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Parti communiste du Chili

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Parti communiste du Chili
(es) Partido Comunista de Chile
Image illustrative de l’article Parti communiste du Chili
Logotype officiel.
Présentation
Président Lautaro Carmona Soto
Fondation
Siège Vicuña Mackenna 31 Santiago
Secrétaire générale Bárbara Figueroa (en)
Journal El Siglo (en)
Organisation de jeunesses Jeunesses communistes du Chili
Positionnement Gauche[1] à extrême gauche[2]
Idéologie Communisme
Populisme de gauche[3]
Féminisme
Écologisme
Factions:
Marxisme-léninisme
Social-démocratie
Affiliation nationale Unité pour le Chili (depuis 2022)
Affiliation internationale Forum de São Paulo
Solidnet[4]
Internationale communiste (historiquement)
Adhérents 44 939 (juin 2025)[5]
Couleurs Rouge et jaune
Site web www.pcchile.cl
Présidents de groupe
Députés Lorena Pizarro (en)
Chef des sénateurs Daniel Núñez (en)
Représentation
Chambre des députés
11  /  155
Sénateurs
2  /  50
Élus régionaux (es)
21  /  302
Maires
4  /  345
Conseillers municipaux
105  /  2252
Drapeau du Parti communiste du Chili.

Le Parti ouvrier socialiste (POS) a été fondé à Iquique en 1912, par Luis Emilio Recabarren et une trentaine de mineurs. Il s'est transformé en adhérant à la IIIe Internationale (KomIntern) en Parti communiste du Chili (en espagnol : Partido Comunista de Chile) en 1922 (IIIe congrès du POS, Ier du PCCh). Hors-la-loi au Chili entre 1948 et 1958, ce n'est que plus tard, en 1970, qu'il accèdera au pouvoir lors de son union avec le Parti socialiste du Chili pour former l'Unité populaire chilienne.

Il retombe dans l'illégalité en 1973 après le coup d'État du général Augusto Pinochet. Des centaines de ses militants sont assassinés[6]. Les membres du parti montent alors une organisation de lutte armée contre la dictature, mais est très affaibli en 1976, sa direction clandestine étant décapitée à deux reprises par la DINA lors de l'affaire Calle Conferencia I et II.

Le parti redevient légal avec le retour de la démocratie en 1990, mais est maintenu à l'écart de la Concertation des partis pour la démocratie jusqu'aux élections parlementaires de 2009, où, pour la première fois depuis 1973, il obtient des sièges à l'Assemblée, en réussissant à faire élire trois de ses quatre candidats aux législatives, dont le président du PCCh, Guillermo Teillier, son secrétaire général, Lautaro Carmona, et l'avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, Hugo Gutiérrez. Lors des élections parlementaires de 2013, six députés communistes sont élus[7] dont Camila Vallejo[8]. De 2013 à 2018, le Parti communiste a été membre de la coalition du centre-gauche Nouvelle Majorité, soutenant le gouvernement de Michelle Bachelet. Il fait aujourd’hui partie de la coalition Approbation dignité qui soutient le gouvernement de Gabriel Boric et a obtenu de plus importantes responsabilités institutionnelles : Irací Hassler a été élue en 2021 maire de la commune de Santiago[9] et Karol Cariola présidente de la Chambre des députés en 2024[10].

Le parti a notamment compté parmi ses membres Pablo Neruda, Elías Lafertte, Violeta Parra et Víctor Jara.

Il est en 2017 le plus grand parti politique chilien avec près de 46 000 adhérents[11].

Le Parti communiste du Chili, depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui, est d'orientation marxiste-léniniste. Tout au long de l'histoire, il l'a appliquée de différentes manières, en s'adaptant à la réalité matérielle du pays, étant l'un des rares partis marxistes à n'avoir jamais abandonné la dispute politique électorale, ce qui lui a valu les critiques du secteur de l'ultra-gauche. La résolution de "coexistence pacifique" de l'Union des républiques socialistes soviétiques dans les années 1950, a pénétré profondément dans les politiques du parti, approfondissant la politique du Front populaire et atteignant son point culminant avec la candidature de Salvador Allende de l'Unité populaire. La thèse politique défendue par Allende était celle d'un socialisme démocratique fondé sur la dispute démocratique. Le parti n'était pas étranger à la politique de l'Unité Populaire, sans jamais quitter les concepts marxistes de la lutte des classes.

Le Parti communiste présente aujourd'hui un profil plus social-démocrate. Il défend par ailleurs des positions féministes et écologistes[9]. Il a toujours été considéré comme un parti modéré et réformiste par rapport à d'autres partis communistes. Il n'a jamais cherché à renverser le système démocratique chilien, n'a jamais soutenu de mouvements insurrectionnels et n'a jamais été entièrement subordonné à l'Union soviétique. Il incarne un « communisme à la chilienne : institutionnel, ordonné et ouvert au dialogue »[12].

Il appartient actuellement à la Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers et au Forum de Sao Paulo. Et en matière de politique étrangère, elle soutient les projets de gauche latino-américains, y compris les socialismes du XXIe siècle, soulignant sa position favorable aux gouvernements de Nicolás Maduro au Venezuela, de Miguel Díaz-Canel à Cuba et d'Evo Morales en Bolivie.

