Radicaux italiens

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Rupture avec le TRP et scission en 2016

Radicaux italiens
Radicali Italiani
Image illustrative de l'article Radicaux italiens
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire Riccardo Magi
Fondation
Siège Via di Torre Argentina
76, Rome
Président Antonella Soldo
Députés
0 / 630
Sénateurs
0 / 315
Députés européens
0 / 73
Idéologie Laissez-faire,
Radicalisme,
Social-libéralisme
Affiliation européenne ALDE
Affiliation internationale Internationale libérale
Couleurs Jaune, bleu, rouge
Site web http://www.radicali.it/

Les Radicaux italiens (en italien : Radicali italiani) sont un parti politique italien.

Le parti a connu plusieurs dénomination et forme depuis 1955 :

  • Le Parti radical (en italien : Partito Radicale), fondé en 1955 en tant que scission du Parti libéral italien et dissout en 1989.
  • Le Parti radical transnational (en italien : Partito Radicale Transnazionale), fondé en 1989, et ayant acquis en 1995 le statut d'organisation non gouvernementale représentée auprès des Nations unies et du Conseil économique et social des Nations unies. Ce statut empêchant toute participation à des élections, les radicaux forment alors les associations la Liste Pannella entre 1992 et 1999, puis la Liste Bonino de 1999 à 2004 pour prendre part à des scrutin.
  • Les Radicaux italiens, fondés en 2001, en tant que section italienne du Parti radical transnational (jusqu'en 2017).

Il se considère comme un « mouvement libéral, libériste, libertaire, sujet du Parti radical transnational »[réf. nécessaire].

Bien que très minoritaire dans le jeu politique italien, le parti a eu une influence déterminante sur de nombreuses questions de société, notamment l'autorisation de l'avortement en Italie. Il a également été associé à de nombreuses initiatives provocatrices destinées dans l'esprit de ses dirigeants à faire avancer la société, comme la présence de la Cicciolina (élue au parlement en 1987 sous l'étiquette du Parti de l'amour) parmi ses cadres. Radio Radicale fondée en 1976 et que le gouvernement italien juge d'intérêt général pour la politique, dispose d'une audience et d'une influence qui dépasse les résultats électoraux du parti auquel elle est liée.

Son dirigeant historique est Marco Pannella, député européen. La personnalité la plus marquante en est Emma Bonino.

Ce parti a longtemps eu pour symbole la Rose au poing, empruntée au Parti socialiste français.

Il fait partie de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe depuis juillet 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Créé le , sous la dénomination « Partito Radicale dei democratici e dei liberali italiani », lors d'un congrès qui s'est tenu dans la salle de cinéma Cola di Rienzo à Rome, à la suite d'une scission de la gauche du Parti libéral italien, due notamment au refus de Giovanni Malagodi d'ouvrir au centre-gauche. Y participent des anciens activistes, des collaborateurs du Mondo, des intellectuels et des journalistes laïcs, des universitaires (Ugi et Unuri). Parmi les autres : Felice Ippolito, Leopoldo Piccardi, Mario Pannunzio, Ernesto Rossi, Leo Valiani, Guido Calogero, Giovanni Ferrara, Marco Pannella, Paolo Ungari, Eugenio Scalfari. Son but initial est la mise en œuvre de la Constitution de l'Italie et l'instauration effective d'un État laïc et libéral. Son comité exécutif provisoire est composé de Nicolò Carandini, Leopoldo Piccardi, Mario Pannunzio, Leo Valiani, Bruno Villabruna. Il se lie au comité des Amici del Mondo (les Amis du Mondo) d'Ernesto Rossi.

IIIe Congrès (2004) à Rome[modifier | modifier le code]

Pour fêter son cinquantennaire, les Radicaux ont tenu leur IIIe congrès à Rome du 29 octobre au 1er novembre 2004, en saluant 50 années de vie et de luttes politiques, la plus longue expérience libérale dans l'histoire de l'Italie unifiée, la seule à ne pas avoir changé de nom en soixante ans (d'après les Radicaux). Ce congrès rappelle son soutien aux Congrès transnationaux de Genève et de Tirana, basés sur le lancement d'une campagne pour l'Organisation mondiale de la et des Démocraties, priorité politique du Parti radical.

Il affiche son éloignement de la Casa delle Libertà et de L'Olivier auxquels il ne veut pas s'allier. Il rejoint néanmoins peu après la coalition de droite, ce qui entraîne la scission des Radicaux de gauche.

Sous le nom de Radicali italiani, le parti a été refondé le .

Une scission de gauche, I Radicali di Sinistra, apparaît en 2004 et effectue son premier congrès en 2005.

En 2005, il s'allie pour les élections de 2006 dans l'alliance de la Rose au poing avec les Socialistes démocrates italiens, dans un mouvement laïc, libéral, socialiste et radical qui obtient 2,5 % des voix et 18 députés (mais aucun sénateur). Pour les élections générales italiennes de 2008, insérés sur les listes du Parti démocrate, il obtient 3 sénateurs et 6 députés (un accord électoral prévoyait 9 parlementaires en position éligible et un ministre Emma Bonino en cas de victoire).

