Parti humaniste

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Parti Humaniste
Site web http://www.internationalhumanistparty.org/fr

Parti humaniste, ou Parti humaniste international est le nom d'un courant politique constitué en partis politiques dans une quarantaine de pays (France, Belgique, Chili…), qui forment l'Internationale humaniste[1].

Il se présente comme l'expression politique d'un courant de pensée, le Nouvel humanisme ou Humanisme universaliste et souhaite placer l'être humain en tant que préoccupation centrale avec la liberté de croyance, le développement de la connaissance, la non-discrimination, la non-violence et la solidarité[2].


Origine[modifier | modifier le code]

Lancé par les membres du Mouvement Humaniste, courant d'opinion internationaliste, le Parti humaniste s'est constitué dans une vingtaine de pays en 1984. Il se présente comme l'expression politique du Mouvement humaniste et de sa philosophie, le Nouvel humanisme, lui-même surgi en 1969 en Amérique latine autour des écrits de l'Argentin Mario Rodríguez Cobos, dit Silo.

En 1989, plus de quarante partis humanistes du monde se réunissent à Florence pour constituer l'« Internationale humaniste ». En 1999, est formée à Madrid la Régionale humaniste européenne.

Il n'a pas de lien idéologique ou organique avec le communisme, bien que les positions des deux courants se recoupent souvent. Ce qui les distingue au contraire est la position clairement non violente de l'humanisme et en particulier que ses analyses et propositions n'entrent pas dans le contexte de la lutte des classes. Par ailleurs, à partir d'une doctrine clairement définie, l'Humanisme universaliste, qui fixe ses limites dans la non-discrimination et la non-violence, il prône une organisation qui prend la base sociale et l'implication personnelle comme références. Ce n'est pas l'appareil qui dicte la direction mais la base sociale, l'appareil politique étant un simple rouage au service de la population.

Identité[modifier | modifier le code]

Doctrine[modifier | modifier le code]

Bien que disposant de fondements idéologiques dès sa fondation[3], le Parti humaniste voit sa pensée et son orientation politiques synthétisées dans l'ouvrage « Lettres à mes amis, à propos de la crise sociale et personnelle dans le moment actuel »[4] et en particulier dans la lettre no 6, le « Document humaniste »[5], considéré comme un véritable manifeste humaniste pour le XXIe siècle.

Positionnement[modifier | modifier le code]

Le projet de société du PH est un projet altermondialiste, anti-libéral et participatif.

Le PH rejette les OGM et soutient les faucheurs volontaires, demande la régularisation massive des étrangers dits « en situation irrégulière », la libre circulation, le droit de vote et l'éligibilité pour tous les résidents, il soutient les logiciels libres, les services publics et le libre choix de sa médecine (y compris alternative et rejette les abus de psychotropes et les amphétamines données aux enfant dits hyperactifs), le désarmement nucléaire et la sortie complète de l'OTAN, le processus démocratique en Bolivie qui a porté Evo Morales au pouvoir…

Il prône la non-violence et la désobéissance civile comme méthode d'action, tandis que son approche existentialiste encourage le développement personnel et l'ouverture spirituelle, revendiquant pour chacun le droit de vivre ses croyances et sa foi.

Dans le cadre de la crise financière de 2008, le Parti humaniste explique son soutien à la Marche mondiale pour la paix et la non-violence (lancée par "Monde sans guerre et sans violence") sous l'angle d'une mise en garde contre une possible répétition de l'histoire de la crise financière de 1930 (80 ans après) si la diplomatie et la paix ne sont pas priorisées comme moyen de résolution des conflits[6]. La montée de l’extrême droite dans le monde durant la décennie suivante, pourrait valider cette interprétation.

L'Internationale Humaniste d'Amérique Latine, avec son porte-parole Tomas Hirsch, a tenu un forum sur la non-violence à la fin de 2007 à La Paz et Evo Morales, le président bolivien, est venu inaugurer ce forum[7], terminant son discours d'ouverture par ces mots « Chers frères et sœurs visiteurs, bon séjour. Je voudrais connaître les conclusions de ce grand événement, pour mieux m’engager, et même en tant qu’humaniste, comme vous l’êtes tous ici, frères et sœurs. Merci beaucoup[8]. ».

