Parti de l'unité nationale (Canada)

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Drapeau du Parti de l'Unité nationale, un parti fasciste fondé en 1938 à la suite de la fusion du Parti national social chrétien du Québec avec le Canadian Nationalist Party. L'emblème du flambeau est également utilisé par leur journal Le Combat national.

Le Parti de l'Unité Nationale du Canada (P.U.N.C.) est un mouvement politique canadien. Fondé à Kingston en 1938, il est dirigé jusqu'en 1967 par le journaliste Adrien Arcand. Ce dernier est connu dans le milieu de la presse en raison de ses prises de position en faveur du mouvement Nazi qu'instituait Adolf Hitler.

Activités au temps du nazisme en Europe[modifier | modifier le code]

À l'époque où il dirigeait le Parti National Socialiste Chrétien (PNSC), Arcand sut tisser des liens avec des clubs nazis et autres clubs racistes de l'Ontario et du Québec qui lui permirent d'édifier un nouveau groupe à saveur politique. Pour Radio Canada, Arcand est un « disciple » d'Hitler : Arcand aime se faire appeler le « führer canadien » et fait des juifs les boucs émissaires d'une époque où la société traverse une crise économique. Après le démarrage de cette crise en 1929, il fonde deux journaux où il parle d'une conspiration juive mondiale[1]. Ce premier parti et le journal que dirigeait ce journaliste, affichait librement des croix gammées et des propos a teneur antisémite dans l'ensemble de ses articles. Ils vinrent par êtres identifiés comme « Les Chemises Bleues »[2], en référence à la faction version « québécoise » des « Chemises Brunes » d'Hitler ou des « Chemises Bleues » de la France.

Avec l'union du P.N.S.C. et des groupes fascistes de l'Ontario et du Québec, avec lesquels Adrien Arcand avait tissé des liens, le Parti de l'Unité Nationale du Canada (P.U.N.C.) vit le jour avec Arcand comme chef et Joseph C. Farr comme organisateur général[3]. En 1939, à l'approche de la guerre, les activités fascistes doivent être faites en secret sous peine d'emprisonnement.

Le P.U.N.C. vit le jour peu de temps après la dissolution du Parti national social chrétien (les « Chemises Bleues » / 1934 - 1938), lequel fut interdit dès le . le Parti fondé par Adrien Arcand subit de nombreuses arrestations parmi ses membres, dont le dirigeant lui-même, qui furent emprisonnés à Petawawa pour partisanerie au mouvement Nazi à la suite d'une nouvelle réglementation des lois canadiennes. Une arrestation qui perdura cinq années, soit pour le reste de la Seconde Guerre.

Les enjeux politiques du groupe allaient dans le même sens que ceux présentés par le mouvement nazi, soit la suprématie de la race blanche et une haine des juifs qui se voyaient donnés la responsabilité de tous les maux dans le monde. Il est question d'un groupe à connotation catholique traditionaliste qui faisait la promotion d'un corporatisme national[4]. On voulait dissocier le fascisme du paganisme en vue d'édifier des bases clairement établies.

Activités après la fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Adrien Arcand revint au Québec, mais avait perdu tous ses supporteurs en raison des nouvelles lois en vigueur. Le [5], Gérald Lanctôt qui fait partie du mouvement jeune fasciste, organisa un grand événement pour honorer le chef du parti à l'Aréna Paul-Sauvé où se rassemblèrent 800 personnes.

Adrien Arcand communique avec des têtes de ponts de l'antisémitisme, une propagande qu'il poursuit jusqu'à son décès en 1967. Son adjoint, Gérard Lanctôt[6], prendra la relève du mouvement politique jusqu'à sa propre mort en 2003[3]. Le Parti de l'Unité Nationale du Canada figurait toujours au registre des entreprises[7] actives en 2012[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zone radio - Radio-Canada.ca et Zone radio - Radio-Canada.ca, « Adrien Arcand, le disciple d'Hitler | Aujourd'hui l'histoire | ICI Radio-Canada Première », sur Adrien Arcand, le disciple d'Hitler | Aujourd'hui l'histoire | ICI Radio-Canada Première (consulté le 11 novembre 2017)
  2. « Chemises bleues (Les) de Hugues Théorêt | Septentrion », sur Septentrion (consulté le 11 novembre 2017)
  3. a et b « Le Parti national socialiste chrétien », Juno Beach Centre,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2017)
  4. Pierre Trépanier, La Religion dans la Pensée d'Adrien Arcand., Montréal, Érudit, , 247 p. (lire en ligne), p. 211
  5. Jean-François Nadeau, The Canadian Fuhrer: The Life of Adrien Arcand, 360 p. (lire en ligne), p. 307
  6. « Avis de Décès », sur Genealogie Quebec
  7. « PARTI DE L'UNITÉ NATIONALE DU CANADA P.U.N.C. INC. », sur www.quebecentreprises.com (consulté le 11 novembre 2017)
  8. « Parti Unit. National », sur Quebecpolitique.com,