Résultats électoraux

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Élections parlementaires

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Année Chambre des députés Sénat Gouvernement
Premier tour Sièges Premier tour Sièges
Voix % Voix %
1918 1 548 0,64
0  /  118
Extra-parlementaire
1921 4 814 2,16
2  /  118
Opposition
1924 1 212 0,49
0  /  118
Extra-parlementaire
1925 Au sein de l’USRACh (es)
7  /  132
Au sein de l’USRACh (es)
3  /  45
Opposition
1932
1  /  142
1937 17 162 4,16
6  /  146
7 543
1  /  45
Soutien sans participation
1941 53 144 11,80
16  /  147
28 449 12,18
4  /  45
1945 46 133 10,18
15  /  147
25 708
5  /  45
Soutien sans participation (1945-1946)
González Videla (1946-1947)
Opposition (1947-1949)
1949 5 721 1,25
1  /  147
Opposition
1953 38 371 4,93
2  /  147
1957 Au sein du FRAP (es)
6  /  147
1961 157 572 11,76
16  /  147
74 838 12,21
4  /  45
1965 290 635 12,73
18  /  147
142 088 10,73
6  /  45
1969 383 049 16,60
22  /  150
181 488 18,04
6  /  50
Opposition (1969-1970)
Allende (1970-1972)
Soutien sans participation (1972-1973)
1973 578 695 16,36
25  /  150
380 460 17,29
9  /  50
Soutien sans participation
Aucune élection durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990)
1989 Au sein du PAIS (es)
0  /  120
Au sein du PAIS (es)
0  /  38
Extra-parlementaire
1993 336 034 4,99
0  /  120
65 073 3,47
0  /  38
1997 398 588 6,88
0  /  120
357 825 8,44
0  /  38
2001 320 668 5,22
0  /  120
45 735 2,64
0  /  38
2005 339 547 5,14
0  /  120
104 687 2,19
0  /  38
2009 133 718 2,02
3  /  120
Ne participe pas
0  /  38
Opposition
2013 255 242 4,11
6  /  120
6 467 0,14
0  /  38
Bachelet II
2017 274 935 4,58
8  /  155
20 217 1,21
0  /  43
Opposition
2021 465 111 7,35
12  /  155
335 673 7,31
2  /  50
Boric
2025 531 657 5,01
11  /  155
257 212 8,33
1  /  50
Opposition

Élections présidentielles

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Année Candidat Premier tour Second tour Issue
Voix % Voix %
1920 Luis Emilio Recabarren 681 0,41
Aucun
Battu
1925 José Santos Salas 74 091 28,47 Battu
1927 Elías Lafertte 4 627 2,03 Battu
1931 2 434 0,85 Battu
1932 4 128 1,20 Battu
1938 Soutien à Pedro Aguirre Cerda (PR) Élu
1942 Soutien à Juan Antonio Ríos (PR) Élu
1946 Soutien à Gabriel González Videla (PR) Élu
1952 Soutien à Salvador Allende (PSC) Éliminé
1958 Battu
1964 Battu
1970 Élu
Aucune élection durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990)
1989 Soutien à Patricio Aylwin (Concertation) Élu
1993 Soutien à Eugenio Pizarro Éliminé
1999 Gladys Marín 225 224 3,19 Éliminée
2005 Soutien à Tomás Hirsch (Concertation) Élu
2009 Jorge Arrate 433 195 6,21 Éliminé
2013 Soutien à Michelle Bachelet (NM) Élue
2017 Soutien à Alejandro Guillier (NM) Battu
2021 Soutien à Gabriel Boric (AD) Élu
2025[13],[14] Jeannette Jara (UpCh) 3 476 615 26,85 5 216 872 41,83 Battue

Références

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  1. « Historia Política », sur bcn.cl
  2. Philip Sanders, « Communist Contender Vaults Atop New Poll of Chile's Presidential Race », Bloomberg News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (es) Andrea Aguilar Córdoba, « Izquierda radical y populista en Chile, ¿realidad o especulación de Piñera? », Anadolu Agency,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) IMCWP, « Communist and Workers' Parties », sur IMCWP (consulté le )
  5. [1]
  6. (es) « El Partido Comunista de Chile (1922-1990) - Memoria Chilena », sur Memoria Chilena: Portal
  7. Solidarité Internationale PCF, « Deux jeunes communistes, figures du mouvement étudiant, élues au Chili avec huit députés du PC : une première depuis 1973 »
  8. Texte par Ségolène Allemandou pour France 24, « Les étudiants chiliens portent le combat de la rue au Congrès »
  9. a et b Flora Genoux, « Irací Hassler, le nouveau visage du communisme au pouvoir au Chili », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « Karol Cariola, la députée communiste élue président de l'Assemblée au Chili », humanite.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « El Partido Comunista es el que más militantes ha inscrito, con casi 46.000 adherentes », Diario El Día,‎ (lire en ligne)
  12. (es) Daniel Pardo, « Qué tipo de izquierda representa Jeannette Jara y cuál es la relevancia del Partido Comunista en Chile », sur BBC News Mundo,
  13. (es) Servel, « Servel Chile. Elecciones 2025. », sur Servel (consulté le )
  14. (es) « Segunda Votación - Resultados Preliminares », sur segundavotacion.servel.cl (consulté le ).

Articles connexes

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Lien externe

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