Parti libertarien (Belgique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti libertarien.
Parti libertarien
Présentation
Président Pierre-Yves Novalet
Fondation [1]
Siège Bruxelles
Trésorier Alexis Grabinszky[2]
Idéologie Libertarianisme et Libéralisme
Affiliation internationale IALP[3]
Adhérents 100 (février 2014)[4]
Couleurs jaune et bleu
Site web http://www.parti-libertarien.be

Le Parti libertarien (P-Lib) est un parti politique libertarien belge, implanté en Région wallonne et en Région bruxelloise, en Communauté française et en Communauté germanophone.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création du parti[modifier | modifier le code]

Le congrès fondateur du Parti libertarien s'est tenu le à Namur. Il a réuni une cinquantaine de membres autour de l'équipe dirigeante[1]. Dans son discours introductif, son président Patrick Smets déclare vouloir suivre l'exemple de Ron Paul aux États-Unis[5]

Le Parti libertarien refuse début 2013 l'offre d'alliance avec le parti La Droite[6], puis celle avec l'Union des Libéraux (UdL)[7].

Élections de mai 2014[modifier | modifier le code]

Le Parti libertarien annonce début 2014 qu'il souhaite présenter des listes pour les élections fédérales et régionales du 25 mai 2014[4],[8].

Après avoir obtenu les signatures requises, le parti lance sa campagne électorale[9]. Les têtes des listes sont Patrick Smets au fédéral (circonscription de Bruxelles), Christophe Goossens en Région bruxelloise et Pascale Baudimont en Communauté germanophone[10],[11].

À l'occasion de ce scrutin, il enregistre le ralliement de son premier élu, Karl Heinz Behrens, jusque-là conseiller communal indépendant à Saint Vith, qui est candidat en seconde position sur la liste Baudimont[12].

Pour son premier scrutin, le Parti libertarien a obtenu 0,11 % en Région Bruxelles-Capitale [13], au fédéral 0,15 % [14] et 1,15 % en Communauté germanophone[15].

Actions[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 2015, le parti lance une requête en annulation de la loi de répression du sexisme au nom de la défense de la liberté d'expression[16],[17].

Le 6 mars 2015, le Parti libertarien belge fait partie des 12 membres fondateurs de l'International Alliance of Libertarian Parties (IALP).

Programme[modifier | modifier le code]

Contenu du programme[modifier | modifier le code]

Le Parti libertarien défend un rôle de l'État réduit au minimum[18].

Son programme s'inspire de l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » Il comporte 200 propositions qui concernent la défense des droits naturels, la liberté, la propriété, la sûreté ou la résistance à l'oppression[19].

Les dix engagements du Parti libertarien sont les suivants : restaurer la neutralité militaire de la Belgique ; recentrer l'État sur ses fonctions régaliennes ; supprimer tout impôt, taxe et accise autre que la TVA ; rétablir le respect absolu des libertés individuelles, civiles et économiques ; abolir tous les « privilèges légaux » ; favoriser les initiatives privées dans la lutte contre la pauvreté garantir la liberté de circulation des biens et des personnes ; mettre fin à la prohibition des drogues ; libérer et mettre en concurrence les monnaies et annuler la dette publique belge[20].

Classification sur l'échiquier politique[modifier | modifier le code]

Dans un article publié par La Libre Belgique le Parti libertarien est désigné comme faisant partie des « petites formations radicales, situées à la droite du MR ». Dans ce même article, Manuel Abramowicz affirme que le Parti libertarien est « à la droite de la droite mais dans la doctrine ultralibérale. Partisan de la liberté en tout et à tout prix, le Parti libertarien défend un libéralisme radical en matière économique (suppression des impôts, sauf la TVA), est en faveur de la dépénalisation des drogues et défend la liberté religieuse inconditionnelle. Mais aussi la liberté d’immigration ! Ses positions sont diamétralement opposées à l’extrême droite. »[21].

Le lendemain, La Libre Belgique publie un correctif sur la présentation faite du parti, qui indique son refus d’être positionné sur un axe gauche-droite : « Nous ne sommes pas à « la droite de la droite » et, à vrai dire, nous ne sommes même pas à droite, considérant que choisir entre la droite et la gauche revient à choisir les libertés à abandonner » Et d’ajouter : « Défendant la liberté et les droits de tous les individus, nous ne partageons en rien les positions de certains des partis cités en matière d’immigration ou de liberté religieuse, bien au contraire, ces partis se trouvent être nos premiers adversaires sur ces terrains »[22] Pour se classer sur l'échiquier politique, le Parti libertarien considère qu'il est positionné à « la pointe supérieure » du diagramme de Nolan[23].

D'après Corentin de Salle, le Parti libertarien est « proche d'une certaine manière » du « vrai libéralisme »[24]. La Dernière Heure/Les Sports décrit le parti comme « à cheval entre le libéralisme classique et l’anarchisme »[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Patrick Smets, « Le Parti libertarien belge, officiellement lancé », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  2. « Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « Chacun a droit à son jardin secret ! » », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  3. « Site officiel de l'International Alliance of Libertarian Parties (IALP) », sur IALP (consulté le 1er janvier 2016)
  4. a et b Irène Inchauspé, « Les libertariens font campagne en Belgique », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  5. Éric Martin, « Patrick Smets (PLib) : «Nous sommes pour le droit de chacun d’expérimenter ce qu’il veut dans sa propre vie, d’être catholique traditionaliste ou drogué alternatif» », Nouvelles de France,‎ (lire en ligne)
  6. « Le Parti libertarien et ses déclarations d'amour », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  7. « UdL, nouveau parti libéral sur l'échiquier politique », La Dernière Heure/Les Sports,‎ (lire en ligne)
  8. « Belgique : le Parti libertarien dévoile son affiche de campagne », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  9. « Exclusif : Le Parti libertarien se présentera aux élections belges », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  10. Patrick Smets, « Le Parti libertarien aura des candidats aux élections belges de mai 2014 », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  11. (de) Patrick Bildstein, « „Lambertz verkauft Leute für dumm“ », Grenz-Echo,‎ (lire en ligne)
  12. (de) « Karlheinz Berens “Hauptattraktion” der Parti Libertarien bei PDG-Wahl », Ostbelgien Direkt,‎ (lire en ligne)
  13. Élections 2014 - Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale - Résultats des listes, sur le site du Service public fédéral Intérieur
  14. Élections 2014 - Chambre - Résultats des listes - Circonscription de Bruxelles-Capitale, sur le site du Service public fédéral Intérieur
  15. Élections 2014 - Parlement de la Communauté germanophone - Résultats des listes, sur le site du Service public fédéral Intérieur
  16. « Belgique : requête en annulation de la loi de répression du sexisme », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  17. « Un recours contre la loi sur le sexisme au nom… de la liberté d’expression », L'Avenir,‎ (lire en ligne)
  18. J.-C. H., « « La liberté individuelle, il faut l’obtenir de façon radicale » », L'Avenir,‎ (lire en ligne)
  19. Introduction au programme du Parti libertarien, sur le site du parti.
  20. Les 10 engagements du Parti libertarien, sur le site du parti
  21. Frédéric Chardon, « La droite "décomplexée" veut la peau du MR », La Libre,‎ (lire en ligne)
  22. F. C., « Le Parti libertarien ne veut pas être classé à droite », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  23. Oliver Rach, « Comment classer le Parti libertarien sur l'échiquier politique belge », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  24. Christian Laporte, « Le vrai libéralisme en débat », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  25. A. G., « Ils veulent laisser les partis traditionnels sans voix », La Dernière Heure/Les Sports,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]