Partis politiques de la Grèce

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La Troisième République hellénique est une démocratie dans laquelle les personnalités politiques sont regroupées au sein de plusieurs partis.

Jusqu'aux élections législatives de mai 2012, le système politique grecque était caractérisé par un fort bipartisme.

Les deux partis dominants depuis la chute de la Dictature des colonels étaient le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et la Nouvelle Démocratie (ND) qui ont alterné au pouvoir depuis 1974.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Les 300 députés du Parlement grec sont élus via un mode de scrutin mixte pour une durée de quatre ans[1] : 50 sièges sont attribués au parti ayant obtenu le plus de voix, et les 250 sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre tous les partis ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés.

L'enjeu est donc pour le parti arrivé premier d'obtenir 151 députés, soit la majorité absolue. Vu l'importance de la prime majoritaire (16,7 % des sièges), un parti n'a besoin que de 40,4 % des suffrages exprimés, au plus, pour obtenir une majorité absolue de sièges au Parlement[2],[3].

Le pays est divisé en 56 circonscriptions avec un nombre de sièges variant de 1 à 44, en fonction du nombre de citoyens de chaque circonscription. 12 députés sont en outre élus sur une liste nationale. Il est à noter que les électeurs, dans les circonscriptions comportant plus d'un siège, ont la possibilité de marquer des croix de préférences pour 1 à 4 candidats (nombre maximum variant suivant le nombre de sièges de la circonscription)[4]. Le nombre de préférences obtenues modifie l'ordre d'affectation des sièges au sein de chaque liste.

L'âge minimal pour se présenter à la députation est 25 ans.


Partis représentés au Parlement hellénique ou au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Partis présents lors des dernières élections législatives[modifier | modifier le code]

Parti Leader Résultats Pourcentage Variation
  Mouvement des socialistes démocrates (KIDISO) Geórgios Papandréou 152 230 2,46 % Nouveau
  Union des Centristes (EK) Vassilis Leventis (en) 110 826 1,79 % ×6,44 en augmentation
  Teleia (el) Apostolos Glétsos (el) 109 483 1,77 % Nouveau
  Alerte populaire orthodoxe (LAOS) Georgios Karatzaferis (en) 63 692 1,03 % -34,68 % en diminution
  Front de la Gauche anticapitaliste (en) (ANTARSYA) Comité de 21 membres 39 455 0,64 % +92,45 % en augmentation
  Gauche démocrate (DIMAR)
Verts (Prasinoi) (en)
Fótis Kouvélis 30 074 0,49 % -92,22 % en diminution
  Parti communiste marxiste-léniniste de Grèce (en) Comité de 4 membres 8 033 0,13 % +5,37 % en augmentation
  Union nationale de la réforme démocratique (EDEM) 7 609 0,12 %
  Libération démocratique du peuple grec (El.La.D.A) 4 789 0,08 %
  Parti révolutionnaire des travailleurs (EEK) 2 441 0,04 %
  Organisation communiste internationaliste de Grèce (en) OKDE 2 206 0,04 %
  Candidats individuels (Anex./Memonomenoi Ypopsifioi) 1 414 0,02% ×3,6 en augmentation
  Mouvement national de résistance (KEAN) Ippokratis Savvouras (el) 619 0,01% ×7,6 en augmentation
  Front solidaire orthodoxe radical (ROMA) 105
  Mouvement blanc grec pour une idéologie actuelle (ELKSI) 86
  Non à la gauche, Non à la droite, Non au PASOK, Non à ND, Non à la guerre... (PAEKE) 27

Partis extra-parlementaires[modifier | modifier le code]

Partis disparus[modifier | modifier le code]

Règne de Othon Ier (1833-1862)[modifier | modifier le code]

Règne de Georges Ier (1863-1913)[modifier | modifier le code]

Règne de Georges II (1913-1924)[modifier | modifier le code]

Deuxième République hellénique (1924-1935)[modifier | modifier le code]

Restauration de Georges II (1936-1946)[modifier | modifier le code]

Règnes de Paul et Constantin II (1946-1973)[modifier | modifier le code]

Troisième République hellénique (de 1974 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les bureaux de vote sont ouverts : tout ce qu’il faut savoir sur les élections en Grèce », lesechos.fr, 25 janvier 2015
  2. Ce pourcentage nécessaire diminue avec le pourcentage total réalisé par seuls partis ayant atteint le seuil de 3 %. Il est calculé en multipliant ce pourcentage par 101250, puisqu'il s'agit d'obtenir au moins 101 des 250 sièges attribués à la proportionnelle. En mai 2012, le total des voix des 7 partis ayant dépassé les 3 % a été légèrement inférieur à 81 % des votes exprimés. Il aurait donc suffi qu'un des partis récolte 32,8 % des suffrages pour obtenir la majorité absolue ( = 81 × 101250)
  3. Tableau de calcul de l'autonomie sur le site du ministère de l'intérieur grec, ekloges.ypes.gr
  4. « Ministry of Interior - Information for the Voters », ypes.gr