Parti social-démocrate Hentchak

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Parti Social-Démocrate Hentchakian
(hu) Սոցիալ Դեմոկրատ Հնչակեան Կուսակցութիւն
Image illustrative de l'article Parti social-démocrate Hentchak
Logotype officiel.
Présentation
Président Setrag Ajemian
Fondation 1887
Idéologie Social-démocratie
Affiliation internationale aucune, proche de l'Internationale socialiste
Couleurs Rouge
Site web www.hunchak.org

Le Parti Social-Démocrate Hentchakian (en arménien Սոցիալ Դեմոկրատ Հնչակյան Կուսակցություն, abrégé en PSDH ou SDHP, ՍԴՀԿ, en arménien), connu aussi sous le nom de Hentchak, est un des plus anciens partis politiques arméniens.

Un parti pan-arménien[modifier | modifier le code]

Il est cofondé en 1887 par Avetis Nazarbekian, Mariam Vardanian, Gevorg Gharadjian, Ruben Khan-Azat, Christophor Ohanian, Gabriel Kafian et Manuel Manuelian, un groupe d'étudiants genevois, avec pour but de gagner l'indépendance de l'Arménie de l'Empire ottoman, et fait partie du mouvement de libération nationale arménien. Son nom, pris depuis le titre d'un journal, signifie « cloche » en français.

Dès 1890, le mouvement se répand à Tiflis (principale ville de peuplement arménien), Batoumi, et Bakou[1].

Après la révolution des Jeunes-Turcs en 1908, le parti Hentchakian sort de la clandestinité et se range dans l'opposition libérale au mouvement Jeunes-Turcs, contrairement au Parti Dachnak, qui choisit de s'allier aux unionistes[2].

Le parti joua un rôle dans l'établissement de la République démocratique d'Arménie, une partie de ses membres étaient présents lors de la bataille de Sardarapat pour défendre Erevan de l'armée ottomane.

Les Hentchakians au Liban[modifier | modifier le code]

Au Liban, le parti Hentchakian a été historiquement proche des partis de gauche, particulièrement du Parti socialiste progressiste, et a montré de la sympathie à l'égard de la cause palestinienne. Durant les affrontements de 1958, le parti Hentchakian s'est allié avec l'ancien Premier ministre Saëb Salam, Kamal Joumblatt et les autres partis de gauche, contre l'alliance de droite entre le Président Camille Chamoun, les Kataëb et le Dachnak (Tachnag), l'autre grand parti arménien.

Au cours de la guerre du Liban, le parti Hentchakian a appelé à la « neutralité positive », soutenue par les autres partis arméniens. Avec le retour de la paix, le parti Hentchakian, via le président de son bureau politique, le député Yeghia Jerjian, s'est rapproché de Rafiq Hariri, comme tous les autres partis arméniens. Mais cette unité se fissura dès 1996 et particulièrement en 1998, avec l'élection d'Émile Lahoud à la présidence. Le parti Dachnak fut l'un des partis soutenant le plus fortement Émile Lahoud, alors que le parti Hentchakian resta proche de Hariri.

Ces désaccords éclatèrent au grand jour lors des législatives de 2000. Le parti Dachnak s'allia avec Salim el-Hoss et Tammam Salam et le parti Hentchakian se divisa en deux camps, les uns avec Hoss et Salam, les autres avec Hariri. En fin de compte, les candidats de Hariri gagnèrent tous les sièges et les candidats du Tachnag à Beyrouth furent battus, pour la première fois en plus de cinquante ans.

Le parti Hentchakian est considéré comme le second parti arménien du Liban en termes de popularité, après le parti Dachnak.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ter Minassian Anahide, « « Le mouvement révolutionnaire arménien, 1890-1903 ». In: Cahiers du monde russe et soviétique. Vol. 14 N°4. . pp. 536-607. », (consulté le 23 juin 2012)
  2. Mikaël Nichanian, Détruire les Arméniens. Histoire d'un génocide, PUF 2015 p. 42