Pascalina Lehnert

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Pascalina Lehnert
1983pasca.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions
Ordre bavarois du Mérite
Chevalier d'or de l'ordre du Mérite autrichien (d)
Croix Pro Ecclesia et PontificeVoir et modifier les données sur Wikidata

Sœur Pascalina, née Joséphine Lehnert le à Ebersberg en Bavière, décédée à Vienne (Autriche) le , est une sœur de la Sainte Croix de Menzingen, secrétaire et aide-soignante du pape Pie XII pendant quarante ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle grandit à la campagne dans une famille de douze enfants, dans une ferme située à environ quarante kilomètres au sud de Munich. Elle quitte le domicile familial à 15 ans pour rejoindre les sœurs enseignantes de la Sainte-Croix dans la région de Munich. Lorsqu'elle prononce ses vœux, elle reçoit le nom de Pascalina. Elle est ensuite envoyée dans les Alpes Suisses, pour servir dans une maison de repos du nom de Stella Maris.

C'est dans cette maison de repos qu'elle est choisie en 1917 — à 23 ans — pour s'occuper du nonce apostolique à Munich Eugenio Pacelli, futur Pie XII, qui est là en tant que patient. Une fois remis, Pacelli fait venir Sœur Pascalina à la nonciature de Munich. Elle y est en quelque sorte la maîtresse de la maison et l'aide-soignante de Pacelli.

Pascalina est très liée à Pacelli et appréciée de lui ; il la fait venir en 1930 au Vatican, où elle habite jusqu'à sa mort en 1958. Elle serait entrée dans la Chapelle Sixtine durant le conclave de 1939 pour lui apporter des médicaments et aurait assisté au premier tour de scrutin, avec l'accord du Sacré-Collège[1]! Au Vatican, elle reçoit ironiquement les sobriquets de « la papessa »[2] (italien qui peut se rendre en français par « la papesse ») et « virgo potens » (latin signifiant « la puissante vierge ») parce qu'on la dit très influente auprès du Saint-Père. Son inflexibilité envers le Sacré Collège est décriée à plusieurs reprises par bien des cardinaux.

Après la mort de Pie XII en 1958, immédiatement mise à l'écart du Vatican, elle fonde une maison qui a pour vocation d'héberger les femmes âgées seules. Elle rédige ses mémoires qui permettent de mieux cerner la personnalité de Pie XII. Sœur Pascalina s'est éteinte en 1983.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Bruno Bartoloni et Baudouin Bollaert, Le Roman du Vatican secret, Le Rocher, 2009
  2. Che cosa succede quando muore il papa, de José-Apeles Santolaria de Puey y Cruells, Piemme, 2003, page 77, note 4. Le titre de l'ouvrage de Paul I. Murphy et René Arlington, La Popessa, Paris, Lieu Commun, 1987 ( (recension défavorable par Émile Poulat dans Archives de sciences sociales des religions, année 1989, vol. 67, n° 2, p. 310, consultable sur le site Persée), est manifestement erroné, d'autant plus que dans la langue italienne "la popessa" est le sobriquet attribué à la femme d'un pope orthodoxe.
  • Paul I. Murphy et René Arlington, La Popessa, Paris, Lieu Commun, 1987. Recension défavorable par Émile Poulat dans Archives de sciences sociales des religions, année 1989, vol. 67, n° 2, p. 310, consultable sur le site Persée.
  • Livre de Mère Pascalina : Pie XII, Mon privilège fut de le servir paru aux éditions Téqui en 1985
  • Bernard Lecomte : Les Derniers Secrets du Vatican (Perrin, 2012) - chapitre 5 : La "papesse" Pascalina (p. 84 à 107).

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