Parti socialiste bulgare

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Parti socialiste bulgare
Българска социалистическа партия
Bulgarska sotsialisticheska partiya
Image illustrative de l'article Parti socialiste bulgare
Logo officiel
Présentation
Président Mihaïl Mikov
Fondation
1990
Siège Sofia, Bulgarie
Positionnement Centre gauche
Idéologie Social-démocratie
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs Rouge
Site web http://www.bsp.bg
Présidents de groupe
Assemblée nationale Sergueï Stanichev
Parlement européen Gianni Pittella (S&D)
Représentation
Députés
84 / 240
Eurodéputés
4 / 18

Le Parti socialiste bulgare (Българска социалистическа партия en bulgare, BSP) est un parti politique bulgare. Il est membre du Parti socialiste européen et membre de l'Internationale socialiste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Son précurseur est le Parti social-démocrate bulgare, créé en 1891 par Dimitar Blagoev, qui devint le Parti ouvrier social-démocrate bulgare en 1894, après avoir fusionné avec un autre mouvement.

En 1990, l’actuel PSB se constitue par la transformation Parti communiste bulgare qui abandonne officiellement le marxisme-léninisme et se réclame comme héritier du Parti ouvrier social-démocrate.

La Coalition pour la Bulgarie[modifier | modifier le code]

En 2001, le parti a formé une alliance politique, la Coalition pour la Bulgarie, avec le Parti communiste de Bulgarie, créé par d’anciens nostalgiques du régime marxiste. La coalition obtenu 48 députés sur 240 dans l'Assemblée nationale bulgare (Народно събрание ou Narodno Săbranie). À la suite de ce scrutin, le jeune Sergueï Stanichev est élu président du parti.

Son prédécesseur à ce poste, Gueorgui Parvanov, remporte, fin 2002, l'élection présidentielle.

La grande coalition[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du , les socialistes remportent 34,2 % des suffrages, soit 82 sièges sur 240. Stanichev tente alors de former un gouvernement avec le Mouvement des droits et des libertés (DPS), qui ne dispose que de 34 élus. Ayant échoué à obtenir l'investiture de l'Assemblée, il entreprend des négociations avec le Mouvement national Siméon II (NDSV), au pouvoir jusqu'alors. Après d'intenses discussions, Sergueï Stanichev accède, le 17 août, au poste de Premier ministre avec le soutien de 169 députés.

L'année suivante, le président de la République sortant est réélu, au second tour, face à l'ultra-nationaliste Volen Siderov.

Le passage dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Toutefois, aux élections législatives du , la coalition perd la moitié de ses sièges et cède le pouvoir aux Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB). Stanichev conserve cependant la direction du parti et devient, en 2011, président du Parti socialiste européen (PSE). Cette même année, le député européen Ivaïlo Kalfin échoue à succéder à Parvanov à la présidence, contre le conservateur Rossen Plevneliev.

Le retour au pouvoir[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives anticipées du 12 mai 2013, la KZB remporte 84 députés sur 120, derrière les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie, qui en obtiennent 97.

Le Mouvement des droits et des libertés ayant fait élire 36 parlementaires et les 23 élus de l'Union nationale Attaque refusant de soutenir un nouveau gouvernement dirigé par Borissov, le député indépendant de centre-gauche Plamen Orecharski, ministre des Finances entre 2005 et 2009, est désigné Premier ministre le 29 mai et forme un gouvernement entre le BSP et le DPS.

À nouveau dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Élu député européen aux élections européennes du 25 mai 2014, Stanichev renonce alors à son poste de président du parti. Le 48e congrès, organisé en juillet, voit le président de l'Assemblée nationale Mihaïl Mikov l'emporter par 44 voix d'avance sur le ministre de l'Économie Dragomir Stoïnev. Aux élections législatives anticipées du 5 octobre 2014, la coalition emmenée par le BSP doit se contenter de 15,4 % des suffrages et seulement 39 parlementaires.

Présidents du parti (depuis la fin de la période communiste)[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marta Touykova, La conversion identitaire du Parti socialiste bulgare, Institut d'études politiques, Paris, 2005, 578 p. (thèse de Science politique)