En particulier, le Document humaniste[5] précise :

Le Capital[modifier | modifier le code]

Selon les humanistes, les facteurs de production sont le travail et le capital. La spéculation et l'usure sont en trop. Dans la situation actuelle, les humanistes luttent pour que la relation absurde qui a existé entre ces deux facteurs soit totalement transformée. Jusqu'à ce jour, on a imposé que le profit revienne au capital et le salaire au travailleur, justifiant un pareil déséquilibre par le "risque" assumé par l'investissement... comme si chaque travailleur ne mettait pas en jeu son présent et son avenir soumis aux aléas du chômage et de la crise ! Mais la gestion et le pouvoir de décision à l'intérieur de l'entreprise sont également en jeu : le profit non destiné au réinvestissement dans l'entreprise, non destiné à son expansion ou à sa diversification, dérive vers la spéculation financière. Le profit qui ne crée pas de nouvelles sources d'emploi dérive aussi vers la spéculation financière. Par conséquent, les travailleurs doivent orienter leur lutte pour obliger le capital à un rendement productif maximum. Mais ceci ne pourra pas se réaliser sans le partage de la gestion et de la direction. Comment éviter autrement les licenciements massifs, la fermeture et le vide généré dans les entreprises ? Car le préjudice majeur réside dans le sous-investissement, la faillite frauduleuse, l'endettement forcé et la fuite des capitaux, et non pas dans les bénéfices résultant de l'augmentation de la productivité. Et si on insistait pour que les travailleurs confisquent les moyens de production suivant les enseignements du XIXe siècle, il faudrait alors tenir compte du récent échec du socialisme réel.

[...]

Les humanistes ressentent la nécessité d'agir non seulement dans le domaine du travail, mais aussi dans le domaine politique pour empêcher que l’État ne soit un instrument du capital financier mondial et pour obtenir que la relation entre les facteurs de production soit juste et pour rendre à la société son autonomie accaparée.

La Démocratie[modifier | modifier le code]

L'édifice de la démocratie s'est gravement délabré lorsque ses bases principales se sont brisées : indépendance entre les pouvoirs, représentativité et respect des minorités.

[...]

À propos de la représentativité, depuis l'époque de l'extension du suffrage universel, on pensait qu'il n'existait qu'un seul acte entre l'élection et la fin du mandat des représentants du peuple. Mais à mesure que le temps passait, on a vu clairement qu'il existe un premier acte par lequel un grand nombre élit un petit nombre, et un deuxième acte par lequel ce petit nombre trahit le grand nombre, en représentant des intérêts étrangers au mandat reçu.

[...]

Les humanistes luttent pour transformer la pratique de la représentativité en donnant la plus grande importance à la consultation populaire, le plébiscite et l'élection directe des candidats.

[...]

Par ailleurs, on doit imposer des lois de responsabilité politique par lesquelles celui qui n'accomplit pas les promesses faites à ses électeurs risque la révocation, la destitution ou le jugement politique. Car l'expédient, pratiqué actuellement, par lequel les individus ou partis qui ne tiennent pas leurs engagements sont sanctionnés par les urnes lors du prochain scrutin, n'interrompt en rien le deuxième acte de trahison des électeurs.

[...]

En définitive, lutter pour les droits des minorités, c'est lutter pour les droits de tous les êtres humains.

[...]

En définitive, mettre en avant les thèmes du capital et du travail, les thèmes de la démocratie réelle et les objectifs de la décentralisation de l'appareil d'état, c'est acheminer la lutte politique vers la création d'un nouveau type de société : une société flexible et en changement constant, en accord avec les nécessités dynamiques des peuples, aujourd'hui asphyxiés par la dépendance.

