Parti national libéral (Liban)

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Parti national libéral
حزب الوطنيين الأحرار
Image illustrative de l'article Parti national libéral (Liban)
Logotype officiel.
Présentation
Chef Dory Chamoun
Fondation 1958
Siège Beyrouth, Liban
Fondateur Camille Chamoun
Religion Essentiellement Chrétiens, (mais officiellement laïque)
Idéologie Conservatisme libéral
Libéralisme économique
Démocratie-chrétienne
Site web http://www.ahrar.org.lb
Députés Députés

Le Parti national libéral (حزب الوطنيين الأحرار Hizbu-l-waTaniyyīni-l-aHrār ou tout simplement Al-Ahrar) ou PNL est un parti politique libanais créé par le président Camille Chamoun qui l'a dirigé jusqu'à sa mort en 1987. Son fils Dany lui succède jusqu'à son assassinat en 1990. L'autre fils de Camille, Dory, prend la place de son frère et est encore aujourd'hui le chef du parti.

Le parti est laïc, à grande majorité chrétienne et a pris part à la guerre du Liban dans le camp chrétien contre les milices palestiniennes de l'OLP et leurs alliés libanais.

Création[modifier | modifier le code]

Camille Chamoun démissionne en 1958 de son poste de président de la république libanaise. La même année, il crée le parti national libéral.

En 1968, le parti libéral national obtient 11 des 99 sièges du parlement libanais.

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Durant la guerre civile libanaise de 1975 à 1990, le parti national libéral est actif. Il rentre dans le Front libanais dominé par les Kataëb. Le parti crée sa propre milice, les Tigres (Noumour al-Ahrar).

Le la milice est absorbée par les Forces libanaises après une opération militaire éclair pour unifier le fusil chrétien selon Bachir Gemayel, le chef des FL. En moins d'une journée, il y a eu 70 morts et une centaine de blessés[1].

En 1990, le parti, désormais aux mains de Dany Chamoun, s'oppose à l'accord de Taëf qui, selon Chamoun, permet à la Syrie de contrôler totalement le Liban.

Pendant la guerre qui oppose l'armée libanaise sous le commandement du général Michel Aoun à la milice des Forces libanaises en 1990, Dany Chamoun soutient Aoun, se retire du Front Libanais et forme avec d'anciens membres notamment le secrétaire général du PNL de l'époque Émile Najm et Gébrane Tuéni le nouveau Front Libanais, qui soutient le général Aoun.

Le , Dany Chamoun, sa femme Ingrid et deux de ses quatre enfants sont assassinés dans leur maison, une semaine après la défaite de l'armée libanaise du général Aoun par l'armée syrienne et les Forces libanaises. En 1994, l'État arrête Samir Geagea, chef des Forces libanaises, qui a été inculpé et condamné pour ce meurtre. Toutefois, certains dénoncent ce traitement judiciaire, car ils considèrent qu'il est intervenu après le refus répété de Geagea de participer aux successifs gouvernements jugés pro-syriens qui étaient désignés par la puissance tutélaire syrienne.

Le parti aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Dory Chamoun est depuis 1990 le chef du parti, et Elias Abou Assi son secrétaire général depuis 1998[2].

En 2001, le parti rejoint le rassemblement chrétien de Kornet Chehwane qui, à l'époque, rassemblait les chrétiens opposés à la présence syrienne au Liban. En 2005 le PNL quitte Kornet Chehwane à cause de la corruption selon Chamoun, mais les raisons viennent probablement de l'échec de ses membres à s'entendre avant les élections parlementaires de 2005.

Aux élections parlementaires de 2005, le parti n'a obtenu aucun siège au parlement, confirmant ainsi sa regression dans le camp chrétien depuis que Dory Chamoun est à la tête du parti. Dory commença à critiquer par la suite le Courant patriotique libre d'Aoun qui obtient plus de 60 % des voix des chrétiens aux élections.

Le PNL fait partie de 2005 à 2016 du rassemblement du 14-Mars, qui comprend le Courant du Futur de Saad Hariri, les Forces libanaises de Samir Geagea et le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt.

En 2009, le chef du parti Dory Chamoun parvient à emporter un siège de député au Chouf avec le soutien du Parti socialiste progressiste et du Courant du futur écrasant ainsi ses adversaires du Courant patriotique libre en accumulant 61936 voix en prouvant par la même occasion la force des Chamounistes dans la région.

En 2011 le PNL s'oppose à la formation cabinet de Mikati composé essentiellement de la coalition du 8 mars. C'est dans ce contexte que des centaines de partisans manifestent pour la chute du gouvernement en 2013 avec les autres composantes de la coalition du 14 mars jusqu'à la démission de Najib Mikati en août.

En juillet 2015 le parti tient ses élections internes qui voient la réélection de Dory Chamoun comme président et Robert Khoury au poste de vice-président mais aussi l'élection d'un nouveau conseil politique. Ce scrutin très serré voit la naissance d'un courant réformateur au sein du Parti national libéral.

Le 11 octobre 2015 le PNL organise comme à chaque année un rassemblement politique à Baabda pour commémorer le 25e anniversaire de l'assassinat de Dany Chamoun au siège des Antonins. Étaient présents à la cérémonie l'ancien président de la république Michel Sleiman,les ministres Boutros Harb,Ashraf Rifi, Alain Hakim,Sezaan Kazi,les députés Marwan Hamadé,Sethrida Geagea,Ahmad Fatfat,Robert Ghranem, ainsi que d'autres personnalités politiques de la Bloc du 14-Mars.Durant cet événement, le chef du parti Dory Chamoun lors de son discours de clôture de la cérémonie s'en prend très violemment à Michel Aoun qu'il accuse d'être la cause de la vacance présidentielle.

Lors de l'élection présidentielle libanaise Chamoun supporte Samir Geagea mais lorsque celui-ci se retire et choisit de supporter Michel Aoun le PNL refuse avec le parti des Phalanges libanaises d'élire ce dernier et penche pour un candidat du 14 mars ou un indépendant plus consensuel.

Après l'élection de Michel Aoun à la tête de l'état c'est Saad Hariri qui est sollicité pour former un nouveau gouvernement. Le parti dont la relation avec le président s'est apaisée demande de participer au cabinet d'union nationale. Mais le PNL ainsi que le parti Kataëb ne parviennent pas à rentrer au gouvernement. Dory Chamoun annonce alors qu'il ne votera pas la confiance au cabinet et s'éloigne du Courant du Futur. En effet, le 22 décembre 2016, le parti décide de quitter le 14 mars pour avoir la voie ouverte à de nouvelles alliances plus adaptées aux contextes de la vie politique libanaise profondément bousculée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Ménargues, Les Secrets de la guerre du Liban, éditions Albin Michel
  2. Brêves électorales L'Orient le jour, 22 avril 2013

Lien externe[modifier | modifier le code]