Parti nationaliste français et européen

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Le Parti nationaliste français et européen (PNFE) était un groupuscule nationaliste, qualifié d'extrême droite et « ouvertement néo-nazi », fondé en 1987[1],[2] par Claude Cornilleau, ancien membre de l'OAS[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Adepte des thèses du racisme biologique, opposée à la démocratie et au « capitalisme cosmopolite », il dénonce le « lobby juif mondial »[4]. Il est issu d'une scission du Parti nationaliste français et est inactif depuis 1999[réf. nécessaire]. Comme beaucoup d’autres groupes d'extrême droite français, le PNFE utilise la croix celtique comme emblème. Sa devise était « France d'abord ! Blanche toujours ! ». Parmi ses membres, figurent le négationniste Vincent Reynouard ou le militant Michel Faci ; Erik Sausset, rédacteur de la revue Le Flambeau, en fut le président de 1996 à 1999.

En janvier 1994, les Faisceaux nationalistes européens (FNE) de Mark Fredriksen se rallient au PNFE.

Il fête l'anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler lors d'un banquet et s'est rendu en juin 1995 au congrès du parti allemand d'extrême droite NPD[3].

Le PNFE rallia des policiers français issus de la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP)[4]. Le président du PNFE était Claude Cornilleau, ancien membre du FN. Conseiller municipal RPR de Chelles (Seine-et-Marne) en 1983[1], il est démis en 1987 par le maire RPR[réf. nécessaire], car il s'était éloigné du projet pour lequel il avait été choisi sur la liste municipale.

Le secrétaire national est remplacé après son exclusion par Michèle d'All'Ara en 1991.

Les membres du PNFE commettent des crimes et des délits sanctionnés par la Justice, comme des profanations de sépultures, des agressions et des incendies contre des foyers d'immigrés et des locaux du PCF entre 1986 et 1989, dans le sud de la France. En décembre 1988, l'explosion d'une bombe artisanale dans un foyer Sonacotra à Cagnes-sur-Mer[3] fait un mort et 12 blessés, mais l'enquête se termina par deux non-lieu. Le , le principal inculpé pour la profanation du cimetière juif de Carpentras dans la nuit du 8 au était un ancien membre du PNFE[5].

Le journal du parti, Tribune nationaliste, créé en octobre 1985, est interdit en décembre 1990.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jérôme Dupuis, « PNFE: néonazis à la française », lexpress.fr, (consulté le 7 février 2017)
  2. « Parti Nationaliste Français (PNF) », Reflexes, (consulté le 7 février 2017)
  3. a, b et c Phlippe Martinat, « L'antisémitisme obsessionnel de l'extrême droite », la-croix.com, (consulté le 7 février 2017)
  4. a et b Alain Leauthier, « Le PNFE, groupuscule néonazi français », liberation.fr, (consulté le 7 février 2017)
  5. France Politique.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]