La position humaniste[modifier | modifier le code]

L'action des humanistes ne s'inspire pas de théories fantaisistes autour de Dieu, de la Nature, de la Société ou de l'Histoire : elle s'inspire des nécessités vitales qui consistent à écarter la douleur et à s'approcher du plaisir. Mais la vie humaine intègre à ces nécessités la préparation du futur en se fondant sur l'expérience passée et sur l'intention d'améliorer la situation présente. Son expérience n'est pas le simple produit de sélections ou d'accumulations naturelles et physiologiques - comme c'est le cas dans toutes les autres espèces - elle est aussi expérience sociale et expérience personnelle, lancées pour dépasser la douleur actuelle et l'éviter dans l'avenir. Son travail, de productions sociales accumulées, se transmet et se transforme de génération en génération, en une lutte continue pour améliorer les conditions naturelles, y compris celles de son propre corps. C'est pourquoi on doit définir l'être humain comme historique et disposant d'un mode d'action sociale capable de transformer le monde et sa propre nature. Et chaque fois qu'un individu ou un groupe humain s'impose à d'autres par la violence, il parvient à arrêter l'Histoire en transformant ses victimes en objets "naturels". La nature n'ayant pas d'intentions, lorsque l'on nie la liberté et les intentions des autres, on les transforme en objets naturels, en objets d'utilisation.

[...]

L'Humanisme met en avant la question du travail face au grand capital ; la question de la démocratie réelle face à la démocratie formelle ; la question de la décentralisation face à la centralisation ; la question de l'antidiscrimination face à la discrimination ; la question de la liberté face à l'oppression ; la question du sens de la vie face à la résignation, la complicité et l'absurde. Parce que l'Humanisme se fonde sur la liberté de choix, il possède la seule éthique valable aujourd'hui. De même, parce qu'il croit dans l'intention et la liberté, il distingue l'erreur de la mauvaise foi, il distingue celui qui se trompe du traître.

Valeurs[modifier | modifier le code]

Le PH place l'être humain concret au centre de ses valeurs et préoccupations, c'est-à-dire la vie humaine, la vie quotidienne de tout un chacun, la santé, l'éducation, la qualité de vie.

Ses autres valeurs de références sont la liberté de conscience et de croyance, la non-violence et la non-discrimination, la valorisation de la diversité, le respect des minorités, la liberté de circulation et de migration sur toute la planète, le respect de l'environnement, le dialogue et la communication directe.

Très critique vis-a-vis des valeurs de compétition, d'individualisme et de paternalisme, il dénonce la violence économique organisée ainsi que les autres formes de violence (psychologique, raciale, sexuelle, religieuse…) et revendique l'héritage du Mahatma Gandhi, de Martin Luther King et de diverses références mondiales de la non-violence.

La non-violence active[modifier | modifier le code]

Contrairement à une vision passive de la non-violence, souvent présente dans le pacifisme, la vision humaniste prône une attitude active, qui s'engage, qui offre spontanément son aide solidaire, qui s'interpose pour réduire et faire cesser la violence, lorsque l'on est en situation de le faire. C'est donc aussi une attitude qui cherche à éviter les situations de violence en anticipant les conflits et en les désamorçant. C'est une application de la règle d'or, qui indique : « lorsque tu traites les autres comme tu voudrais qu'ils te traitent, tu te libères » (selon la version du Nouvel humanisme).

La cohérence intérieure[modifier | modifier le code]

La cohérence intérieure est liée aux sensations internes que l'on a de ses propres actes physiques et mentaux. Sommairement, s'il y a divergence entre ce que l'on sent comme juste et ce que l'on fait, entre ce que l'on pense juste et ce que l'on fait, ou entre ce que l'on pense et sent, ce désordre intérieur produit de l'inconfort, voire de la souffrance. Agir dans la cohérence interne est la meilleure façon de diminuer la souffrance personnelle et sociale, car la souffrance personnelle tend à contaminer l'entourage, le manque de cohérence a souvent des conséquences néfastes. Il est aussi possible de s'anesthésier aux conséquences de la contradiction intérieure, mais l'anesthésie appelle l'anesthésie et conduit à la désorientation et au non-sens. La non-violence active participe de la recherche de l'unité intérieure, entre ce que l'on sent, pense et fait.

Universalisme[modifier | modifier le code]

En affirmant la non-discimination, le PH récuse toute opposition a priori de type "eux et nous". Dans la démocratie athénienne, on distinguait d'une part les citoyens, et d'autre part les femmes, les esclaves et les métèques. Au contraire, les humanistes contribuent à l'émergence d'une Nation humaine universelle, à l'échelle planétaire.

Ces valeurs révolutionnaires et utopiques lui ont souvent valu une image caricaturale hippy ou New Age.

