Liste des partis politiques en Inde
Cette page dresse la liste des partis politiques de l'Inde.
Système politique
[modifier | modifier le code]L'Inde dispose d'un système multipartite qui s'articule autour de quelques grands partis nationaux et une multitude de partis régionaux plus petits.
Les partis politiques indiens doivent être enregistrés auprès de la Commission électorale indienne. Afin d'être reconnue par celle-ci dans un État, un parti doit avoir eu une activité politique pendant au moins cinq ans et représenter au moins 4 % de la délégation de l'État à la Lok Sabha ou 3,33 % des membres de l'Assemblée législative de l'État. Si un parti remplit ces conditions dans quatre États ou plus, la Commission le reconnait comme « parti national » (National Party), sinon il est considéré comme un « parti régional » (State Party).
Du fait du nombre important de partis politiques, il est rare qu'un seul d'entre eux dispose de la majorité absolue à la Lok Sabha ou dans les Assemblées législatives des États ou territoires. Dès lors, les partis se regroupent en coalitions alliant généralement un grand parti national avec d'autres partis régionaux plus petits. Ces coalitions varient d'élections en élections et d'État en État et il est courant qu'un parti change d'alliance électorale alors que le processus électoral a commencé ou même après la fin des votes.
Actuellement, les principales coalitions sont les suivantes :
- Alliance progressiste unie (United Progressive Alliance - UPA) autour du Congrès national indien.
- Alliance démocratique nationale (National Democratic Alliance - NDA) autour du Bharatiya Janata Party.
- Troisième Front (Third Front) ou Front de gauche (Left Front) autour du Parti communiste d'Inde (marxiste) et du Parti communiste d'Inde.
Partis majeurs
[modifier | modifier le code]Partis politiques indiens représentés à la Lok Sabha et à la Rajya Sabha.
Partis régionaux
[modifier | modifier le code]Partis régionaux anciennement renseignés
[modifier | modifier le code]| État ou territoire | Parti | Abbreéviation | Symbole | Drapeau | Fondation | Chef |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bengale-Occidental | Revolutionary Socialist Party | RSP | 1940 | T. J. Chandrachoodan | ||
| Haryana | Haryana Janhit Congress (BL) | HJC(BL) | Tracteur | 2007 | Kuldeep Bishnoi | |
| Jharkhand | Jharkhand Vikas Morcha (Prajatantrik) | JVM(P) | 2006 | Babu Lal Marandi | ||
| Manipur | Manipur State Congress Party | MSCP | ||||
| People's Democratic Alliance | PDA | |||||
| Meghalaya | Naga People's Front | NPF | 2002 | Neiphiu Rio | ||
| National People's Party | NPP | 2013 | Conrad Sangma | |||
| Parti du congrès nationaliste | NCP | 1999 | Sharad Pawar | |||
| People's Democratic Front (Meghalaya) | Bougies | 2017-2023 | Ivanlum Marbaniang | |||
| Mizoram | Mizoram People's Conference | MPC | 1972 | Pu Lalhmingthanga | ||
| Nagaland | All India Trinamool Congress | AITC | 1998 | Mamata Banerjee | ||
| Pondichéry | Pattali Makkal Katchi | PMK | 1989 | G. K. Mani | ||
| Uttar Pradesh | Rashtriya Lok Dal | RLD | 1996 | Ajit Singh | ||
Loi anti-défection
[modifier | modifier le code]En 1985, une loi anti-défection (Anti-Defection Act) a été adoptée sous la forme d'un amendement à la Constitution de l'Inde[1]. En vertu de cette loi, lorsqu'un membre d'une des chambres du Parlement ou de la législature d'un État quitte volontairement le parti sous la bannière duquel il a été élu ou vote différemment de la consigne de son parti sans en avoir l'autorisation il perd alors son mandat[2].
À l'origine, la loi considérait qu'une scission d'un parti était toutefois possible si un tiers des élus le quittaient et qu'un parti pouvait fusionner avec un autre. Cette disposition a été utilisée par certains élus pour changer leur affiliation partisane en cours de mandat : des élus d'un parti qui souhaitent en rejoindre un autre effectuent une scission en créant un troisième parti (appelé « quasiparty ») qui fusionne ensuite avec le parti que les élus souhaitent rejoindre. Cependant, depuis 2003, la possibilité de scission a été interdite et la fusion conditionnée à l'accord des deux tiers au moins des membres des partis qui souhaitent fusionner[1].
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Anti-Defection Law », sur indianexpress.com
- ↑ « The Constitution (fifty-second amendment) Act, 1985 »
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) « Partis politiques », sur le site de la Commission électorale indienne
















































