Pascal Pavageau

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Pascal Pavageau
Pavageau Pascalwiki.jpg
Pascal Pavageau en 2015.
Fonction
Secrétaire général
Force ouvrière
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (49 ans)
MontargisVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
ConfederatorVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
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Membre de

Pascal Pavageau, né le à Montargis, est un syndicaliste français.

Il mène une carrière professionnelle d'ingénieur en chef des travaux publics de l'État. Secrétaire confédéral de Force ouvrière à partir de 2009, il en est élu secrétaire général le et démissionne le suivant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Adopté vers un an par un couple d'enseignants, Pascal Pavageau grandit à Montargis puis à Orléans « dans un contexte difficile »[1],[2],[3]. Durant sa scolarité, il est élu chaque année délégué de classe[2].

À l’issue d’un baccalauréat scientifique, il intègre une classe préparatoire scientifique[1] puis, en 1990, l’École nationale des travaux publics de l'État (ENTPE), dont il sort diplômé en 1993[4] en tant qu’ingénieur spécialisé dans le développement durable, fonctionnaire de l’État.

En 1994, il commence sa carrière comme chef de la police de l’eau et responsable de la mission interservices de l’eau au sein des préfectures du Nord et du Pas-de-Calais[5].

Il devient ensuite responsable de l’unité territoriale de la navigation à Douai-Arras-Lens, avant de rejoindre de 2001 à 2003, la Direction régionale de l'environnement de la région Centre en tant que secrétaire général adjoint[6].

En 2004, il se met en disponibilité de la fonction publique, pour se consacrer à ses activités syndicales[2].

Parcours syndical[modifier | modifier le code]

En tant que représentant des élèves de l’ENTPE, Pascal Pavageau assiste à des réunions en même temps que l’organisation syndicale FO des ingénieurs TPE[7], et il adhère en 1990[1], à 21 ans, à Force ouvrière. Il crée l’année suivante la section syndicale FO des élèves ingénieurs de l’ENTPE.

Durant son parcours professionnel, il porte plusieurs mandats nationaux pour Force ouvrière, principalement aux ministères de l’Équipement et de l’Environnement. Il est également représentant élu du corps des Ingénieur des travaux publics de l'État (ITPE) à la commission administrative paritaire (CAP) nationale de 1999 à 2009.[réf. souhaitée]

En 2003, il est élu secrétaire général du Syndicat national des Ingénieurs des travaux publics de l'État et des collectivités territoriales (SNITPECT-FO) durant quatre ans, avant de devenir secrétaire fédéral à la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services (FEETS-FO)[8].

En 2007, le gouvernement de l’époque regroupe plusieurs missions publiques au sein du grand ministère d’État de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables (MEDAD) dont le périmètre concernait trois fédérations Force ouvrière. Sollicité par ces dernières et par la Confédération, Pascal Pavageau organise alors la représentation FO au sein de ce ministère et pilote la délégation lors du Grenelle Environnement. En parallèle, il s'oppose à la Révision générale des politiques publiques (RGPP) considérant qu’il s’agit d’une attaque sans précédent à l’encontre du service public et de la République[9].

En 2009, Pascal Pavageau est élu secrétaire confédéral de Force ouvrière chargé de l’économie, de la fiscalité, du service public, du numérique, de la politique industrielle, de l’environnement et du développement durable à la suite du départ en retraite de Marie-Suzie Pungier. Il est réélu en 2011 au congrès de Montpellier[10] puis à nouveau en 2015 au congrès de Tours[11]. Il n'appartient pas à un parti[12], contrairement à plusieurs de ses prédécesseurs, adhérents au PS[3], ou à une association[2].

Il représente Force ouvrière en tant que négociateur dans diverses instances, dont le Conseil national de l’industrie, la Commission nationale des services, le Conseil national de la transition écologique, le Comité de suivi des aides publiques ou encore le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie). Il pilote l’action de FO au sein du Dialogue économique entre interlocuteurs sociaux (depuis 2009) et a mené la délégation FO lors de la concertation des interlocuteurs sociaux sur le télétravail en 2017. C'est également le pilote de la délégation Force ouvrière aux différentes Conférence des parties (COP)[réf. souhaitée]. Il est surnommé « Confederator »[1].

Il dit avoir réécrit sa notice Wikipédia « avec son équipe », parce que, selon lui, on l'y « fait passer pour un trotsko, pour un anar, un écolo »[1].

Aspirant dès 2011 à se présenter comme candidat à l'élection du secrétaire général de FO, il est élu lors du 24e congrès en avril 2018[13], remplaçant ainsi Jean-Claude Mailly[14], avec qui il a des divergences et n'a plus de contacts depuis le dernier congrès[2], son prédécesseur représentant l'aile réformiste du syndicat alors que Pascal Pavageau se revendique du « FO canal historique »[15],[16], des militants trotskistes qui sont partisans d'une ligne dure vis-à-vis des pouvoirs publics[17],[18]. Il arrive à la tête du syndicat dans une atmosphère dite de « printemps social » et de manifestations, notamment lors d'une importante grève des cheminots de la SNCF à la suite d'un projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire ». Il affirme dans ce contexte que le gouvernement cherche à « déprotéger » en cassant les « cadres collectifs »[19], et y affirme par la suite la nouvelle devise de Force ouvrière : « Résister, revendiquer, reconquérir »[20].