Symboles[modifier | modifier le code]

Son logo est le ruban de Möbius qui illustre l'intrication entre les aspects personnels et collectifs, « les deux faces » de la société. Le PH considère en effet impossible de transformer la société sans se changer soi-même, et inversement. Il est partiellement incliné à la façon du signe de l'infini, évoquant des aphorismes humanistes comme « apprendre sans limite », « l'être humain n'a pas de frontière » ou « l'Homme n'a pas terminé son évolution ».

Sa couleur est l'orange. C'est une couleur vive, qui évoque l'enthousiasme, mais qui n'a pas la violence du rouge. C'est aussi une couleur dont la signification, dans différentes cultures, se rapporte au sens du service, à l'engagement désintéressé. C'est encore l'alliance du jaune et du rouge, le spirituel et le terrestre.

Ses slogans principaux sont « L'Humain d'abord »[9] , « Bien plus qu'un parti », « La rébellion non-violente » et « Le parti des jeunes, des femmes et des immigrés ».

Liste des partis humanistes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Catégorie:Parti politique humaniste

Parti Vert[modifier | modifier le code]

Aux débuts de l'expression politique du Mouvement humaniste, des militants de tendance écologiste plus marquée décident de monter un second parti, qu'ils nomment Parti Vert (en Espagne, Futuro Verde[10], renommé plus tard Los Verdes Ecologistas, 300000 votes aux Européennes de 1989[11]). Sera ainsi fondée une "Internationale Verte" en 1989 à Rio de Janeiro. Cette sensibilité se distingue d'autres courants écologistes de l'époque en ne plaçant pas la nature au-dessus de l'être humain, mais en la considérant comme son environnement indissociable. L'être humain n'est pas une aberration de la nature, mais sa part la plus intentionnelle et consciente, qui a la charge d'en préserver l'équilibre, ne pas le faire étant suicidaire. Approfondissant leurs propositions, les membres du Parti Vert constatent, d'une part, que l'écologie n'est pas un programme politique complet mais une partie de celui-ci et d'autre part que le Parti humaniste valide et reprend systématiquement ses thèses et propositions. Le Parti Vert fusionne progressivement avec le Parti humaniste au début des années 90.

  • Allemagne - Humanistische Partei Deutschlands (+ Humanistische Partei Köln)
  • Argentine - Partido Humanista de Argentina (+ Partido Humanista de Córdoba, Partido Humanista de Bahía Blanca, Partido Humanista de Mendoza, Partido Humanista de Tucumán)
  • Belgique - Parti Humaniste de Belgique - Humanistische Partij
  • Bolivie - Partido Humanista de Bolivia
  • Brésil - Partido Humanista do Brasil (+ Partido Humanista de Rio de Janeiro)
  • Canada - Humanist Party Ontario
  • Chili - Partido Humanista de Chile (+ PODEMOS - POder DEMOcrático y Social, Juntos Podemos Más - Providencia)
  • Colombie - Partido Humanista Colombia
  • Danemark - Det Humanistiske Parti
  • Espagne - Partido Humanista de España (+ Partido Humanista de Badalona, Partit Humanista de Catalunya, Partido Humanista de Euskadi, Partido Humanista de Galicia , Plataforma Humanista de Montserrat)
  • Finlande - Humanistinen Internationaali Suomi
  • France - Parti Humaniste de France
  • Hollande - Humanistische Partij
  • Hongrie - Humanista Párt
  • Inde - Humanist Party of India
  • Italie - Partito Umanista Italiano (+ Partito Umanista Milano, Partito Umanista Monza, Partito Umanista Firenze, Partito Umanista Roma, Partito Umanista Torino, Partito Umanista Trieste)
  • Portugal - Partido Humanista
  • République Tchèque - Humanistická Strana
  • Royaume uni - Humanist Party UK (+ Humanist Party of Scotland)
  • Suisse - Humanistische Partei Schweiz

Résultats aux élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

  • France : 1 291 voix (0,00 %)
  • Espagne : 11999 voix (0,06 %)
  • Allemagne : 11724 voix (? %)
  • Royaume-Uni : 2586 voix (0,03 %)

Situation dans les différents pays[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti humaniste (Belgique).