IVe Congrès (2006) à Padoue[modifier | modifier le code]

La motion générale qui l'emporte, défendue par Daniele Capezzone et Rita Bernardini, provoque l'entrée aux côtés de l'Union au sein de la formation électorale de la Rose au poing, qui unit les radicaux et les Socialistes démocrates (du 2 au 5 novembre 2006). Ce changement de coalition a d'ailleurs entraîné la création d'une autre scission, de droite cette fois : les Réformateurs libéraux - Radicaux pour la liberté, qui ont obtenu un député, élu sur les listes de Forza Italia.

2007-2008[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Marco Pannella discuta avec le 14e Dalaï Lama de l'initiative du Parti radical italien pour décréter 2008 l'année du Premier Satyagraha Mondial pour la Démocratie, la Justice et la Liberté. Le Satyagraha est une philosophie et une pratique de résistance non-violente développée par le dirigeant indien spirituel et politique Mohandas Gandhi.

Le 14e Dalaï Lama et le premier ministre du gouvernement tibétain en exil, le Pr Samdhong Rinpoché, ont exprimé leur reconnaissance pour cette initiative, remarquant qu'aucun autre parti politique n'avait jamais soutenu un telle approche gandhienne et non-violente[1].

VIIe Congrès (2008)[modifier | modifier le code]

Le VIIe Congrès s'est tenu à Chianciano Terme du 30 octobre au 2 novembre 2008. Il a notamment approuvé les communications du secrétaire et du trésorier. Il constate que le congrès se déroule dans une période particulièrement difficile et dramatique de la politique italienne, avec des situations de fait, le triomphe de l'arbitraire, de pouvoirs oligarchiques, corporatistes, corrompus et corrupteurs, si ce n'est criminels. Il constate la désertification de la légalité républicaine. De telles considérations ont été adressées aussi bien par le mouvement des Radicaux italiens que par le Parti radical non-violent, transnational et transparti au Président de la République italien, qui y a répondu. Le Congrès constate qu'il a fallu 18 mois pour élire le juge manquant à la Cour constitutionnelle et que le fonctionnement de la Commission de surveillance de la radio et télévision est toujours empêché par la non-désignation de son président.

En 2008 (VIIe congrès), sa secrétaire était Antonella Casu, son trésorier Michele De Lucia et son président Bruno Mellano. En 2007, après le IVe congrès (2006), la secrétaire est Rita Bernardini ; la trésorière est Elisabetta Zamparutti et la présidente est Maria Antonietta Farina Coscioni. En 2004, son président était Luca Coscioni, son secrétaire Daniele Capezzone (qui a rejoint depuis Le Peuple de la liberté) et la trésorière était Rita Bernardini.

Xe Congrès[modifier | modifier le code]

Le dixième congrès se déroule à Chianciano Terme entre le 29 octobre et le 2 novembre 2011, selon une tradition annuelle désormais bien établie (congrès annuel la semaine de la Toussaint). Il confirme pour la seconde année consécutive les postes de Mario Staderini comme secrétaire des Radicaux italiens, dont il est le responsable politique. Michele De Lucia en est le trésorier et Silvio Viale le président.

XIe Congrès (2012)[modifier | modifier le code]

Le onzième congrès des Radicaux se déroule à Rome du 1er au 4 novembre 2012.

Lors des élections générales italiennes de 2013, les Radicaux présentent une liste Amnistie, Justice, Liberté qui ne recueille que 63 147 voix (0,20 %) au Sénat et 64 709 voix (0,19 %) à la Chambre, ce qui met fin à sa représentation parlementaire.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Les résultats suivants sont ceux de l'ancien parti radical (jusqu'en 1989), de la Liste Panella (it) (1992-1999) puis du parti actuel. Pour les élections générales de 2006, il s'agit de la coalition Rose au poing avec les Socialistes démocrates italiens.

Élections générales[modifier | modifier le code]

Année Chambre des députés Sénat Rang Gouvernement
Voix  % Mandats  % Mandats
1976 394 212 1,07
4 / 630
0,85
0 / 315
9e Opposition
1979 1 264 870 3,45
18 / 630
1,32
2 / 315
6e Opposition
1983 809 810 2,19
11 / 630
1,76
1 / 315
8e Opposition
1987 988 180 2,56
13 / 630
1,77
3 / 315
7e Opposition
1992 485 694 1,24
7 / 630
0,50
0 / 315
12e Opposition
1994 1 359 283 3,51
0 / 630
2,32
1 / 315
8e Opposition
1996 702 988 1,88
0 / 630
1,56
1 / 315
10e Prodi I
2001 987 720 2,24
0 / 630
2,00
0 / 315
10e
2006 990 694 2,60
18 / 630
2,49
0 / 315
7e Prodi II
2008 avec le PD
6 / 630
avec le PD
3 / 315
Opposition (2008-2013), Letta (2013)
2013 64 732 0,2
0 / 630
0,2
0 / 315
19e

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Sièges Rang Groupe
1979 1 285 065 3,7
3 / 81
3e CDI
1984 1 199 876 3,4
3 / 81
8e ARC
1989 430 150 1,2
1 / 81
11e NI
1994 702 717 2,1
2 / 87
9e ARE
1999 2 625 881 8,5
7 / 87
4e NI
2004 731 536 2,3
2 / 78
9e ADLE
2009 743 284 2,4
0 / 72
8e
2014 pas de candidat

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]