Il s'oppose à la rentrée 2018 à plusieurs réformes du gouvernement Philippe qu'il juge injustes. Parmi ces réformes se trouvent celle du prélèvement à la source de l'impôt sur les revenus[21], l'assurance-chômage[22] et la retraite par points (affirmant : « la retraite par points, c'est le travail sans fin »[23]).

Le , Le Canard enchaîné révèle que le syndicat Force ouvrière a fiché, selon des critères politiques, religieux ou sexuels, 126 de ses cadres en des termes très crus, parfois orduriers. Pascal Pavageau assure que ce fichier n'était qu'un « document de travail ». Certains accusent Cécile Potters et Justine Braesch, respectivement directrice et chef de cabinet, d'en avoir pris l'initiative[24]. Le 17 octobre 2018, comme suite à la polémique née de ces révélations, il démissionne de son poste de secrétaire général [25], non sans dénoncer des atteintes à sa vie privée, « jusqu'à son chat »[26].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Père de trois enfants, il est passionné d'art aborigène et de hard rock[3],[27].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

À titre professionnel[modifier | modifier le code]

  • Avec Robert Agostini et Frédéric Verley, Curage et devenir des boues : approche réglementaire, Douai-Waziers-Lambersart, Agence de l'eau Artois-Picardie-service de la navigation du Nord-Pas-de-Calais-direction régionale de l'environnement du Nord-Pas-de-Calais, , 68 p. (notice BnF no FRBNF38943427)

Au titre de Force ouvrière[modifier | modifier le code]

  • Le Livre noir de la RGPP, 2010
  • Il faut sauver le service public, avec Jean-Claude Mailly, Librio, 2014
  • Pour l’impôt républicain, juste, progressif et redistributif, 2014[28]
  • SMIC, le livre blanc de Force ouvrière, avec Marie-Alice Medeuf-Andrieu, 2014[29]
  • Analyse et positions de Force ouvrière sur le Traité transatlantique (TTIP), 2015[30]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Amandine Cailhol, « Pascal Pavageau, en force », sur libération.fr, .
  2. a b c d et e Leïla de Comarmond, « Pascal Pavageau, ni Dieu ni maître », sur lesechos.fr, .
  3. a b et c Anne-Sophie Lechevallier, « Force ouvrière : Pascal Pavageau va hausser le ton », Paris Match, semaine du 26 avril au 2 mai 2018, p. 29.
  4. https://repertoire.iesf.fr/#profile/5bb68f377629634ecf947e55a90d70c0.
  5. « Qui est Pascal Pavageau, futur numéro 1 de Force ouvrière ? », sur franceinter.fr, (consulté le 25 juillet 2018)
  6. https://www.istravail.com/actualites-etudes/les-etudes-sociales-et-syndicales/11215-pascal-pavageau-biographie-express.html.
  7. « SNITPECT-FO : Résultats des élections professionnelles », .
  8. Voir sur liberation.fr.
  9. « FO, très hostile à la RGPP, remporte les élections professionnelles », sur Le Monde, .
  10. « XXIIe congrès Force Ouvrière : Des revendications et les moyens de les réaliser », sur UDFO44 (consulté le 25 octobre 2017).
  11. « Bureau confédéral de Force Ouvrière 2015-2018 », sur Force Ouvrière.
  12. « Pascal Pavageau le dauphin de Mailly fait son tour de chauffe », sur lepoint.fr, .
  13. « Interview de Pascal Pavageau - Jean-Pierre Elkabbach - CNews », .
  14. « Le camarade Pascal Pavageau va remplacer Mailly à la tête de FO », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  15. Cécile Crouzel, « Pascal Pavageau prend la tête d'un FO divisé », Le Figaro, encart « Économie », samedi 28 / dimanche 29 avril 2018, p. 19.
  16. Voir sur challenges.fr.
  17. Wladimir Garcin, « Démission de Pavageau : «FO va devoir chercher un équilibre entre trotskistes et réformistes» », sur lefigaro.fr, .
  18. Emmanuelle Réju, « Pascal Pavageau contraint de quitter la tête de Force ouvrière », sur la-croix.com, .
  19. « SNCF : Pavageau (FO) accuse le gouvernement de “déprotéger” les cheminots », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  20. Voir sur force-ouvriere.fr.
  21. Voir sur liberation.fr.
  22. Voir sur la-croix.com.
  23. Voir sur francetvinfo.fr.
  24. lemonde.fr/politique/article/2018/10/16/trotskiste-homo-ordure-le-fichier-qui-destabilise-le-secretaire-general-de-fo_5369899_823448.html.
  25. « Le secrétaire général de FO Pascal Pavageau démissionne après la polémique du fichage des cadres », sur Le Figaro, .
  26. Voir sur lemonde.fr.
  27. Fanny Guinochet, « Pascal Pavageau, un nouveau secrétaire de Force ouvrière très «hard rock» », sur lopinion.fr, .
  28. « Pour l'impôt républicain, juste progressif et redistributif », sur Force Ouvrière, .
  29. « SMIC, le Livre Blanc de Force Ouvrière », sur Force Ouvrière, .
  30. « Analyse et positions de Force Ouvrière sur le TTIP », sur Force Ouvrière, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]