmoins pas mené à son terme devant l'opposition de la population[5].


Les cadenas d'amour (2008-2016)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cadenas d'amour.

Les parapets grillagés du pont des Arts ont été le support de nombreux « cadenas d'amour » accrochés par des couples. Cette pratique, apparue sur ce pont en 2008[6], s'est ensuite étendue à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, au pont de l'Archevêché ainsi qu'à la passerelle Simone-de-Beauvoir.

Devant la polémique sur la dégradation du patrimoine engendrée par la présence de ces tonnes de cadenas, et leur aspect particulièrement inesthétique, la mairie de Paris a décidé d'y mettre fin en septembre 2014. Ils sont définitivement retirés le 1er juin 2015 et remplacés par des panneaux en verre[7],[8].

Le pont et les arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans La marche à l'Étoile, Vercors raconte la vie de Thomas Muritz, jeune Hongrois nourri de la culture française qui traverse l'Europe vers la France, qui est pour lui cette terre de justice et de liberté. Plus précisément, l'objectif du héros est de rejoindre le fameux, l'unique pont des Arts, merveille parisienne. Arrivé, après un mois de périple dans un continent tourmenté par la guerre, devant le Pont, il s'enflamme pour « ce point du monde où l'on embrasse à la fois […] l'Institut, le Louvre, la Cité - et les quais aux bouquins, les Tuileries, la butte latine jusqu'au Panthéon, la Seine jusqu'à la Concorde ».

Le jour de l’anniversaire de la naissance de Vercors, le 26 février 2002 une plaque commémorative a été apposée sur ce pont, lieu qui symbolise le rayonnement culturel de la France dans le monde. Sur ce pont, Vercors rencontrait Jacques Lecompte-Boinet, chef du mouvement « Ceux de la résistance », pour lui confier des exemplaires des Éditions de Minuit (dont le premier ouvrage publié fut Le silence de la mer) destinés au général de Gaulle.

En peinture[modifier | modifier le code]

Jean Béraud, Un jour de vent sur le pont des Arts (vers 1880-1881), New York, Metropolitan Museum of Art.

Cinéma, télévision et ballet[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

Vue panoramique depuis la passerelle.

« Je suis sur le pont des Arts à Paris. D'un côté de la Seine on voit la façade harmonieuse et sobre de l'Institut, bâti vers 1670 pour être un collège. Sur l'autre rive, le Louvre, construit depuis le Moyen Âge jusqu'au dix-neuvième siècle : un sommet de l'architecture classique, splendide et équilibré. En amont on voit le haut de Notre-Dame qui n'est peut-être pas la cathédrale la plus attirante, mais sûrement la façade la plus rigoureusement intellectuelle de tout l'art gothique. Les maisons qui longent les quais du fleuve montrent aussi de façon rationnelle et humaine ce que devrait être l'architecture des villes. En face de ces maisons, sous les arbres, s'alignent les boîtes des bouquinistes où des générations d'amateurs ont donné libre cours à ce passe-temps d'homme cultivé : collectionner les livres. Depuis cent cinquante ans, les élèves des Beaux-Arts passent sur ce pont pour aller étudier les chefs-d'œuvres du Louvre ; de retour dans leurs ateliers, ils discutent et rêvent de faire quelque chose qui soit digne de la grande tradition. Et sur ce pont, depuis Henry James, combien de pèlerins venus d'Amérique se sont-ils arrêtés pour respirer le parfum d'une culture aux racines lointaines, conscients de se sentir au centre même de la civilisation. »

— Kenneth Clark, Civilisation, 1969, trad. fr. Hermann, 1974.

Chansons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00085998 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, « Arts (pont des) », p. 34, sur Gallica.
  3. La Rabouilleuse sur Wikisource.
  4. [PDF] Descriptif de l'opération de transfert sur le site du maître d'œuvre Tpi.Sepic.fr.
  5. (en) Christoph Brumann, « Deconstructing the Pont des Arts : Why Kyoto Did Not Get Its Parisian Bridge », Senri ethnological studies, National Museum of Ethnology, no 62,‎ , p. 15-24 (ISSN 0387-6004).
  6. Les « cadenas d'amour » du pont des arts ne sont pas en sécurité, 20 minutes, 3 mai 2010
  7. « C’en est fini des « cadenas d’amour » du pont des Arts », lemonde.fr, 1er juin 2015.
  8. « Le street-art remplace les cadenas sur le pont des Arts », lemonde.fr, 2 juin 2015.
  9. Virginie Marcucci, « Quand Carrie rencontre Paris : Sex and the City de l'autre côté de l'Atlantique et du miroir », Revue française d'études américaines, Belin, no 115 « La France en Amérique »,‎ , p. 102–120 (ISBN 978-2-7011-4827-4, ISSN 0397-7870).
  10. Anne-Charlotte de Langhe et Aude Vernuccio, « Le cinoche à la trace », in Le Figaroscope, semaine du mercredi 10 au 16 avril 2013, page 6.
  11. (en) « Winslet the new face of Lancome », Raidió Teilifís Éireann, 12 juin 2007.
  12. Amélie Bertrand, « Gossip Girl en tournage à Paris », Europe 1, 7 juillet 2010.
  13. Photos du moyen métrage, sur le site « pygmali.wifeo.com », consulté le 22 juin 2011.
  14. [PDF]La France vue par Hollywood, p.50-51, ambassade des États-Unis d'Amérique en France, consulté le 26 août 2011
  15. http://parisfaitsoncinema.com/le-pont-des-arts-dans-insaisissables/

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Picon (dir.), L'art de l'ingénieur constructeur, entrepreneur, inventeur, Paris, Centre Georges Pompidou/éditions Le Moniteur, 1997, p. 62 (ISBN 978-2-85850-911-9).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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