En Belgique, le Parti Humaniste :

  • a fait campagne aux dernières législatives[Lesquelles ?] avec le Parti Communiste
  • a participé de février 2006 à 2010, à la construction d'un nouveau mouvement politique belge, Une Autre Gauche
  • se présente régulièrement aux élections en Belgique depuis 1991
  • se présente aux élections fédérales de 2010 avec le PC, le PSL, la LCR, le CAP et Vélorution sous le nom "Front des Gauches"
  • se présente aux élections communales du 14 octobre 2012, avec le PSL et le CAP, sous le nom "Gauches Communes", dans 4 communes bruxelloises (Anderlecht, Ixelles, Jette et Saint-Gilles). Une candidate PH se présente également sur la liste "Gauche" dans une commune bruxelloise, Etterbeek.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti humaniste (France).

En France, le Mouvement humaniste, dont est issu le parti, était dans la liste de la commission parlementaire sur les sectes de 1996[12]. Le ministère de l'Intérieur a cependant précisé dans une circulaire de 1999 que : "Ces rapports parlementaires ne constituent qu'un élément d'information et de proposition, ils ne prétendent pas avoir valeur normative et ne sauraient fonder ni des distinctions entre les associations qualifiées de "sectaires" et celles qui ne le sont pas au regard desdits rapports ni des sanctions quelconques"[13]. Déposés auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en 1997[14], le PH n'a pas déposé de comptes de campagnes en 2000[15], ceux-ci étant nécessaires dans le cas où des dépenses significatives sont engagées en dehors des affichages et autres professions de foi, ou dans la mesure où l'on prétend aux remboursement des frais.

Chili[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti humaniste du Chili.

Il fut la première force de gauche à se constituer en parti politique lorsque cela fut possible vers la fin de la dictature du général Pinochet malgré les incertitudes qui pesaient sur l'avenir de telles forces. À la chute de la dictature, le Parti humaniste participa au gouvernement de transition de la Concertation des partis pour la démocratie, qui fut globalement maintenu en place lors des élections suivantes. Cette période restera marquée par la figure politique de Laura Rodriguez, dont l'aphorisme était "Dos au pouvoir, face au peuple". Quelques années plus tard, considérant que la Concertación ne gouvernait plus en accord avec ses objectifs annoncés et ses mandats, le PH se retira complètement de ses charges gouvernementales. À la chute de la dictature, le Parti humaniste participa au gouvernement de transition de la Concertation des partis pour la démocratie, qui fut globalement maintenu en place lors des élections suivantes. Cette période restera marquée par la figure politique de Laura Rodriguez, dont l'aphorisme était "Dos au pouvoir, face au peuple". Quelques années plus tard, considérant que la Concertación ne gouvernait plus en accord avec ses objectifs annoncés et ses mandats, le PH se retira complètement de ses charges gouvernementales. En 2003, à l'initiative du PH, une force de coalition de gauche anti-libérale, Junto Podemos, est constituée avec une trentaine d'organisations, dont le Parti communiste, le MIR et la gauche chrétienne. Les élections municipales suivantes sont un succès, les synergies ont amenée davantage de suffrages (9 % au niveau national) que les forces séparées aux municipales précédentes. En 2005, Podemos se présente aux présidentielles avec un candidat unique, Tomás Hirsch (Parti humaniste). Ce dernier avait été ambassadeur dans les années 1990. Avec 6 % des voix, il ressort troisième des quatre candidats du premier tour. C'est à nouveau mieux que précédemment. En 2008, un nouvel accord est signé au sein du Podemos pour des municipales communes, mais le Parti humaniste quitte l'alliance lorsque celle-ci s'allie, pour les élections parlementaires de 2009, avec la Concertation.

Espagne[modifier | modifier le code]

Dès avril 1986, il participe à la fondation de la Gauche Unie (Izquierda Unida) avec le Partido Comunista de España (PCE), le Partido Comunista de los Pueblos de España (PCPE), le Partido de Acción Socialista (PASOC), la Izquierda Republicana (IR), la Federación Progresista (FP) et le Partido Carlista. Mais il quitte cette coalition quelques mois plus tard accusant le PCE de "communistiser" la coalition. Il obtient 15 278 votes en 2014 aux élections au Parlement européen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]