Parti populaire chrétien-social (Luxembourg)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Chrëschtlech-Sozial Vollekspartei
image illustrative de l’article Parti populaire chrétien-social (Luxembourg)
Logotype officiel.
Présentation
Président Marc Spautz
Fondation Décembre 1944
Siège 4, rue de l'Eau, Luxembourg
Vice-présidents Françoise Hetto
Martine Hansen
Secrétaire général Laurent Zeimet
Trésorier Georges Heirendt
Positionnement Centre droit
Idéologie Démocratie chrétienne
Affiliation européenne Parti populaire européen
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Couleurs Orange
Site web http://www.csv.lu
Représentation
Députés
23 / 60
Eurodéputés
3 / 6

Le Parti populaire chrétien-social (en luxembourgeois, Chrëschtlech-Sozial Vollekspartei, CSV) est un parti politique luxembourgeois, de type démocrate-chrétien, membre du Parti populaire européen (PPE). Créé en 1944 à partir du Parti de la droite lui-même fondé en 1914, il domine depuis lors la vie politique luxembourgeoise. Ainsi, tous les Premiers ministres en furent issus, à l'exception des démocrates Gaston Thorn entre 1974 et 1979 et Xavier Bettel depuis 2013. Son ancien président, Jean-Claude Juncker, a dirigé le gouvernement de 1995 à 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parti populaire chrétien-social est fondé en 1944 à partir de l'ancien Parti de la Droite.

En 1945, lors des premières élections de l'après-guerre, le parti obtient 25 sièges sur 51, manquant de peu la majorité absolue. Entre 1945 et 1974, le CSV domine la vie politique du pays, formant la plupart du temps des coalitions avec les libéraux du Parti démocratique, donnant une certaine stabilité économique et politique au pays.

En 1974, le CSV se retrouve dans l'opposition pour la première fois de son histoire après que le Parti démocratique a formé une coalition avec le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP). Après sa victoire lors des élections de 1979, le parti reprend le pouvoir et Pierre Werner devient premier-ministre. Ses collègues de parti Jacques Santer (1989) et Jean-Claude Juncker (1995) lui succéderont, à la tête de différentes coalitions.

Le Parti populaire chrétien-social de Jean-Claude Juncker reste la première formation politique du Parlement lors des élections législatives de 2013, mais perd des voix et des sièges par rapport à la précédente élection[1]. Il ne réussit pas à former une coalition pour gouverner, marquant la fin des 18 années de Juncker en tant que premier ministre[2].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous montre les résultats obtenus par le CSV lors des élections législatives à la Chambre des députés.

Année % Rang Sièges Rang Gouvernement
1945 44,7 1er 25 1er Oui
1948 36,3 2e 22 1er Oui
1951 42,1 1er 21 1er Oui
1954 42.4 1er 26 1er Oui
1959 36.9 1er 21 1er Oui
1964 33.3 2e 22 1er Oui
1968 35.2 1er 21 1er Oui
1974 29.9 1er 18 1er Non
1979 34.5 1er 24 1er Oui
1984 34.9 1er 25 1er Oui
1989 32.4 1er 22 1er Oui
1994 30.3 1er 21 1er Oui
1999 30.1 1er 19 1er Oui
2004 36.1 1er 24 1er Oui
2009 38.0 1er 26 1er Oui
2013 33.7 1er 23 1er Non

Présidents du CSV[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Luxembourg : Juncker en tête des législatives, mais affaibli », in Le Figaro, lundi 21 octobre 2013, page 8.
  2. Luxembourg : Jean-Claude Juncker pourrait être poussé vers la sortie, Le Monde.fr, 21 octobre 2013

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :